NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits! Mel de Contact : npa45@npa-mail.org

11 novembre, réhabilitons les fusillés pour l’exemple!

Fusillés

Pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple une trentaine de personnes se sont réunies mardi 11 novembre 2014 à 11h place de la République à ORLEANS à l’appel de la Libre Pensée, des Amis de l’Humanité, nu NPA, du PCF, du POI.  
Quelques 918 militaires français ont été fusillés pour l’exemple pendant la « Grande guerre ». La grande majorité n’a pas été exécutée pendant les mutineries de 1917, mais pendant la première année du conflit, de septembre 1914 à octobre 1915. 918 fusillés pour l’exemple : cela peut sembler statistiquement dérisoire par rapport aux 1,3 million de soldats « morts pour la France ». Mais cette pratique de l’état-major fait peser sur la troupe une menace permanente, quand bien même le recours aux exécutions capitales n’a jamais été systématique. Facilitée par le rétablissement des Conseils de guerre entre 1914 et 1916, la peine de mort est froidement réglementée par un décret de 1909. Une réglementation qui précise même les modalités du coup de grâce, administré « avec un revolver dont le canon est placé juste au-dessus le l’oreille et à cinq centimètres du crâne ».

Leur réhabilitation fait toujours débat, montrant une continuité de fait entre l’institution militaire capable de fusiller ses soldats et une République qui se refuse à en désavouer les actes. Durant l’entre-deux-guerres, quelques 40 soldats ont bien été réhabilités, au cas par cas. En juin dernier, une proposition de loi sur le sujet, portée par le groupe communiste, a été repoussée, malgré le soutien du groupe écologiste.

Les troupes coloniales françaises ont fait l’objet d’au moins deux cas de décimation – exécution d’un soldat sur dix tiré au hasard – sans passage par des conseils de guerre. 22 tirailleurs algériens et tunisiens ont ainsi été passés par les armes, en septembre et décembre 1914  Une inconnue demeure, qui dit les limites de toute enquête chiffrée : combien d’exécutions sommaires ont-elles été perpétrées sans ordre écrit ni trace ?

La réhabilitation ne saurait être juridique :

. car elle serait alors au cas par cas et ne déboucherait éventuellement que dans des années et pas

pour tous les fusillés pour l’exemple.

. car plus de 20% des dossiers des Conseils de guerre ont été détruits.

. car il n’y a plus aucun témoin de ces actes.

. car les dossiers qui restent ont tous été constitués à charge par les fusilleurs.

Comment dès lors pourrait passer une justice sereine et impartiale ?

La réhabilitation doit être collective :

. car il est impossible de différencier les cas des fusillés.

. car il faut appliquer le principe qu’il vaut mieux un coupable en liberté qu’un innocent condamné.

. car les soldats exécutés ont été fusillés collectivement par des pelotons d’exécution et devant les

troupes rassemblées.

. car ces assassinats par la France ont été faits pour terroriser la conscience collective des troupes sur

le front.

Nous demandons que la République rende hommage aux  fusillés pour l’exemple par tous moyens

qu’elle déciderait, pour que leur mémoire soit honorée et perdure dans l’histoire de notre pays.

11 nov 00411 nov 00911 nov 010

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 12 novembre 2014 par dans Actualités des luttes, armée/police, idées, local.