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GUADELOUPE : Conférence de presse du Collectif en lutte : « Nous continuerons le combat jusqu’au bout ! »

Les principaux leaders du collectif étaient face à la presse, ce 25 janvier 2022. • ©Rodrigue Lami

Le Collectif d’organisations en lutte en Guadeloupe, mobilisé depuis le 15 novembre 2021, entend mener son combat « jusqu’à la victoire », en dépit de la répression, des tentatives d’intimidation et de diabolisation de leurs actions, que les militants disent subir. Ils l’ont dit à la presse, ce mardi.

Le Collectif des organisations en lutte contre l’obligation vaccinale, contre le pass sanitaire et, désormais, contre le pass vaccinal, a organisé une conférence de presse, dans la matinée de ce mardi 25 janvier 2022, sur le parking devant le Centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe (CHUG).

L’occasion pour les leaders de la grève générale, entamée le 15 novembre 2021, de revenir sur toutes les raisons pour lesquelles ils estiment que leur mouvement de « résistance » est légitime et doit être poursuivi. 

Le nombre de personnes risquant d’être touchées par les suspensions est très important. Par exemple, au centre hospitalier de Martinique, 3 800 courriers de mise en demeure ont été envoyés aux agents. L’intersyndicale en lutte estime à près de 6 000 le nombre de personnes menacées par les suspensions en Martinique. Dans les deux îles plusieurs milliers de travailleurs ont déjà perdu ou vont perdre leur salaire.

Ces chiffres s’ajoutent à ceux du chômage déjà massif aux Antilles. Avec l’augmentation des prix, l’absence d’eau dans les robinets, les salaires en recul par rapport au coût de la vie, les suspensions représentent la mesure de trop faisant déborder la colère d’une fraction combative des travailleurs ! Ces derniers n’ont finalement pas d’autre choix que de se battre. Il s’agit d’une bataille pour la réintégration des travailleurs suspendus mais surtout d’une lutte pour toute la classe ouvrière. La classe de ceux qui n’ont pas d’autre choix que de se faire exploiter pour obtenir un salaire et qui subissent toutes les violences de cette société.


Tour à tour, ils ont pris la parole, pour avancer leurs arguments, alors qu’ils disent lutter « pour les libertés fondamentales« .

Les principaux leaders du collectif étaient face à la presse,, ce 25 janvier 2022. • ©Rodrigue Lami

A propos de l’affaire sur les violences urbaines planifiées

Vendredi dernier, le procureur de la République de Pointe-à-Pitre a communiqué sur une enquête ouverte, suite aux violences urbaines perpétrées dans le contexte de crise sociale. Il s’agit notamment, entre autres volets de l’affaire, d’identifier d’éventuels liens entre des chefs de gangs et le Collectif d’organisations en lutte.
Pour Maïté Hubert M’Toumo, « c’est de la science fiction« . La secrétaire générale de l’UGTG n’entend pas se laisser intimider.
En revanche, elle recentre le débat sur la réalité de ce que vivent les salariés suspendus, après avoir perdu leur salaire, du fait de leur refus de la vaccination contre la Covid-19.

Maïté Hubert M’Toumo est au micro de Chantal Horn :

Maïté Hubert M’Toumo : « On comprend bien que l’Etat est embarrassé. Donc il cherche à inventer des histoires pour, encore une fois, criminaliser toutes nos actions et diaboliser le collectif ».

La répression dénoncée

Pour les militants, s’ils font l’objet de tant de répression, notamment professionnelle, policière et judiciaire, c’est qu’ils sont dans le vrai. 

L’Etat français est aux abois. Ca confirme que notre position est juste, alors que nous affirmons que nous avons le droit effectivement de réclamer que l’on nous respecte, pour ce que nous sommes en tant que personnes, que l’on respecte nos professions, nos vie et nos corps.

Ce mouvement est la contribution du peuple guadeloupéen à la lutte internationale des travailleurs, contre toutes les oppressions, contre tous les mépris et contre leur prétention de dominer et de domestiquer les hommes et les femmes à travers le monde.

Gaby Clavier, secrétaire général de l’UTS-UGTG-CHU (Union des travailleurs de la santé) [Traduction du créole]

Eddy Ségur, secrétaire général de la FSU Guadeloupe et Gaby Clavier, secrétaire général de l’UTS-UGTG-CHU. • ©Rodrigue Lami

Les diverses interpellations et poursuites ont pour dessein d’intimider les personnes mobilisées, affirment les membres du Collectifs.

C’est de la répression ! Il faut bien comprendre ça ! Personne ne parle de ça, de l’accumulation de la répression qui nous vise depuis en juillet, de la somme de camarades interpellés et placés en garde-à-vue, le plus souvent 2 à 3 jours, exprès pour les terroriser. 

Maïté Hubert M’Toumo, secrétaire générale de l’UGTG [Traduction du créole]


« Absence de dialogue social« 

Les militants du collectif dénoncent aussi le silence des « partenaires sociaux », qui ne les reçoivent plus depuis plusieurs semaines, alors qu’ils sont mobilisés.
Pour faire bouger leurs interlocuteurs, Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG, prône le renforcement du mouvement, dans toutes les entreprises. Il l’a dit à Chantal Horn :

Jean-Marie Nomertin : « Les camarades dans toutes les entreprises doivent parler de leurs problèmes, de ce qu’ils vivent au quotidien, pour qu’on prenne conscience, avant de réfléchir à la manière d’amplifier le combat ».

Maïté Hubert M’Toumo, secrétaire générale de l’UGTG et Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG – 25/01/2022. • ©Rodrigue Lami


Le Combat

Pour ce qui est des causes de la mobilisation, les thématiques sont les mêmes que maintes fois entendues : les membres du collectif évoquent « la violence des mesures de suspension de contrats » au détriment de professionnels de santé qui « n’ont commis aucune faute » mais qui refusent la vaccination contre la Covid-19, mais aussi le non-respect des personnes qui expriment un avis contraire à la parole gouvernementale, ou encore la pollution de l’environnement et l’empoisonnement des populations par le chlordécone et, par ailleurs, le système scolaire qui « ne répond pas aux besoins du territoire« .

Quant à la légitimité du mouvement, ils la revendiquent et comptent mener leur combat, « pour régler les problèmes des travailleurs et du peuple« , « jusqu’au bout » :

S’il y a des Guadeloupéens que notre mouvement dérange, nous pouvons comprendre cela. Mais nous nous luttons, d’accord, parce que la majorité de notre peuple a décidé. A partir du moment où la majorité de ton peuple a décidé, c’est ce que tu dois retenir et c’est ce qui est important.

Maïté Hubert M’Toumo, secrétaire générale de l’UGTG [Traduction du créole]

Le Collectif a organisé un meeting à Port-Louis, mardi soir. Des mobilisations sont annoncées pour jeudi et samedi prochains.

Conférence de presse du Collectif, sur le parking devant le CHUG – 25/01/2022. • ©Rodrigue Lami

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