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Le pouvoir Algérien trouve du travail pour les chômeurs: la prison!

algé

Pour avoir organisé un sit-in devant le bureau de main-d’œuvre local, 23 chômeurs de Laghouat sont accusés «d’attroupement illégal, d’incitation à attroupement et de destruction de biens d’autrui». Les peines requises pour des faits, somme toute, mineurs vont d’une année à 5 ans de prison ferme.

Les chômeurs du Sud de l’Algérie ont battu le rappel des troupes. Ils sont venus de Ouargla, Oued Souf, Ghardaïa, El Bayadh, Oued Rhiou, Relizane et Touggourt pour apporter leur soutien à leurs camarades qui ont comparu, mardi 5 mars, devant le juge du tribunal de Laghouat, transformé en forteresse imprenable par des escouades de policiers aux regards soupçonneux et scrutateurs.

Massés sur le trottoir en face du tribunal avec banderoles, ils crient leur rejet de l’exclusion et de l’injustice. Ils revendiquent principalement leur droit inaliénable à un emploi, mais aussi l’arrêt des brutalités policières et des arrestations qu’ils n’arrêtent pas de subir.

Les contrôles policiers à l’entrée du palais de justice sont stricts et rigoureux. A l’intérieur de la salle d’audience, ils sont 23 prévenus à s’entendre dire par le juge qu’ils sont accusés «d’attroupement, d’incitation à attroupement et de destruction de bien d’autrui». En fait de destruction, il s’agit du démantèlement de la grille en fer forgé de l’Agence nationale pour l’emploi (ANEM).

Cela remonte au 20 février dernier lorsque des dizaines de chômeurs s’étaient rassemblés devant les locaux du bureau de main-d’œuvre local.  Les chômeurs, universitaires pour la plupart, avaient brûlé publiquement leurs diplômes.

Le rassemblement ,qui était pourtant pacifique, a fait l’objet d’un assaut de la part de policiers qui n’ont pas hésité à se jeter sur les protestataires.

En fin d’après-midi, le juge met le verdict en délibéré jusqu’au 12 mars pour les prévenus.

L’aberration dans l’accusation c’est que ces peines demandées excèdent la limite prévue par la loi dans de tels cas, qui vont de 6 mois à 3 ans de prison. Cinq ans de prison ferme c’est bien au-delà de ce qui est prévu par la loi, s’indignent les avocats.

Un autre groupe de 19 chômeurs comparaît devant le juge à Hassi Messaoud. Au moment où les scandales de corruption enflent dans le pays, montrant comment des milliards de dollars partent en pots-de-vin, la justice accuse les chômeurs du Sud d’avoir réclamé du travail.

Notre solidarité va à ces chômeurs en luttes et nous appelons à leur relaxe.

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