Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, vendredi 25 mai, vouloir «alléger le poids des péages ferroviaires» acquittés par les TGV et trains fret circulant sur le réseau national, en limitant la hausse de leurs tarifs «au niveau de l’inflation». Cette décision, saluée même par Pepy, montre la responsabilité des précédents gouvernements quant à la dégradation des comptes de la SNCF ! Le pouvoir actuel n’a cependant qu’un seul souci sous le langage du développement des offres de ventes : rendre la futur cession de parts au privé plus attractive !
Explications.
Parmi les annonces faites le 25 mai par le Premier ministre, l’allégement du poids des péages ferroviaires a été cité comme mesure indispensable : «Nous voulons plus de trains, qui circulent plus régulièrement. Cela passe par un allègement du poids des péages ferroviaires qui handicapent les opérateurs et les empêchent de se développer».
Édouard Philippe a ainsi indiqué vouloir limiter la hausse des péages des TGV et des trains fret «au niveau de l’inflation». Ainsi, le contrat de performance signé en 2015, qui prévoyait jusqu’à + 3,6% par an d’évolution des prix pour les péages des TGV et de l’ordre de 6 à 7% pour les trains fret, sera plafonné à partir de 2020 au niveau de l’inflation.
Cette mesure doit permettre de retrouver une dynamique de développement, avec davantage de trafic pour ces deux activités ferroviaires. «Pour TGV, cette décision, c’est un milliard d’euros d’économies de non croissance des péages sur les dix prochaines années. Cela nous permet de maintenir notre capacité à proposer des petits prix, notamment sur Ouigo, pour une grande vitesse populaire. Et d’investir dans le matériel et relever les standards qualitatifs de nos TGV inOUI. Notre ambition est ainsi d’aller chercher +25% de voyageurs d’ici 2020», confirme Rachel Picard, directrice générale Voyages.
À Savoir sur la tarification des péages
La tarification appliquée par SNCF Réseau contribue aux charges d’exploitation, d’entretien et de renouvellement de l’infrastructure. Elle est encadrée par la loi, régulée par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (qui s’est d’ailleurs exprimée en faveur d’une évolution du tarif des péages calée sur l’inflation) et établie de manière à garantir la non-discrimination entre les opérateurs.
