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Colère partout dans le sud de l’Europe face à l’austérité

… En Espagne…
Les coupes sociales et les mesures d’austérité provoquent des remous sociaux dans toute la péninsule ibérique.
En Espagne, la réforme du marché du travail, adoptée vendredi par décret, a suscité une première vague spontanée de protestation.
À la Puerta del Sol de Madrid, haut lieu de la mobilisation des indignés, des centaines de personnes se sont réunies vendredi soir pour protester contre la réforme.
Qualifié d’«historique» par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, le décret est la dernière tentative de Madrid de freiner l’avancée du chômage, qui semble irrépressible. À 22,85% de la population active, le taux espagnol bat tous les records du monde industrialisé.
L’exécutif entend favoriser l’embauche en rendant les CDI plus attractifs. Outre quelques incitations fiscales, la réforme abaisse les coûts des licenciements et autorise des baisses de salaires unilatérales dès que l’entreprise traverse une mauvaise passe. Cela ressemble à deux gouttes comme celles proposées par Sarkozy.
Grève générale en suspens
La manifestation de vendredi, non autorisée, a été dissoute violemment par la police alors que les protestataires s’approchaient du Parlement.
Les syndicats, critiqués par les manifestants, qui les jugent trop timorés, n’étaient pas représentés Puerta del Sol.
Il faut dire qu’en septembre 2011, les syndicats avaient appelé à une grève générale contre les mesures d’austérité de l’époque de Zapatero premier ministre socialiste.
Suite à cela au lieu de s’appuyer sur cette grève générale réussie, les syndicats avaient été négocier et signer un pacte qui entérinait les mesures d’austérités socialiste, bravo la confiance…
Comisiones obreras (CCOO) et Union general de trabajadores (UGT) entendent canaliser la colère sociale dimanche prochain: une «mobilisation générale» est convoquée et des cortèges seront organisés dans toute l’Espagne.
La possibilité d’une grève générale, elle, reste en suspens. Les syndicats devront compter sur une opposition radicale anticapitaliste.

…au Portugal…
«La plus grande manifestation depuis trente ans» a rassemblé samedi 300.000 personnes à Lisbonne, selon la CGTP, le principal syndicat. Lors d’un long discours, le secrétaire général de la centrale s’en est pris à la fois à la troïka (Commission européenne, BCE et FMI), chargée de contrôler l’application du plan de sauvetage, et au gouvernement, accusé de soumission.
Plusieurs fois, Arménio Carlos a été interrompu par les manifestants lorsqu’il citait le nom du premier ministre, Pedro Passos Coelho. «Gatuno! Gatuno!» («Voleur!»), scandait la foule. Mis également en cause, le ministre des Finances, accusé de porter atteinte à la «dignité» et à la «souveraineté» des Portugais.
Lors d’un échange avec son homologue allemand, Vitor Gaspar avait remercié Berlin pour avoir accepté un «ajustement» du plan financier.
Prônant une renégociation de la dette, Carlos a réclamé une hausse du smic portugais, établi actuellement à 485 euros brut. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 29 février.

…en Grèce
Quelque 40.000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique contre le programme de rigueur que s’apprêtent à voter les députés au Parlement, bâtiment devant lequel des incidents ont éclaté entre des groupes de jeunes et des policiers, a-t-on indiqué de source policière..
A Athènes, la manifestation a drainé des familles entières.Les manifestants avaient commencé à affluer sur la place de Syntagma en début d’après-midi afin de protester à l’appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le privé et l’Adedy pour le public, ainsi que de la gauche radicale, contre l’adoption prévue après minuit d’un plan de rigueur.
Celui-ci prévoit une dérégulation du marché du travail, condition que posent UE et FMI pour maintenir la Grèce sous perfusion et au sein de la zone euro.
A Salonique, deuxième ville grecque, la manifestation a commencé dans le calme. Des milliers de personnes se sont rassemblés dans le centre avant de marcher dans la ville.

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