Jeudi 10 juillet, le tribunal a rendu son jugement concernant des faits datant de 2014 pour les 5 postiers et postières du 92. Ce jugement est très lourd et très favorable à La Poste puisqu’iels sont tous reconnuEs coupable de dégradations. Iels sont tous condamnés à des amendes à verser à La Poste.
Deux d’entre eux sont jugés coupables de violation de domicile professionnel, et Gaël Quirante est condamné à 6 mois de prison avec sursis avec 5 ans de mise à l’épreuve pour des violences à l’encontre du chef de la sécurité. Des violences qu’il a toujours niées et qui n’ont pas été précisément établies lors du procès du 12 juin dernier.
Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce ce jugement qui va bien au-delà des réquisitions. La justice a donc voulu frapper fort en défense de la direction de La Poste et contre des syndicalistes qui défendent les conditions de travail des postiers et postières. Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien aux 5 camarades réprimé·es, Dalila, Brahim, Gael, Mohamed et Yann, que ce jugement cherche à faire taire et combat la criminalisation de l’action syndicale comme toute répression des mouvements sociaux.
Orléans, le 11 juillet 2025
Beaucoup de colère et autant d’indignation. Voilà les sentiments qui animaient Gaël Quirante et ses camarades de Sud Poste 92, ce jeudi, à la sortie du tribunal judiciaire de Paris. Une enceinte dont les cinq syndicalistes sont repartis avec une condamnation pour leur participation, les 13 et 20 février 2014, à une occupation du siège de La Poste, rue de Vaugirard, à Paris.
Relaxés d’une partie des faits de dégradations qui leur étaient reprochés lors de ces deux journées d’action, les cinq syndicalistes sont en revanche tous condamnés à des amendes de 500 à 800 € pour avoir détérioré la porte tambour du bâtiment. Gaël Quirante, figure du syndicat, est également condamné à 6 mois de prison avec sursis pour des violences commises sur la responsable de la sécurité du siège de la poste. Des violences que l’intéressé a toujours contestées et qui n’avaient pourtant pas été précisément établies lors du visionnage des images de vidéosurveillance, à l’audience du 12 juin dernier.
Enfin, les intrusions au siège, les 13 et 20 février 2014, lui valent également une condamnation, comme son ex-collègue Yann Le Merrer, pour violation de domicile. « Ce jugement est sévère mais il est surtout politique, gronde Gaël Quirante qui affirme au passage qu’il ne mettra pas dix jours pour faire appel de cette décision. Le but est de nous mettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête pour nos luttes à venir, on veut tout simplement nous détourner de nos activités. »
Alors que de simples peines de travail d’intérêt général avaient été requises contre l’ensemble des prévenus, ces derniers s’étonnent de voir le tribunal être allé bien au-delà. « C’est un jugement qui défend les puissants et la direction de La Poste » tacle Gaël Quirante.
Sur l’action civile, les cinq postiers devront s’acquitter d’un euro symbolique pour le préjudice matériel de La Poste et de 1 000 euros chacun au titre des frais de procédure que le groupe a exposés pour sa défense. À cette somme, Gaël Quirante devra ajouter les 1 800 euros qu’il est condamné à verser à l’ex-responsable de la sécurité pour son préjudice corporel et moral. « J’ai toujours été mauvais en calcul mais ça fait beaucoup, ironise le syndicaliste. L’addition est vraiment salée. »