NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

L’avortement : un droit arraché de haute lutte

avortement

En 1975, suite à des mobilisations de masse puissantes, radicales et déterminées, la loi Veil autorise enfin l’avortement. En 1982 la poursuite du combat réussit à imposer le remboursement de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) par la Sécurité sociale.

Mais l’accès  à l’IVG reste restreint dans les faits. Dans les 10 dernières années on a pu voir 130 centres IVG fermés, la réduction des effectifs de l’hôpital et des capacités d’accueil ainsi que la fermeture de services dont ceux dédiés à la santé des femmes (centre IVG mais aussi maternités…). C’est une politique impulsée par la loi Hôpital Patients Santé Territoire de 2007 menée par Bachelot et  poursuivie par le gouvernement Hollande-Valls.

L’attente pour une consultation peut atteindre plusieurs jours ou semaines. Or le délai légal pour avorter est de 12 semaines de grossesse en France. Les femmes doivent alors renoncer à l’avortement ou le pratiquer dans des conditions difficiles, en se rendant à l’étranger.

Bientôt le gouvernement n’aura pas besoin d’interdire l’avortement ou bien de le dérembourser comme le réclame la droite et le Front National, puisque l’accès en sera tellement difficile que dans les faits les femmes n’auront plus droit à l’IVG!

Alors qu’il avait promis l’accès à la PMA (ensemble de méthodes médicales permettant la fécondation)  pour toutes, le gouvernement cède aux pressions de la droite et de l’extrême droite et discrimine les femmes lesbiennes et célibataires en restreignant l’accès à la PMA aux couples hétérosexuels.

Nous réclamons :

– L’abrogation de la loi HPST, un centre IVG dans chaque hôpital !

– Le remboursement intégral de l’IVG et de toutes les consultations nécessaires !

– Le droit à la PMA pour toutes les femmes !

C’est aux femmes de pouvoir choisir si et quand elles veulent des enfants, c’est la condition pour qu’elles puissent maîtriser leur corps et leur vie!

Permettre ce libre choix, favoriser l’éducation aux sexualités et aux contraceptions est nécessaire, or le gouvernement recule aussi sur ce plan!

Parce que la lutte pour le droit de choisir et contre l’ordre moral est indissociable de celui pour l’autonomie, nous exigeons le temps et les moyens de vivre sans perdre sa vie à la gagner.

Nous voulons reprendre l’offensive contre les politiques d’austérité, de destruction des services publics, de chômage, de précarité et de déréglementation du travail mises en œuvre par le gouvernement et dont les femmes sont les premières victimes.

femmes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 6 février 2015 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, femmes, idées, national, santé, services publics.