NPA Loiret

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RENCONTRE autour de la PALESTINE

Collectif Unitaire de Soutien à la PALESTINE d’ORLEANS                                 Jeudi 4 septembre 2014

DRAPEAU FLOTTANT

Vous avez été nombreux à venir manifester cet été contre l’offensive israélienne à GAZA. Une trêve est aujourd’hui en vigueur et nous nous en réjouissons. Elle demeure fragile. La situation de la population de GAZA est et reste catastrophique.
Le Collectif de Soutien à la Palestine, créé à l’occasion de ces manifestations, vous invite à faire le point sur la situation, partager et échanger  nos connaissances et nos motivations, envisager la suite à donner afin que les droits des Palestiniens soient enfin reconnus et mis en œuvre.
Pour cela, deux dates sont programmées, l’une au nord, l’autre au sud d’ORLEANS :

Vendredi 19 septembre  à 20 heures
salle Albert CAMUS à ORLEANS

venelle du Champ Saint-Marc ( donnant sur l’avenue Jean ZAY)

ou

Lundi 22  septembre  à 20 heures
Maison des Associations à ORLEANS-LA SOURCE (salle 12)
Place Sainte-Beuve (à côté de l’entrée du théâtre Gérard PHILIPE)

Ces deux dates se veulent aussi l’occasion de faire davantage connaissance. A bientôt.

 

DU CESSEZ LE FEU DURABLE A LA PAIX EN PALESTINE

Appel du Collectif Unitaire de Soutien à la Palestine (CUSP) d’Orléans

Une agression violente aux bilans humain et matériel désastreux

Du 8 juillet au 26 août, date du cessez le feu durable le bilan humain et matériel de la plus violente offensive qu’Israël a mené dans les territoires palestiniens depuis la guerre de juin 1967 est lourd : plus de 2.140 morts, plus de 11.000 blessés, près d’un demi-million de Gazaouis (le quart de la population) déplacés, près de 55.000 maisons détruites et/ou endommagés par les raids israéliens, dont au moins 17.200 totalement ou quasi-totalement détruites, selon l’ONU, au moins 100.000 personnes sans logement, des dizaines d’écoles et de centres de santé détruits et/ou endommagés, plus d’une centaine d’unités industrielles et de transformation rasés et/ou endommagés.

Au total, les dégâts causés par l’opération « bordure ou haie de protection » s’élèvent à plus de 6 milliards de $US et selon l’ONG israélienne Gisha, qui milite notamment pour la liberté de circulation des biens et des personnes depuis et vers Gaza, sans la levée du blocus la reconstruction des infrastructures détruites et/ou endommagées «prendrait 100 ans».

Une riposte citoyenne unitaire et pacifique à Orléans et ailleurs

Dès le début de l’agression israélienne contre Gaza, et qui est surtout une réponse à la constitution d’un Gouvernement d’union en Palestine, seize associations politiques, syndicales, culturelles et des droits de l’homme d’Orléans se sont constituées en un Collectif Unitaire de Soutien à la Palestine (CUSP). Tout au long du mois de juillet et les premières semaines d’août le Collectif a réussi à mobiliser de façon pacifique plus de 5000 citoyennes et citoyens

Cette mobilisation, qui a revêtu des formes diverses (rassemblements, marches, pétition, veillée et lecture de textes,…), a permis, avec celles réalisées dans plus d’une centaine de villes en France, en Europe et dans le monde, de contribuer à un cessez le feu durable ouvrant les perspectives à des négociations entre les représentants de la résistance palestinienne unie (gouvernement de l’Autorité palestinienne, Hamas, Fatah, FPLP, FDLP, Comité de résistance populaire,…) et de l’Etat d’Israël.

Les véritables données du problème

Il est utile de rappeler que les données du problème ne sont pas celles que les médias nous transmettent. Elles ne reposent pas aux seuls faits de lancer des roquettes sur Israël à partir de Gaza et pour Israël de riposter violemment par mer, terre et air contre la bande de Gaza.

La première des hostilités dont sont victimes les habitants de Gaza est ce blocus illégal et inhumain imposé par Israël depuis plus de 8 ans avec la complicité de l’Égypte, de l’UE et des Etats Unis. Gaza devenant ainsi cette vaste prison où s’entassent 1,8 million de personnes. Les effets de ce blocus sont incommensurables et débouchent, si la communauté internationale ne réagit pas et n’exerce pas de pressions sur Israël, à une véritable crise humanitaire à Gaza où le nombre d’habitants dépendant de l’aide alimentaire internationale a encore augmenté, pour atteindre plus de 75% de la population.

Déjà en 2012, un rapport de l’ONU mentionnait que Gaza ne serait « plus vivable » à l’horizon 2020, faute d’infrastructures économiques, sociales et culturelles suffisantes. C’est ainsi qu’au moins 800 hôpitaux et centres de santé devraient être construits et le nombre d’écoles devrait passer de moins de 500 à plus de 1200 unités.

A cela s’ajoute les problèmes d’accès à l’eau potable et à l’électricité (avant l’agression de juillet, près de 900 000 habitants de Gaza n’avaient pas un accès régulier à l’eau potable et près de 80 % de la population totale devait se contenter de 4 heures d’électricité par jour).

Les conditions pour instaurer une paix durable sans « radicalisme », ni « maximalisme »

Le Collectif Unitaire de Soutien à la Palestine (CUSP) d’Orléans considère que les conditions pour que les opérations similaires à celle menée dernièrement par Israël contre la Bande de Gaza ne puissent pas se renouveler et que les populations palestiniennes puissent, au même titre que les Israéliens, vivre, travailler et bâtir leur économie et leur société dans la paix et la sécurité au sein d’un Etat souverain, passe par ce que l’ensemble des forces palestiniennes dans un esprit consensuel et unitaire revendique depuis longtemps :

  • La levée du blocus avec notamment l’ouverture des frontières terrestres et aériennes avec Israël et avec l’Égypte. Cette revendication comme les autres n’est pas nouvelle puisque les Nations Unies ont régulièrement exigé la levée du siège, illégal du point de vue du Droit international. Elle est une condition nécessaire pour mettre fin à la situation humanitaire dramatique de Gaza. Pourtant la liberté de mouvements des biens et des personnes entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza avait déjà été stipulée en 2005 dans l’Agrément sur le Mouvement et l’Accès (AMA) signé entre Israël et l’Autorité Palestinienne.
  • la réhabilitation du port de commerce et la reconstruction de l’aéroport international de Gaza (détruit et fermé depuis la fin de l’année 2000): La construction d’un port et la possibilité d’un aéroport à Gaza avaient déjà été stipulées dans l’AMA, alors que leur réalisation effective n’a jamais suivi du fait de la position israélienne.
  • l’extension à 10 kilomètres de la zone de pêche au large de Gaza. Cette demande d’élargissement de la zone de pêche autorisée est « inférieure à celle envisagée (pourtant) en 1994 dans les Accords d’Oslo et faisant déjà partie de l’arrangement du cessez-le-feu en 2012 », comme le souligne la juriste Francesca Albanese, collaboratrice durant 8 ans de l’ONU.

Satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations palestiniennes est une condition primordiale

Ces demandes ne sont ni « maximalistes », ni « radicales », comme le prétendent certains médias en France, en Europe et aux Etats Unis d’Amérique, fortement influencés par la politique actuelle d’Israël. Ces exigences, correspondent à un minimum vital pour la population de Gaza et sont pourtant reconnues comme légitimes par l’ensemble des organismes internationaux. Ce sont ces revendications qu’Israël refuse depuis longtemps d’entendre et de satisfaire, démontrant une fois de plus le fait que même l’établissement des conditions pour satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations palestiniennes, comme ceux de pouvoir circuler librement, d’avoir un toit pour se loger décemment, d’accéder aux soins et aux médicaments, de se nourrir convenablement et de s’éduquer, est refusé au nom de sa prétendue « sécurité ».

Ce refus explique l’exaspération de la population de Gaza et des organisations palestinienne ainsi que le sentiment de résistance de plus en plus répandu chez les habitants, et ce malgré la violence de l’agression de juillet et du début du mois d’août. Cette exaspération est à rapprochée avec la formule du Palestinian Center for Human Rights (PCHR) dont le résumé est « Plutôt mourir que revenir à la situation antérieure » car sans justice, il ne peut y avoir de paix durable !

L’appel des structures de la société civile en Palestine

L’analyse de plusieurs organisations de la société civile de Gaza soulignait dès le 15 juillet avec pertinence que : « Sans pression et sans isolement, le régime israélien (…) continuera à perpétrer des massacres tels que ceux auxquels nous assistons pour l’instant et qu’il n’a nullement l’intention de mettre un terme à des décennies d’épuration ethnique, d’occupation militaire et de politique d’apartheid » en nous invitant « à rallier la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions afin de demander des comptes à cet État voyou qui se révèle une fois de plus si violent tout en bénéficiant pourtant de la plus grande impunité ». A ce titre l’extension de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) est un moyen efficace pour exercer de véritables pressions sur Israël, de contribuer à son isolement et de modifier le rapport de forces en faveur des Palestiniens et de ses droits fondamentaux.

La trêve n’est pas la paix à laquelle le peuple palestinien y a droit et

la mobilisation doit continuer et se renforcer

La résistance du peuple palestinien au déluge de feu de l’armée d’Israël et la mobilisation multiforme d’associations, organisations et syndicats à travers la France, l’Europe et le Monde ont permis d’aboutir depuis le 26 août à cette trêve durable. Mais cela ne signifie nullement que les conditions pour une paix durable avec le respect des droits fondamentaux des Palestiniens sont réalisées pleinement. Notre mobilisation et notre solidarité doivent être maintenues et confortées car

  • Le blocus allégé ne signifie pas la fin du blocus : il doit être levé et permettre la circulation des biens et des personnes à travers les frontières terrestres, aériennes et maritimes. A titre d’exemple, seuls les camions d’aide alimentaire ont réussi à franchir la frontière alors que les bétonnières et camions de matériaux pourtant nécessaires à la reconstruction des infrastructures économiques et sociales de Gaza ne sont pas encore autorisés
  • La colonisation des terres palestiniennes se poursuit dans le silence assourdissant des médias : la colonisation doit être stoppée et l’occupation des territoires palestiniens doit être brisée.
  • Des milliers de prisonniers dont des enfants croupissent encore dans les geôles d’Israël : leur élargissement est indispensable.
  • Les droits nationaux des Palestiniens et notamment la fin de l’occupation civile et militaire et le droit à l’autodétermination sont encore remis en cause : ils doivent être respectés.

Par nos manifestations, nos rassemblements et nos débats nous allons amplifier la campagne citoyenne du boycott d’Israël, de ses productions et de ses institutions et exiger des institutions de la France et de l’Europe (Gouvernements et Parlements) de véritables sanctions.

L’accord d’association de l’UE avec Israël doit être rompu ou tout au moins suspendu tant qu’il sera un Etat d’apartheid et ne respectera pas le droit international. La demande du rappel de son ambassadeur et la convocation de celui d’Israël par la France doit signifier à cet Etat voyou qui au nom de sa soi-disant « sécurité » a mené dans le passé proche et risque de le faire encore si la réaction de la communauté internationale est absente une entreprise systématique de destruction de la société palestinienne afin de l’empêcher de pouvoir revendiquer collectivement ses droits. La France et le gouvernement Hollande-Valls devront à ce titre soutenir la traduction des dirigeants politiques et militaires d’Israël, coupables de crimes de guerre devant la Cour Pénale Internationale (CPI).

Trêve durable ou pas, la lutte devra se poursuivre afin d’éviter qu’Israël ne se sente libre, à l’avenir, de bombarder, d’emprisonner, d’expulser, de tuer et de coloniser. Qu’il s’agisse de leurs droits nationaux ou de leurs droits les plus élémentaires, les droits des Palestiniens ne sont pas négociables et ne peuvent être sacrifiés sur l’autel des intérêts de l’État d’Israël et de ses alliés occidentaux et arabes. En d’autres termes, et comme le répètent depuis des décennies les Palestiniens et tous ceux qui sont solidaires de leur cause : sans justice, il n’y aura pas de paix.

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Cette entrée a été publiée le 18 septembre 2014 par dans Actualités des luttes, armée/police, économie, international, local, Palestine.