NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits! Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

TER SIGNE UN PROTOCOLE D’ACCORD AVEC LA CONFÉDÉRATION DES BURALISTES POUR LA VENTE DE BILLETS

Afin de répondre aux injonctions de la réforme ferroviaire de 2018 qu’elle a elle-même portée, la direction SNCF multiplie les initiatives visant à en finir avec le train public.

Ainsi, l’annonce d’une convention passée avec les buralistes afin de délivrer des billets dans les bureaux de tabac, vise à dissimuler les faits :

▪ La suppression massive de guichets dans les gares et de boutiques SNCF dans les localités ;

▪ La déshumanisation des gares, la fermeture de certaines d’entre-elles ;

▪ L’abandon du Service Public ferroviaire en territoire.

 

« Dîtes-moi de quoi vous avez besoin, je vous dirai comment vous en passer ! »

L’allongement des files d’attente est, en fait, la conséquence d’une trajectoire voulue par le Gouvernement et la direction SNCF.

Avec plus de 900 postes supprimés dans la filière commerciale SNCF en moins de 7 mois, la situation actuelle et les annonces de la direction sonnent comme une véritable provocation à l’encontre des usagers et des cheminots.

Cette annonce est donc une ineptie de plus ! Elle constitue, dans les faits, un recul du service public SNCF et un mensonge supplémentaire qui vient s’ajouter à ceux déjà énoncés lors du vote de la loi dite du Pacte ferroviaire.

La situation est donc intenable !

Exigeons le déclenchement immédiat d’une campagne de recrutements au Statut, d’ampleur nationale, afin de couvrir, dans un premier temps, les 900 postes supprimés ces derniers mois ! Les guichets SNCF doivent rouvrir !

En outre, la Fédération CGT appelle les usagers et tous ceux qui souhaitent conserver un Service Public ferroviaire en France, à nouer des contacts avec les syndicats CGT cheminots de leur territoire.

Organisons la riposte pour que, demain, plus un guichet, plus une gare, plus une ligne ne ferme, et que la SNCF, entreprise publique de service public, reprenne la voie du développement et de l’intérêt général.

 

Guillaume Pepy, président du directoire de SNCF, Frank Lacroix, directeur général TER et Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, ont signé lundi 8 juillet un nouveau protocole d’accord visant à développer la vente de billets SNCF chez les buralistes et à faciliter l’achat de billets pour tous. SNCF et la Confédération des buralistes avaient déjà lancé des expérimentations locales sur ce sujet. Le protocole qui vient d’être signé prévoit le développement de nouveaux points de vente dans les territoires et la mise à disposition d’un nouvel outil de vente plus simple d’utilisation constitué d’une application sur smartphone ou tablette et d’une imprimante. Favoriser un service de proximité Les billets TER et TGV délivrés seront des e-billets. Les partenaires n’auront pas de rôle de prescription, mais rendront un service de proximité pour la délivrance des billets simples. Ils ne feront pas d’après-vente et, pour un conseil commercial personnalisé, ils inviteront les clients à contacter le Centre de relation clients TER de la Région. Un accord national décliné localement dans cinq Régions test L’identification des besoins des territoires et des buralistes est initiée dans 5 Régions test : Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Pays de la Loire, Normandie et Sud (PACA). L’objectif est de concrétiser de nouveaux partenariats dans ces Régions dès cet été. «La signature de cet accord est une des concrétisations de notre plan de développement des ventes chez des partenaires annoncé en début d’année. Notre objectif est clair : aller chercher les Français là où ils sont et faciliter l’achat de billets. Chaque jour, 10 millions de Français se rendent dans les 24 500 bureaux de tabac», a fait valoir Frank Lacroix, directeur général TER. À la conquête de nouveaux voyageurs Dans le cadre de sa stratégie de croissance, TER recherche en effet de nouvelles solutions pour permettre à encore plus de clients d’acheter des titres de transport en réinventant sa présence territoriale et en diversifiant ses canaux de vente. La cible à l’horizon 2025 : une fréquentation des TER en hausse de 20% par rapport à aujourd’hui, soit 200 000 voyageurs quotidiens supplémentaires. Dans cette perspective, TER s’appuie sur son réseau de points de vente et sur les moyens digitaux. En complément, pour être plus proche des territoires, TER accélère depuis cette année le déploiement des moyens de vente mobiles (tournées des équipes commerciales dans les gares même les plus petites, boutiques mobiles sur les marchés…) et développe des partenariats avec des tiers (offices de tourisme, maison de services, commerçants du quotidien…). Véritables commerces de proximité, avec un très fort maillage territorial, les buralistes constituent un partenaire privilégié pour TER dans sa stratégie de conquête. «Répondre aux nouveaux usages et aux attentes des populations avec un panel de services de proximité, adaptés aux territoires : c’est le sens du plan de transformation engagé par les buralistes. Cet accord s’y inscrit pleinement, en toute complémentarité», a renchéri Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes qui compte 24 500 adhérents.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 22 juillet 2019 par dans AFFAIRES, anticapitalisme, économie, DROITS DES TRAVAILLEURS, FRANCE, PRIVATISATIONS, SNCF.