NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits! Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

EN POLITIQUE : COMMENT GLISSER SUR L’INSECURITE…

Régulièrement, nous recevons les principales interventions des élus communistes au conseil municipal, rappelons qu’ils sont élus sur une liste unitaire avec le Parti Socialiste, dès le premier tour.
Mais de l’eau est passée sous les ponts, maintenant ils sont la vraie gauche, promis jurés, sauf à la région où les mêmes élus communistes doivent leurs postes au Parti Socialiste, et appliquent sans broncher la politique d’austérité du PS.

A chaque délibération nous avons un commentaire de l’intervention des élus de l’union de la gauche les plus revendicatifs, donc : Délibération n°6 : sécurité et tranquillité publique.

Si la communication de la droite sur cette question est lamentable, anti jeunes, stigmatisant envers les habitants des quartiers populaires et répressive, l’intervention des élus communistes est honteuse ; elle ne fait pas seulement le jeu de la droite, mais c’est un tissu de mensonge, voici l’intervention comme elle nous est parvenue :

« CONSEIL MUNICIPAL D’ORLEANS DU VENDREDI 25 JANVIER 2013

PRINCIPALES INTERVENTIONS DES ELUS COMMUNISTES

Délibération n°6 : sécurité et tranquillité publique.

Cette question est d’une grande importance car elle concerne la vie quotidienne de nos concitoyens, au jour le jour. Comme nous l’avons déjà dit, à plusieurs reprises, nous ne nions pas ce qui a été réalisé, mais nous tenons à attirer votre attention sur le changement de la nature de la délinquance et de l’insécurité.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des trafics en tout genre, avec une économie souterraine qui prend une ampleur inquiétante. Ces problèmes se sont déplacent à l’intérieur des quartiers (La Source) avec de gros points noirs bien connus de tout le monde. Pour nous, et nous persévérons dans nos propositions: Il faut plus de moyens humains sur le terrain. En particulier, des éducateurs ( des vrais) qui soient véritablement sur le quartier.

Egalement, il est urgent de prendre en considération la situation sociale et économique. Quand la précarité, les difficultés sociales et le chômage se développent, quel terreau favorable pour ces trafics!
Enfin nous souhaitons attirer votre attention sur d’autres formes, de plus en plus présentes, de délinquance et d’insécurité: les violences faites aux femmes et les agressions sexuelles ( les trois salariées d’ONET en sont la démonstration) dans un silence oppressant.

Un bilan positif nous est présenté, comme à chaque fois, mais au delà de ça, est ce que les orléanais se sentent protégés et tranquilles, sur la voie publique par exemple, on peut dire que ça va, mais quand on est dans la rue nous ne sommes pas dans un monde de bisounours pour autant, la rue est un peu agressive, il y a des comportements qui ne valent pas le coup de porter plainte, mais qui sont mal ressentis .

Et porter plainte n’est pas si simple, cela prend du temps, il faut apporter des preuves, des fois il faut revenir, etc… Nous avons demandé un commissariat de proximité dans les locaux que la mairie a acquis rue des Carmes, pas de réponse positive. Et ce bilan que vous nous présentez il est à quel prix, car la mairie, parce qu’elle en a les moyens, joue pour une bonne part le rôle de l’état, qui se décharge petit de ses obligations en matière de sécurité publique, c’est à dire que les orléanais paient 2 fois pour leur tranquillité, qui reste relative.

Et enfin une dernière chose, nous sommes choqués quand nous prenons le tram par exemple, que partout vous affichiez haut en couleur, que chacun risque une amende s’il n’est pas en règle, cette culpabilisation affichée comme ça : les gens ne sont pas des voleurs ! Si les transports en commun étaient gratuits, on en serait pas là. »

Déchiffrons les remarques des élus communistes « Comme nous l’avons déjà dit, à plusieurs reprises, nous ne nions pas ce qui a été réalisé, » Un bon point pour Montillot est sa milice donc, mais « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des trafics en tout genre, avec une économie souterraine qui prend une ampleur inquiétante. Ces problèmes se sont déplacent à l’intérieur des quartiers (La Source) avec de gros points noirs bien connus de tout le monde. »
L’équipe Grouard-Montillot n’aurait pas dit mieux, ils doivent boire du petit lait. Nos élus communistes sont inquiets, ils savent tout  «  des points noirs » mais ne font rien, ne disent rien alors que les populations des quartiers sont menacées. Où alors c’est qu’ils ont aucunes preuves pour étayer leurs accusations et font de la surenchère à la démagogie de Grouard.

Mais plus grave est l’amalgame fait :  « Enfin nous souhaitons attirer votre attention sur d’autres formes, de plus en plus présentes, de délinquance et d’insécurité: les violences faites aux femmes et les agressions sexuelles ( les trois salariées d’ONET en sont la démonstration) dans un silence oppressant. »
On savait comment les populistes se servent d’affaires graves pour lancer des accusations à la vindicte populaire. Que doit-on comprendre, que les trois salariées d’ONET  ont étaient agressées dans les quartiers, par des délinquants.

Il n’en est rien ces femmes ont été agressées sur leur lieu de travail. Voilà comment on dénature la lutte exemplaire de ces 3 femmes, qui avec le soutien du collectif des femmes mènent des actions, en portant plainte,  se mobilisent contre leur patron.

C’est de la basse politique, de la récupération, minable.

Continuons : « sur la voie publique par exemple, on peut dire que ça va, mais quand on est dans la rue nous ne sommes pas dans un monde de bisounours pour autant, la rue est un peu agressive, il y a des comportements qui ne valent pas le coup de porter plainte, mais qui sont mal ressentis . Et porter plainte n’est pas si simple, cela prend du temps, il faut apporter des preuves, des fois il faut revenir, etc… »,

Là on est en pleine parano, sur la voie publique ça va mais on n’est pas dans le monde des bisounours, la rue est un peu agressive, mais c’est pas simple de porter plainte, cela prend du temps, et en plus il faut amener des preuves pour porter plainte, encore heureux. Avec le KGB cela allait un peu plus vite.

Mais nos élus qui sont toujours communistes ont trouvé la parade « Nous avons demandé un commissariat de proximité dans les locaux que la mairie a acquis rue des Carmes, ». On ne parle plus des vrais éducateurs exigés plus haut, sans parler de la petite contradiction de la fin sur le coût de l‘ouverture de se commissariat « Et ce bilan que vous nous présentez il est à quel prix, car la mairie, parce qu’elle en a les moyens, joue pour une bonne part le rôle de l’état, qui se décharge petit de ses obligations en matière de sécurité publique, c’est à dire que les orléanais paient 2 fois pour leur tranquillité, »

Il n’y que sur la fin que nous sommes d’accords avec nos fiers chevaliers de la sécurité publique, sur les transports « Si les transports en commun étaient gratuits, on en serait pas là. » Vieille revendication du NPA, encore une récupération.
Il est navrant de voir ceux qui se piquent d’être la vraie opposition à la droite locale, faire de la sur enchère démagogique. Comment les populations des quartiers populaires peuvent-elles faire la différence entre ces discours qui, au final, ne font que renforcer le tout répressif de Montillot.
Les élus communistes, dernièrement ont déclaré qu’ils voulaient présenter une liste de vraie gauche aux prochaines municipales, on commence à connaitre le contour de leur programme sur la sécurité : c’est le tout répressif, une main tendue au Parti Socialiste qui, avec Valls au ministère de l’intérieur , sont sur la même ligne.

Les anticapitalistes sont loin de cette politique répressive des couches populaires. Pendant que l’on a que l’insécurité comme seul programme politique, on masque les attaques du capital contre les salariés. Face à la misère, au chômage, il faut lutter contre l’austérité et les licenciements.

2 commentaires sur “EN POLITIQUE : COMMENT GLISSER SUR L’INSECURITE…

  1. Dominique LEBRUN
    4 mars 2013

    Bonjour,

    J’ai eu connaissance de l’article sur votre site local, qui met en cause la combativité des élus communistes, dont je suis. J’espère que le fait que les élus communistes rendent compte de leur mandat n’est pas un reproche, car nous considérons au contraire que c’est un devoir, et que c’est aussi une question de transparence vis à vis des citoyens. Ceci se faisant dans le respect de notre indépendance sachant qu’il a fallu se battre pour cela, il s’agit pour nous de porter la voix de ceux qui souffrent et qui luttent, et nous sommes d’ailleurs présents à chaque fois qu’il le faut, notamment dans les divers rassemblements et manifestations. C’est aussi dommage que vous ne veniez jamais voir au conseil municipal, où régulièrement la hargne anticommuniste qui fait mal est ressortie par certains certains élus de droite. Sur la question de l’insécurité que vous évoquez, oui nous dénonçons l’économie souterraine, et nous faisons la démonstration qu’elle est liée à l’aiguisement de la crise du capitalisme, et la mairie laisse souvent faire, pour tenter de justifier ses projets (comme rue des Carmes). Nous défendons le droit à la tranquillité qui passe aussi par le droit à l’emploi, au logement et au respect, entre autres. Et nous défendons les salariées d’ONET qui sont agressées pas simplement dans les mots, mais aussi sur le terrain. Nous avons aussi obtenu que soit affiché dans bon nombre d’endroits publics (écoles, etc) les dispositifs existants pour les femmes victimes de violence. Quant à la gratuité des transports en commun, nous défendons cette revendication et vous aussi, et je ne vois pas en quoi le fait que le NPA défende aussi cette revendication nous interdirait d’en parler: au contraire le fait que des élus la portent ne lui donne que plus de crédibilité, c’est d’abord à la population que nous pensons.
    Concernant votre conclusion nous n’intervenons pas uniquement sur la sécurité comme vous le laissez à penser, et nous luttons aussi contre l’austérité et les licenciements, nous serons d’ailleurs encore demain mardi 5 mars dans la rue avec les salariés et tous ceux qui souffrent de cette politique gouvernementale, que nous dénonçons d’ailleurs à chaque conseil municipal, fusse t’elle menée par un gouvernement socialiste.
    Et je pense qu’aujourd’hui tous ceux qui combattent le capitalisme ont plutôt besoin de se rassembler, plutôt que de chercher à se nuire, même si l’on est pas d’accord sur tout; C’est en tout cas ce à quoi les communistes travaillent.

    Dominique LEBRUN
    Conseiller Municipal d’Orléans
    Animateur du Groupe Communiste et Progressiste
    tel: 06 50 49 38 93

  2. Camarade,

    Bonsoir, nous ne voyons pas en quoi notre article, basé sur la retranscription de votre intervention au conseil municipal sur l’insécurité, remet en cause la combativité des élus communistes.

    Aucun reproche n’est fait non plus sur le compte-rendu de leur mandat. Nous ne nous doutons pas du fait que vous ayez dû vous battre pour imposer votre indépendance car vous aviez fait une drôle d’alliance aux municipales.

    Si vous aviez fait le choix de regrouper tous les opposants locaux à la droite et à la sociale démocratie cela aurait été plus clair et productif pour tous ceux qui luttent auprès des opprimés de notre ville, d’ailleurs nous nous retrouvons dans divers rassemblements et manifestations côte à côte.

    Vous n’avez pas à nous convaincre de la hargne anticommuniste de la droite locale, nous les connaissons trop bien ; il ne faut rien attendre de ces individus réactionnaires.

    N’allez pas sur le terrain des faux procès ; n’essayez pas de détourner notre article de sa seule critique envers votre intervention au conseil municipal sur l’insécurité.

    On peut la relire dans tous les sens, l’article du NPA ne fait que pointer un dérapage sur cette question de l’insécurité.

    Vous, qui êtes attachés au débat, faites des propositions et les soumettez à la contradiction devant la société. Il ne faut s’offusquer de remarques d’une autre organisation, qui à son niveau, veut participer à cet échange politique.

    Nous avons quelques propositions bien plus claires sur les causes de l’insécurité ; et tenons à dénoncer le climat malsain qu’entretient la droite locale sur cette question et la gauche sociale libérale au gouvernement, par l’intermédiaire du fils de républicain espagnol actuellement ministre de l’intérieur.

    Grouard veut expulser des familles de leur logement au prétexte qu’un des enfants à de graves problèmes, Valls expulse des jeunes enfants scolarisés, et c’est l’extrême droite qui gagne.

    Ce n’est pas avec plus de policiers, plus de répression, ni plus de prisons que l’on résoudra le problème de l’insécurité, et ni avec vos propositions faites au conseil municipal.

    Dans notre article, il est faux de dire que nous concluons sur le fait que vous n’intervenez que sur l’insécurité.
    Vous parlez de se rassembler pour combattre le capitalisme « même si on n’est pas d’accord sur tout ». Parfaitement d’accord, mais quand on n’est pas du même avis que vous sur l’insécurité, vous pensez que l’on vous nuit ! Cela commence mal, le débat c’est aussi d’écouter d’autres avis.

    Il y a bien d’autres choses avec lesquelles nous avons des désaccords, l’interdiction des licenciements, le nucléaire, la guerre au Mali, Notre dame des Landes, l’application du cadencement à la SNCF par la région centre, etc. ; cela n’empêchera pas de continuer à débattre d’un autre monde débarrassé du capitalisme et de comment y arriver.

Répondre à Dominique LEBRUN Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 20 février 2013 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, idées, local, partis, transports gratuits.