Cette interdiction a été officiellement notifiée le 1er avril à 21h à la fédération Musulmans de France par la Préfecture de Police de Paris.
Dans un message publié sur la plateforme sociale américaine X, la députée et Présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale , Mathilde Panot a dénoncé une décision « scandaleuse », pointant l’incapacité supposée de l’État à garantir la sécurité d’un événement d’ampleur. L’élue s’interroge notamment sur le motif avancé par les autorités : un risque d’attentat visant la communauté musulmane.
Cette interdiction a été officiellement notifiée le 1er avril à 21h à la fédération Musulmans de France par la Préfecture de Police de Paris. L’arrêté invoque un contexte international jugé sensible, susceptible d’exposer les participants à une menace sécuritaire.
Toutefois, cette justification est contestée par les organisateurs et leur avocat Maître Sefen Guez Guez, qui dénonce un motif « de pure forme » et affirme que cette décision « ne trompera personne ». Selon lui, l’argument sécuritaire apparaît comme une décision tardive, prise à la veille de l’événement, après plusieurs mois de préparation.
Dans ce contexte, une procédure d’urgence a été engagée. Un référé liberté a été déposé devant le Tribunal administratif de Paris, qui a fixé une audience ce vendredi 3 avril à 9h, soit quelques heures avant l’ouverture prévue du salon à 15h.
En attendant la décision judiciaire, les organisateurs maintiennent les préparatifs sur le site du Bourget. L’issue de cette audience sera déterminante pour le maintien ou non de cet événement majeur, qui rassemble chaque année plusieurs dizaines de milliers de participants.
La Rencontre des musulmans de France est un salon rassemblant pendant quatre jours conférences, expositions et stands commerciaux destinés à la communauté musulmane.
Organisée par l’association Musulmans de France, l’édition 2026 reste suspendue à une éventuelle décision du tribunal administratif alors que l’événement n’avait pas eu lieu physiquement depuis 2019.