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Trump : un « Conseil » contre l’Onu !

C’est vers l’Onu qu’il faut se retourner et singulièrement remettre au centre du débat public la résolution de l’AG de l’ONU du 18 septembre 2024.

Trump : un « Conseil » contre l’Onu

Le « Conseil de la paix » a été lancé à Davos le jeudi 22 janvier.

Cette institution était supposée initialement piloter la phase de transition, de reconstruction et de stabilisation de Gaza dans le cadre du plan en 20 points adopté par le Conseil de sécurité de l’Onu dans sa résolution 2803.

Présidé par Donald Trump celui-ci s’est octroyé les pleins pouvoirs notamment le droit de véto sur toute décision, choix des membres, décision d’exclusion d’un membre etc. Les Etats invités par Trump peuvent devenir membres permanents sous réserve de verser une somme d’un milliard de dollars sous le contrôle de Trump. La paix devient une marchandise conformément à la « diplomatie transactionnelle » promue par Trump. Celui-ci a même déclaré que l’Onu était paralysée – en omettant de rappeler le nombre de vétos émis par les EU – et que son « Conseil » serait une solution plus efficace pour régler tous les conflits dans le monde, pas qu’à Gaza.

La France invitée à rejoindre le « Conseil de la paix » a déclaré qu’elle « n’entend pas donner de suite favorable » à ce stade à l’invitation reçue car il « soulève des questions majeures ». Notamment le fait d’en faire une instance rivale de l’Onu et de ses principes. Une position salutaire, une fois n’est pas coutume. La France n’est pas seule, la Norvège et l’Espagne ont déclinés l’invitation et l’UE a émis de sérieux doutes quant à la compatibilité de la charte de ce Conseil avec la Charte de l’Onu.

Un comité exécutif du « Conseil de la paix » a été mis en place comprenant des proches de Trump choisis par lui. Netanyahu est membre du « Conseil » alors que la CPI a lancé un mandat d’arrêt contre lui. L’impunité assurée !

Deux autres institutions prévues dans le plan en 20 points sont sous le contrôle de l’exécutif : le « Comité national pour l’administration de Gaza », une autoritécivile transitoire palestinienne technocratique apolitique et la « Force internationale de stabilisation » chargée de la sécurité et du démantèlement des groupes armés. Sans surprise la démilitarisation ne s’applique pas à Israël bien qu’elle occupe la moitié de la bande de Gaza, viole tous les jours le cessez-le-feu et poursuit son œuvre génocidaire.

La paix ne pourra jamais prévaloir dans ces conditions et le nettoyage ethnique des Palestiniens va se poursuivre à Gaza ainsi qu’en Cisjordanie où les destructions, assassinats, expulsions, pillage, déplacements de population se poursuivent tous les jours.

C’est la mise sous tutelle inacceptable des Palestiniens, exclus des décisions politiques, du néocolonialisme décomplexé. Ceci en contradiction totale avec le droit international.

Et pourtant la résolution de l’AG de l’ONU du 18 septembre 2024, votée par une très large majorité de 124 Etats dont la France dit clairement comment aller vers une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens : fin immédiate de l’occupation, démantèlement des colonies, instauration d’un Etat de Palestine pleinement souverain sur la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est comme capitale et des exigences de réparations. Elle indique aussi les moyens de faire appliquer cette résolution : l’application de sanctions par les Etats contre Israël, la puissance occupante.

Conformément à la Charte de l’Onu, au droit international, à son droit à l’autodétermination, il appartient au peuple Palestinien à se gouverner lui-même sans ingérence extérieure.

C’est vers l’Onu qu’il faut se retourner et singulièrement remettre au centre du débat public la résolution de l’AG de l’ONU du 18 septembre 2024.

Robert Kissous,

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Cette entrée a été publiée le 25 janvier 2026 par dans ONU, TRUMP Donald, USA.