NPA Loiret

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SAUVONS LA ZONE HUMIDE DE MARIGNY LES USAGES (LOIRET) !

A l’appel de SPLF 45 (Collectif pour un site protégé entre Loire et Forêt), le NPA 45 était présent à la visite de la zone humide de Marigny les Usages le 11 janvier et remercie ce collectif pour l’organisation et le travail pédagogique fourni afin d’expliquer l’importance de cette zone (carottages de terre à l’appui!).

Qu’en retenir?

Qu’une zone humide filtre les pesticides! Bel avantage de nos jours.

En effet l’eau y circule lentement, ce qui laisse le temps aux particules de se déposer et permet les processus chimiques et biologiques propres à ce milieu (biodégradation, photodégradation, transformations dans des sols pauvres en oxygène), processus qui contribuent à casser et à transformer les molécules de pesticides. En aval d’une zone humide, l’eau ressort donc avec des concentrations en pesticides nettement diminuées. En ces temps de surpollution agricole, cette zone apparaît donc comme une «énorme éponge à pesticides collective».

Mais, comme d’habitude, quand quelque chose de collectif fonctionne, pour les capitalistes et leurs ami.e.s, notamment les élu.e.s de la Communauté urbaine Orléans Métropole présidée par le très droitier Grouard, cela représente forcément un manque à gagner… 

Voilà donc qu’il ressortent des cartons un projet qui n’a pas trouvé de candidats depuis le dernier PLU, un projet qui prévoit l’urbanisation d’une grande partie du site, ce qui entraînerait la destruction d’un peu plus de 20 ha des zones humides!

Pour quoi? Pour qui? Pour quelques rares emplois dans des d’entrepots automatisés? Pour les bénéfices particuliers de quels investisseurs fortunés?

Il y a déjà dans les environs 450 ha artificialisés pour l’industrie du luxe et ses actionnaires, industrie privée qui est loin d’être un modèle en terme de consommation de ressources. Autant de terres naturelles, forestières et de zones humides qui ne remplissent déjà plus leur fonction de capture du CO2 ou de filtre à pesticides.

Même en imaginant passer outre les considérations écologiques (imaginons…), cela  semble insensé de construire dans cette zone, à côté d’une méthanerie et de ses risques de pollution, voire d’explosion et avec de si faibles garanties de stabilité des bâtiments (la baisse régulière de la nappe de Beauce qui passe dans le sol provoque de plus en plus de fissures dans les bâtis).

Ajoutons que tout cela augmentera certainement le trafic de poids lourds sur cet axe déjà saturé.

En nous offrant au passage une bonne louche de CO2 alors que, non loin, des voies ferrées attendent patiemment la Saint Glinglin pour être remises en état.

Tout cela est bien déraisonnable et complètement contraire à l’éthique écologique qui devrait tou.te.s nous animer. Ce n’est pas comme si nous ne connaissions pas les conséquences sanitaires des pesticides, nous ne sommes plus en 1970…

Mais voilà, questionnez-les et les « responsables » irresponsables vous répondront qu’en contrepartie, la métropole prévoit des mesures de « compensation écologique » visant la restauration d’environ 20,4 ha de zones humides sur d’autres sites du même bassin versant (Oxylane et SIBCCA). Ouf…

A ce petit détail près que, la DREAL ayant complètement sous-estimé leur surface, ces zones humides existent déjà !

Et cela sans parler de l’absurdité même de cette loi  de « compensation » qui décide d’un coup de crayon de remplacer un écosystème par un autre, sans tenir compte de la réalité des espèces vivantes qu’on tue alors en oubliant de leur expliquer qu’elles seront, on imagine, compensée ailleurs …

Bref, il s’agit donc de pertes de zones naturelles utiles à tou.te.s pour des projets incertains à buts individuels et lucratifs.

Le NPA 45 s’y oppose donc fermement et rappelle que la lutte paie: le projet de village Décathlon à Saint-Jean-de-Braye, porté par la famille d’ultra-privilégiés Mulliez, a déjà été annulé compte-tenu de la mobilisation populaire et de la loi sur l’eau.

Alors, agissez. Dans un premier temps, exprimez-vous sur ce lien: toute question demandera réponse et c’est du nombre de vos questions que naîtra l’indécision des élu.e.s.

https://www.orleans-metropole.fr/enquete-charbonniere

ou par courrier électronique :

spu@orleans-metropole.fr

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Cette entrée a été publiée le 21 janvier 2026 par dans BIODIVERSITE, ECOCIDE, ECOLOGIE, LOIRET, ZAD.