Le NPA du Loir-et-Cher et le NPA du Loiret appellent à rejoindre nos cortèges lors des manifestations qui se tiendront
le samedi 24 janvier, à 10h,
Sous-préfecture de Vendôme et Mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle.
Le 16 janvier 2025, c’est dans le Loiret avec faste que le groupe Brandt a choisi de célébrer les 100 ans de la marque, 9 mois plus tard, c’est le placement en redressement judiciaire, pour s’achever par la fermeture de tous ses sites de fabrications.
La région centre concentre les deux principales structures de fabrication 350 salarié-es à Saint-Jean-de-la-Ruelle, 100 salarié-es à Saint-Ouen. Le groupe Brandt, c’est aussi les marques De Dietrich, Sauter et Vedette.
Pour calmer l’anxiété ouvrière d’un côté la direction affirmait que ce redressement judiciaire n’a pas de conséquences sur l’activité du groupe, ni sur ses salariés, cela se termine par la fermeture du groupe France et l’envoie du personnel à France Emploi.
Brandt France est passé par nombre de redressements judiciaires. Les salarié-es ont bataillé pendant de longs mois pour sauver leurs emplois. Malgré cela des centaines d’emplois ont été perdus et usines disparues à Aizenay, Lyon, La Roche sur Yon, Nevers, Lesquin.
Face au nombre limitait de repreneurs, le seul projet réellement abouti était celui d’une reprise en SCOP, soutenu par les syndicats, l’État (5 millions d’euros) et les collectivités territoriales, dont la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole (5 et 6 millions d’euros).
Il était porté par le groupe Revive dirigé par Cédric Meston, qui prévoyait de conserver environ 380 postes sur 656, répartis sur les 3 sites.
L’objectif était de maintenir l’activité pendant 1 an à 18 mois, le temps de pivoter les lignes de production sur d’autres types de produits plus rentables, comme des drones, oui à la guerre, non aux gazinières.
Le tribunal de commerce de Nanterre n’a pas validé le projet, jugé insuffisamment viable faute de financement solide. En effet, les propositions financières avaient une valeur politique et symbolique, mais aucun engagement ferme n’était formalisé juridiquement.
L’État, la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole, ont vite tourné casaque ; aucune nouvelle proposition. Ils entérinent la fin de Brandt, laissnt les salarié-es à leur triste sort, celui du chômage.
Si l’État, la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole pensaient réellement que Brandt était essentiel et devait survivre, ils auraient pris en charge le groupe par la protection de l’état, et sa nationalisation.
Nous ne pouvons accepter la fermeture de Brandt et appelons à l’interdiction des licenciements. Le NPA du Loir-et-Cher et le NPA du Loiret appellent à rejoindre nos cortèges lors des manifestations qui se tiendront le samedi 24 janvier, à 10h, sous-préfecture de Vendôme, et à 10h, Mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle.
