23 mai 2012

Une vague de licenciements annoncée

Ce que tout le monde pressentait est en train d’être confirmé : Le Gouvernement Sarkozy Fillon Bertrand aurait obtenu des grands patrons le report des plans sociaux après la séquence électorale ; C’est ainsi qu’AIR FRANCE ouvre le bal avec un plan de 5000 licenciements à venir. Et derrière des plans sociaux à la SNCM (800), PSA (4000), AREVA (1000), GOODYEAR (800), PETROPLUS (550), GROUPE HERSANT (150), PREVENT GLASS (290), PRESSTALIS (800), CARREFOUR (3000)… vont, entre autres, allonger cette liste noire.

Le premier gouvernement de Hollande avec Moscovici, Montebourg, Hamon penchés sur ces dossiers, hérite immédiatement de cette situation sur laquelle il va être jaugé. Pour le moment il se refuse à garantir aux salariés le maintien des emplois. Il n’envisage que des mesures à la marge qui ne modifieront pas vraiment le cours des choses : plus de pouvoirs juridiques aux salariés pour résister et quelques possibles facilités pour les repreneurs concurrents.

Cette situation mérite une riposte massive. Il est plus qu’urgent que l’ensemble des salariés des entreprises concernées se mobilise, dans la rue, pour exiger le refus des plans sociaux, l’interdiction des licenciements avec comme première initiative, une montée nationale de tous pour la garantie de l’emploi.

NPA, Montreuil, le 22 mai 2012

20 mai 2012

Un cortège de 35 000 manifestants anti-capitalistes défile à Francfort

Énorme manifestation, un témoignage en cliquant ici:

http://blogs.mediapart.fr/blog/miha/200512/francfort-les-policiers-defilent-avec-les-manifestants

20 mai 2012

Musique 4!

NOUS SOMMES POUR L’ANNULATION PURE ET SIMPLE DE LA DETTE ILLÉGITIME!

Pour que ce qui est arrivé en Argentine ne se reproduise pas, sortons du capitalisme.

http://www.dailymotion.com/video/x1zrey_keny-arkana-victoria_music

18 mai 2012

La police arrête 400 manifestants anticapitalistes à Francfort

FRANCFORT (Reuters) – La police allemande a interpellé vendredi à Francfort 400 militants anticapitalistes qui manifestaient sans autorisation contre la politique d’austérité défendue par la Banque centrale européenne (BCE) face à la crise de la dette dans la zone euro.

La manifestation s’inscrivait dans le cadre d’une opération de quatre jours, prévue jusqu’à samedi, dans la mouvance des protestations menées par les “indignés” espagnols et le mouvement “Occupy Wall Street” à New York.

La justice allemande a autorisé des manifestations prévues samedi, mais elle a interdit les rassemblements les autres jours, ce dont les manifestants n’ont pas tenu compte.

La police avait bloqué l’accès aux principales rues de Francfort et s’était déployée en force dans le centre-ville. Les arrestations se sont déroulées sans violence.

Les militants se sont notamment rassemblés autour de la Messeturm, le gratte-ciel qui abrite les bureaux de la banque d’investissement Goldman Sachs.

“Affamés ? Mangez un banquier !”, pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies par les manifestants, qui ont exprimé leur colère face aux mesures d’austérité défendues par la BCE, dont le siège se trouve à Francfort.

La BCE a pressé à plusieurs reprises les pays européens, en particulier les plus touchés par la crise de la dette comme la Grèce ou le Portugal, de continuer à mener des politiques de ce type, soulignant qu’elle avait injecté plus de 1.300 milliards d’euros dans le secteur financier en décembre et janvier derniers pour éviter une crise du crédit.

“Ce n’est pas aux banques que la BCE devrait distribuer son argent mais plutôt aux pays”, a déclaré Günther Stamer, un travailleur social de 62 ans, venu de Kiel, dans le nord de l’Allemagne.

La BCE a annoncé que les manifestations n’avaient pas nui à son fonctionnement. Les banques privées qui possèdent des locaux à Francfort ont également précisé qu’elles n’avaient pas connu de perturbations, y compris Deutsche Bank, la plus grande banque allemande, dont les accès aux bureaux avaient été bouclés par la police.

Sakari Suoninen et Joern Poltz, Julien Dury pour le service français

Nous voilà rassurés, pas de perturbations pour les banques privées qui peuvent continuer à vendre des crédits à la consommation avec des taux énormes aux travailleurs alors que la BCE les a renflouées à taux ultra-bas… Elle est belle la logique libérale… Solidarité avec les camarades arrêtés!

18 mai 2012

Grève des avocats plaidant à la Cour nationale du droit d’asile

“Réponse à tout”, 16 mai 2012 :

Profitant du changement de Président, les mouvements de grève pour faire passer des revendications qui avaient du mal à être entendues ces dernières années se multiplient. En début de semaine, les avocats plaidant à la Cour nationale du droit d’asile ont ainsi fait entendre leur voix.

Afin de ne pas être oublié du nouveau président, certains corps de métiers manifestent avant même que François Hollande n’ait vraiment pris ses fonctions ou nommer son gouvernement. Les grévistes de ce début de semaine sont des avocats plaidant à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) à Paris. Depuis lundi ils se sont mis en grève des audiences, pour dénoncer la « politique du chiffre » qui a été mise en place dans l’ancien quinquennat, et qui fait « que de plus en plus d’affaires sont jugées en un minimum de temps ».

 

Les grévistes profitent du changement de gouvernement pour faire entendre leur voix : « aujourd’hui (lundi), du fait de notre mouvement de grève, toutes les affaires ont été renvoyées. Demain (mardi, jour de l’investiture de François Hollande), on prévoit de se rassembler sur les marches du palais de justice de Paris », a déclaré un des grévistes, Maitre Sylvain Saligari.

Me Saligari explique notamment qu’« une directive européenne impose en principe la possibilité pour un demandeur d’asile d’avoir un interprète. Mais quand un avocat est désigné, au titre de l’aide juridictionnelle, pour défendre par exemple un Afghan, il est souvent dans l’impossibilité de communiquer avec lui, faute d’interprète ».

Ces avocats contestent également « l’inscription incessante de nouveaux pays sur la liste des pays dits “sûrs”, censés veiller au respect de la démocratie et des droits de l’homme. L’Ofpra y a inscrit le Bangladesh, l’Arménie, le Mali, la Serbie, etc. et pour les ressortissants de ces pays, la procédure est à présent conduite de façon expéditive », a commenté Me Saligari.

13 mai 2012

Indignés – Pique-Nique citoyen Orléans place du Martroi mardi 15 mai (à partir de 19h)

Anniversaire du mouvement de la Puerta del Sol

Il y a un an en Espagne naissait un énorme mouvement de défiance envers les politiques. Des espagnols indignés revendiquaient et mettaient en place des lieux de démocratie directe en prenant possession de plusieurs places du pays.

La place Puerta del Sol à Madrid devint ainsi un symbole majeur de cette contestation.

Depuis ce mouvement n’a cessé de se structurer, de se coordonner et d’agir en particulier à travers des assemblées de quartier et des assemblées populaires, semblables à celles mises en place dans les débuts des Révolutions arabes.

Devant la puissance de la crise actuelle en Europe et particulièrement en Espagne, le mécontentement n’a cessé de croître et, après la réussite mondiale de la manif du 15 octobre initiée par les occupants de la place Puerta del Sol, les Indignados ont organisé samedi 12 mai une deuxième journée mondiale de manifestations.

En Espagne, des marches sont parties de tous les coins du pays pour rejoindre Madrid et samedi dans la soirée, ils étaient environ 30000 à manifester sur la place!

Mais le gouvernement conservateur au pouvoir avait annoncé cette fois qu’il interdirait tout nouveau campement et avait imposé aux manifestants de quitter la place samedi soir à 22 heures. En dépit de cette interdiction, des milliers de personnes sont restées jusque très tard dans la nuit. Les policiers anti-émeutes les ont délogés tôt ce dimanche matin et 18 personnes ont été arrêtées pendant l’évacuation. Elles pourraient passer devant un juge aujourd’hui…

Contre cet abus de pouvoir de l’état Espagnol, nous rappelons que nous sommes encore et toujours pour la liberté d’expression et la liberté de révolte et nous soutenons cette colère populaire légitime!

L’Espagne a assez souffert de l’autoritarisme sous Franco, non ?

Rassemblement et pique-nique citoyen Orléans place du Martroi mardi 15 mai (à partir de 19h)

A Orléans , le rassemblement prendra certainement la forme d’un pique-nique citoyen partagé avec musique et projection de vidéos.

Ce sera aussi un lieu d’explication du mouvement des indignés en Europe avec des panneaux explicatifs et des ateliers interactifs (craies sur le bitume ou panneaux libres par exemple).

Possibilité aussi de s’exprimer avec des tags/grafs (sur draps ou bâches plastiques comme en septembre).

Venez nombreux !

8 mai 2012

Victoriaville – Répression, État policier, chaos vs détresse, blessures et rage

Voici le témoignage d’un étudiant qui a participé à la manifestation du 4 mai à Victoriaville organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, et qui tient à l’anonymat :

J’étais responsable d’un des autobus partant de Montréal. Avec moi, 35 étudiantEs. Mon rôle était de m’assurer que tous reviennent à Montréal sains et saufs. Je leur ai tous parlé de leurs droits face à la police, de comment réagir face à une arrestation, des questions auxquelles ils et elles ont l’obligation de répondre ainsi que des avocats à contacter. Je les ai tous et toutes avertis que la SQ a différentes tactiques que le SPVM n’a pas. Que le gaz lacrymogène risque d’être fortement utilisé à Victoriaville, contrairement à Montréal où l’utilisation de ce gaz est interdite. Leur expliquer les premiers soins en manifestation, en passant du Maalox au jus de citron, des meilleures façons de réagir devant des gaz lacrymogènes, du poivre de Cayenne, des gaz irritants. De s’assurer de se changer de linge en partant de la manifestation pour enlever toutes traces de produits chimiques ou même de peinture marquante envoyée par la police, parfois invisible à l’œil nu. C’est la routine du manifestant et de la manifestante typique. Nous étions tous stresséEs, sachant qu’à n’importe quel moment, l’autobus pourrait se faire intercepter par la police, ou même fouiller en entier. On ne se sent jamais en sécurité des forces de l’ordre, alors qu’on tente seulement de défendre nos droits… Enfin, bref.

Une fois à Victoriaville, la ville était morte, sous état de siège. Les rues barrées, les commerces fermés, les fenêtres fortifiées, les poubelles, les cendriers publics et les pots de fleurs cachés. Nous, syndicats, associations étudiantes, citoyens et citoyennes, prenons enfin la route vers l’hôtel Victorin. Devant l’hôtel, tout semblait préparé par la SQ pour que ça pète. Des clôtures minuscules facilement déplaçables, des palettes de briques dédiées à une quelconque rénovation, et sachant que le stationnement à côté de l’hôtel est encore en construction, et qu’il contient donc une quantité phénoménale de roches et de pavés. Pourquoi le service de police a-t-il recommandé de cacher tous les pots de fleurs alors que, directement à proximité de l’hôtel, des tonnes de briques sont visibles?

Une fois devant le lieu de la rencontre du PLQ, les manifestantEs entourent tranquillement la clôture. Bien vite, cette barrière tombe. Ce n’était pas en restant tranquilles et obéissantEs que le congrès allait être perturbé. CitoyenNEs, personnes âgées et étudiantEs se retrouvent à mes côtés, de l’autre côté de ce « périmètre de sécurité ». Étonnamment, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues immédiatement, nous laissant perplexes quant à la légalité de notre geste. Dès lors, les agents de sécurité disparaissent pour laisser place aux anti-émeutes. Par dizaines, marchant au pas, chacun est équipé d’une matraque beaucoup plus longue et imposante que celles du SPVM et de masques à gaz.

Mis à part la clôture franchie, un geste totalement passif et symbolique, à mon avis, aucun signe de violence de la part des protestataires. Tout à coup, une fumée s’élève d’un peu partout. La SQ se met à lancer des quantités phénoménales de gaz lacrymogène dans la foule. Des manifestantEs se mettent à lancer certains projectiles en réponse à cette attaque gratuite. Yeux irrités, respiration coupée, certains de mes camarades vomissent sous leur toux excessive. C’est dans ce genre de moment qu’on reconnaît la solidarité d’un peuple. Les manifestantEs s’entraident. Des jeunes aident des personnes âgées à s’éloigner des gaz, leur expliquant comment gérer cette situation. Des étudiants soulagent les yeux des victimes d’un côté, un groupe transporte un camarade gravement incommodé d’un autre… On se rince la bouche pour éviter d’avaler davantage de ce produit répugnant, on cherche des yeux nos amiEs proches pour s’assurer de leur état.

À ce moment, une majorité de gens se trouvent derrière une résidence à proximité. Des slogans se font entendre discrètement, mais demeurent toutefois très confus, les gens ne sachant plus où donner de la tête à travers ce champ de bataille. Je lève les yeux : un hélicoptère à moins de 30 mètres. Un vrombissement incroyable vient atténuer les sons des cannes de gaz lacrymogène qui explosent tout près. À ma gauche, des affrontements entre policiers et manifestantEs. Devant moi, un arrêt cardiaque, on tente de le réanimer. À ma droite, un étudiant s’effondre, la figure en sang, l’oreille éclatée.

Pendant qu’une équipe d’étudiantEs en soins infirmiers accourent, je fais de mon mieux en éloignant les curieux de la scène, afin de laisser de la place à l’intervention des ambulanciers. L’ambulance tarde, l’anti-émeute bloque l’arrivée de celle-ci. C’est la panique, personne ne connaît l’état de ce camarade, mais une chose est certaine, il faut faire vite. Une voiture de police s’approche pour apporter de l’aide, les gens se tassent pour lui laisser le chemin. Les policiers jasent avec les manifestantEs qui leur crient de faire vite pour sauver cet étudiant. La seule réponse obtenue est la fuite de cette voiture de police pendant que le jeune homme était toujours inconscient, au sol. Je me rapproche de la scène des premiers soins, continuant d’éloigner les curieux. Alors, comme par surprise, l’anti-émeute repousse les manifestantEs jusqu’à deux mètres du jeune blessé. On accourt tous pour faire une chaîne humaine entre les gaz lacrymogène, le poivre de Cayenne ainsi que l’équipe médicale qui s’affaire à déplacer la victime au plus vite. On avait beau crier « IL Y A UN BLESSÉ! », on se faisait répondre par une insensibilité hors du commun.

Les larmes me montent aux yeux. Pour une fois, ce n’est pas à cause du lacrymo. C’est de voir toute cette répression que nous subissons, c’est de voir ce régime de peur et l’État policier dans lequel nous vivons. C’est de constater encore une fois l’injustice et le désir du gouvernement de nous faire taire. Un cri. Un cri libérateur. Un cri signe de toute ma détresse s’échappe de mes entrailles. J’en peux plus. On recule sous la force policière. Un policier tente d’arrêter au hasard un jeune homme, une dizaine de manifestantEs courent à son secours pour le libérer. Je vois à ma droite le blessé à l’oreille embarquer dans l’ambulance. Je me dirige, le cœur gros, vers le rassemblement de gens.

Tranquillement, les manifestantEs réussissent à avancer vers l’hôtel. Ils s’aperçoivent que la porte est barrée, ils rebroussent chemin à toute vitesse sous la menace de la matraque. Le champ de bataille se déplace vers le stationnement de terre et de pavés. Sous la colère des manifestantEs, des roches sont lancées en direction des policiers, un geste désespéré pour exprimer la rage de certainEs. Après une dizaine de minutes, la SQ commence à sortir les fusils à pression qui servent à tirer des balles en caoutchouc. Je transporte une étudiante atteinte à la cheville vers une portion de gazon un peu en retrait. Une agente médicale étudiante arrive à toute vitesse pour lui inspecter la blessure en sang : « Tu auras besoin de points de suture ma belle. Tu as six heures pour te rendre à la clinique avant que le pansement ne soit plus efficace ».

L’anti-émeute réussit à avancer un peu. Une scène de chaos arrive alors, tout est flou dans ma tête. Tout ce que je vois, c’est une silhouette qui s’effondre. Je me tourne. Je le reconnais. Au sol, mon ami la figure en sang, l’œil exorbité. Les cris de mes amiEs, mes larmes au visage. Je crie aux gens de s’éloigner, de lui laisser de l’air. Je me tourne vers l’anti-émeute pour tenter en vain de le protéger de violence supplémentaire de la part de ces « agents de la paix ». Je hurle ma rage aux anti-émeutes. À ce moment, ils n’étaient plus rien, de vulgaires pions de l’État. Je me sens impuissant. Tout se passe si vite. Une amie me prend par le bras pour que je m’éloigne. Je marche, sous la pluie, vers le point de départ. Je pleure, je ne peux avancer plus de 20 mètres sans m’accroupir en petit bonhomme au milieu de la rue. Mon corps ne suit plus ma pensée. On n’est pas dans un film, on n’est pas dans le monde arabe. On est au fucking Québec.

Je croise une professeure, celle-ci me parle de la dentition éclatée de la jeune fille qu’elle a aidée, atteinte d’une balle de caoutchouc. Plus loin, un ami des soins infirmiers me raconte la rotule éclatée d’un autre garçon. J’arrive finalement à l’autobus de départ. Nous sommes tous à terre.

Dans l’autobus, nos vêtements continuent de dégager du gaz. Tout le monde tousse, tout le monde se mouche. L’atmosphère est lourde. Étant responsable de l’autobus, j’ai été averti bien rapidement des blocus policiers sur les autoroutes, des autobus de McGill, Concordia et Montmorency arrêtés arbitrairement sur l’autoroute en direction de Montréal. Nous sommes tous sur le qui-vive, avec tous les gyrophares de police qui s’allument sur la route 20. Des haltes routières remplies d’une trentaine de voitures de patrouille me glacent le sang.

L’autobus est plein d’étudiantEs déjà fichéEs par la police, qui se ferait une joie immense de pouvoir les arrêter pour aucune excuse. Beaucoup d’entre nous n’ont plus le choix de se masquer dans les manifestations, à cause des photos prises par les policiers. Certains d’entre nous sont sur écoute téléphonique et se font suivre jusqu’à leur domicile. Depuis le début de la grève étudiante, plus de 1 100 arrestations ont été faites, la majorité arbitraires, pour entrave à la circulation routière, ou bien pour rassemblement illégal. Une bonne partie des étudiantEs présentEs dans l’autobus risquaient une récidive si jamais l’autobus se faisait intercepter par la sécurité routière.

Heureusement, nous sommes tous rentrés à bon port. Après une semaine énormément émouvante, une journée particulièrement difficile, il est inconcevable de contenir notre haine envers le système actuel. On se couche de plus en plus convaincus que la tentative du gouvernement de nous diviser n’aura que pour seul effet de nous unir davantage.

Article du site Actualutte.

6 mai 2012

Victoire pour les postierEs d’Orléans !

Au troisième jour de grève, les agents du centre de distribution du courrier de l’avenue des Droits de l’Homme font reculer la direction. Ils se sont mobilisés pour demander le gel et la mise à plat d’une réorganisation qui touche l’ensemble des services, et demandaient dans ce cadre l’application des directives du siège de La Poste préconisant une pause de l’ensemble des réorganisations, ce que refusait jusqu’à aujourd’hui la direction territoriale du courrier dans les départements du 28, du 41 et du 45.

Il aura fallu une mobilisation sans faille des personnels dans tous les services pour faire pencher la balance de leur côté, et créer une brèche dans le mur d’incompréhension et de mépris que leur opposait jusqu’ici la direction.

Le contexte national à La Poste, avec la médiatisation de la souffrance au travail, a pesé sur l’issue du conflit, mais ce que les postierEs d’Orléans ont gagné, ils le doivent en premier lieu à leur combativité et à leur unité dans la lutte.

La principale revendication étant satisfaite, les salariéEs ont bien conscience qu’il reste beaucoup de travail à accomplir pour obtenir satisfaction sur les questions d’emplois, de conditions de travail, de salaires, etc. Mais ils ont aussi conscience d’avoir, avec cette victoire, marqué des points décisifs dans cet objectif.

Le NPA du Loiret salue cette grève victorieuse des postierEs d’Orléans, qui doit donner confiance à toutes celles et tous ceux qui veulent faire reculer le rouleau compresseur conduit par les dirigeantEs de La Poste Société Anonyme. Ces derniers ont en effet tout à craindre d’un mouvement national, qui serait seul à même de mettre leur politique en échec.

6 mai 2012

Déclaration de Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection présidentielle.

5 mai 2012

1er mai à Orléans

A Orléans, le défilé a réuni environ 4000 personnes. Il était plus important que les années précédentes et la colère était bien présente après les provocations de Nicolas Sarkozy. Des slogans déjà entendus après le 21 avril 2002 soulignaient l’opposition des manifestants aux idées racistes qui polluent le paysage médiatique en ce moment. Une belle réussite donc.

Le NPA 45 regrette cependant qu’aucune des organisations politiques contactées n’ait donné suite à notre appel d’un cortège unitaire (cf article précédent: http://npa45.org/2012/04/20/1er-mai/). Pas de réponse ni de LO, ni de l’AL ni du PCF! Refus du PG.

Il est plus que temps que les forces à la gauche du PS sachent se réunir sur le terrain pour y défendre les préoccupations des opprimés. Les actes font plus que les discours.

5 mai 2012

L’armée secrète de Sarko

De vrais travailleurs ces nains bling-bling qui ratissent large!

Armée aperçue dans le jardin appelé “liberté-égalité-fraternité”, réalisé pour le Festival international des Jardins 2012 de Chaumont sur Loire par Sim FLEMONS et John WARLAND.

4 mai 2012

Notre 1er Mai, la journée internationale des travailleurs

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 147 (03/05/12)

Cette édition 2012 du 1er Mai a rassemblé des centaines de milliers de manifestantEs pour en faire le plus massif depuis 2002.

Face à la provocation de Sarkozy, sa nouvelle imposture qui, pour reprendre les propos de la CGT, n’avait « d’autre objectif que de diviser les salariés et de stigmatiser leurs organisations syndicales », ce 1er Mai d’entre les deux tours de l’élection présidentielle revêtait une importance et une signification particulières : affirmer la volonté de virer Sarkozy et l’indépendance du monde du travail, la lutte contre l’austérité qu’elle soit de droite ou de gauche.

À travers tout le pays, à l’unisson avec les manifestations, rassemblements, meetings qui, de par le monde, affirmaient la solidarité internationale des travailleurs, 289 défilés ont rassemblé des dizaines de milliers de travailleurEs, de jeunes, de toutes origines, de toutes nationalités, autant de réponses vivantes, colorées, chaleureuses, combatives aux impostures chauvines et haineuses de la droite et de l’extrême droite. À Paris, la manifestation a eu bien du mal à démarrer vu le monde alors que dans la plupart des villes, la participation était notoirement plus importante que d’habitude. Sans doute le plus gros 1er Mai depuis 2002. Le monde du travail a démontré sa force bien que les directions des grandes confédérations aient été plutôt mal à l’aise devant la signification politique prise par ce 1er Mai.

Ladite indépendance syndicale tant vantée par la droite ne serait pourtant qu’une hypocrite neutralité bien à l’image du prétendu dialogue social. La CFDT s’inquiète « d’entendre des responsables politiques s’autodésigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l’objet du 1er Mai ». « Le président de la République nous a mis dans l’embarras, on est tombé dans un piège, dont on ne sait pas comment sortir. C’est bien joué politiquement, car il crée, sur la forme, une belle division syndicale à quelques jours du second tour. Mais c’est très dangereux pour l’avenir du dialogue social si jamais, car il ne faut pas l’exclure, il était réélu le 6 mai » ! Quant à Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, fustige le « marketing politique ». « On est dans la récupération politique », beau prétexte pour s’abstenir de…manifester !

TouTEs les travailleurEs ont des raisons de régler leurs comptes avec ce gouvernement ne serait-ce qu’à cause de la réforme des retraites qu’il a imposée contre la mobilisation de l’immense majorité de la classe ouvrière. Et tous ont aussi bien des raisons de dire, par avance, qu’ils refuseront toute austérité de droite comme de gauche. C’est ce que devraient dire les directions syndicales plutôt que de tourner autour du pot.

Dans sa déclaration du 16 avril pour un 1er Mai unitaire, l’intersyndicale CGT-CFDT-Unsa-FSU-Solidaires ferme les yeux sur la présidentielle sans pour autant tracer de perspectives de lutte et de mobilisation précises et claires. Elle formule des « priorités sociales » au nom du « progrès social » et d’une « Europe solidaire » qui restent dans le flou. Une véritable indépendance syndicale signifierait formuler clairement les exigences du monde du travail, liquider un gouvernement antiouvrier, refuser l’austérité quel que soit le gouvernement en place demain, y compris développer un plan pour sortir de la crise.

L’indépendance syndicale, c’est l’indépendance vis-à-vis de l’État et des classes dominantes, pas vis-à-vis de la politique. « La tentation de dire le 1er Mai, à travers les défilés, qu’il faut battre Sarkozy sera très forte, y compris dans nos rangs », déclarait un dirigeant de la CFDT. Comment s’en étonner ? Et surtout comment le craindre ? La vraie question est celle des perspectives.

Malgré ces tergiversations, les travailleurEs, les jeunes ont fait de ce 1er Mai une étape politique. Il indique la route face aux combats annoncés par l’agressivité de Sarkozy et la perfide démagogie de Le Pen. La route, c’est la lutte sociale et politique en toute indépendance du futur gouvernement pour défendre les droits des travailleurEs, tous ensemble, sans barrière d’origine ou de croyances, ici comme à travers le monde. Contre les pétainistes de tout poil qui rêvent d’union nationale, de « Fête du travail et de la Concorde sociale », la lutte internationale des travailleurs.

Nous n’abandonnons pas le drapeau rouge, « il flotte et fièrement il bouge »…

Yvan Lemaitre

 

 

4 mai 2012

Musique 3!

http://www.youtube.com/watch?v=wNdYjXksTK4

4 mai 2012

Grève des postierEs à Orléans, le troisième tour social avant le deuxième !

Aujourd’hui jeudi 3 mai les agents du centre de distribution du courrier d’Orléans-Droits de l’Homme en étaient à  leur deuxième jour de grève, à l’appel de SUD et de la CGT, contre une réorganisation touchant l’ensemble des services de l’établissement.

Les postières et les postiers du centre sont majoritairement en grève, tous services confondus (ce qui est une première), contre les suppressions de postes, de tournées, les changements d’horaires imposés et la flexibilité qui se généralise.

Au bout de deux jours de grève, la direction territoriale du Courrier, qui couvre les établissements du 28, du 41 et du 45, ne sort pas de l’autisme dont elle fait habituellement preuve, en refusant de satisfaire la principale revendication des grévistes, le report de cette réorganisation et sa mise à plat pour enfin prendre en compte les demandes des agents en terme de conditions de travail.

La direction ne veut rien savoir, rien entendre alors que la direction générale de La Poste assure les organisations syndicales au niveau national qu’elle met en place une pause dans les restructurations, ce que refusent précisément les dirigeants locaux.

Plutôt que de répondre aux revendications du personnel, La Poste préfère envoyer des cadres pour tenter de casser la grève et embauche des intérimaires qui n’ont pas reçus de formation de facteur par dizaines, pour assurer la distribution des plis électoraux.

Face à cette direction qui continue à vouloir jouer les rouleaux compresseurs au mépris de la souffrance au travail vécue quotidiennement par les postierEs, les agents ont décidé de se réunir à nouveau demain matin dès 5h00 du matin, pour décider des suites du mouvement.

Le NPA 45 leur envoie tout son soutien.

4 mai 2012

Des nouvelles de l’hôpital.

Plein de choses instructives sur l’Hôpital Public dans ces tracts syndicaux. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Plein SUD 128 a

Plein SUD 128 b