NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Responsables et coupables !

Un crime a été commis au dépend d’une jeune salariée, qui travaillait seule au nettoyage d’un hôtel d’Orléans. Elle a été violée par deux jeunes pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance, et placée dans cet hôtel.

Nous sommes aujourd’hui le 8 mars 2016, Journée internationale des droits des femmes. Une journée importante pour célébrer les droits acquis de haute lutte par les combats féministes (contraception et avortement, droit de vote, droit à disposer de son argent, etc.) et pour rappeler les nombreuses luttes qui restent à mener (égalité salariale, lutte contre les violences et meilleure protection des victimes, empêcher les viols, etc.).

Ce drame, ce crime, est insoutenable ; rien ne peut le justifier. C’est un crime de la misère sociale et affective. Commis comme à chaque fois par force contre une jeune femme ; c’est inadmissible.

Ce crime, les associations qui dénoncent la situation d’abandon faites à ces jeunes mineurs par le conseil départemental du Loiret, le redoutait. Depuis des mois, elles pointaient les dérives possibles, du fait du non encadrement de ces jeunes.

Cela vient de ce produire, le Conseil Départemental du Loiret, en est le responsable et le coupable.

Depuis 2012, il refuse de placer dans des institutions adaptées, les jeunes mineurs qui se présentent à lui et que la délégation de pouvoir de l’état lui impose de prendre en charge, par l’Aide Sociale à l’Enfance.

Aucun suivi social adapté, pire encore depuis 2014, le président du Conseil Départemental du Loiret publie un décret mensuel pour refuser toute prise en charge, laissant à la rue des mineurs.

Chaque décision politique a des conséquences, celle prise par le président du Conseil Départemental du Loiret a eu pour conséquence, un crime contre une jeune salariée.

Depuis 2012, les différents présidents du Conseil Départemental du Loiret, ont failli à leurs responsabilités, ils font vivre à des jeunes une vie de précarité, de misère et d’abondons. Ils ont été prévenus, ils n’ont rien fait.

Nous vivons dans un pays, où, chaque année, 84 000 femmes sont victimes de viols ou de tentatives de viol. Un viol toutes les six minutes. Entend-on les féministes de circonstances s’insurger contre cette triste et banale réalité ?

Lorsque Dominique Strauss-Kahn a été accusé de viol par une femme de chambre, ses nombreux amis ont usé de leur surface médiatique pour prendre sa défense et qualifier les allégations de Nafissatou Diallo d’«hallucinations» (Jean-Marie Le Guen).

 

Il faut être du côté de la victime, comme à chaque fois et nous le sommes aujourd’hui encore. Rien ne peux justifier un tel acte ; la nature de la société favorise de tels crimes, à nous de la changer pour que cela ne se reproduise plus.

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Cette entrée a été publiée le 9 mars 2016 par dans anticapitalisme.