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Des tags revendiqués par l’extrême-droite en centre-ville de Gien

Nous reproduisons ici deux articles de la Rép du Centre (du 30/10/15 et du 3/11/15).

Le NPA 45 condamne fermement ces agressions et exprime sa plus grande solidarité avec tous ceux qui ont été visés.  Nous exprimons aussi notre colère contre ces guignols, dont la bêtise n’a d’égale que la misère intellectuelle.

no-pasaran


Des tags revendiqués par l’extrême-droite en centre-ville de Gien

« Immigrés assistés », « journalistes collabos », « communistes assassins »…

Autant d’inscriptions retrouvées sur différents bâtiments du centre-ville de Gien : local des syndicats, Restos du coeur, Journal de Gien…

Deux vitrines du local du Parti communiste ont aussi été endommagées, sans doute à coups de masse.

Sur chaque site ou presque, de nombreux autocollants du Renouveau français ont été retrouvés.

Les faits se seraient produits dans la nuit de samedi à dimanche dernier.


 

L’indignation après les tags diffamatoires commis en centre-ville de Gien

Le secrétaire de l’Union locale CGT, Philippe Jeauneau, et les militants se mobilisent suiteaux inscriptions (« Communistes assassins ») retrouvées, la semaine dernière, sur le local du syndicat.

Indignés, outrés, révoltés. Jeudi dernier, les membres de l’Union locale de la CGT ont reçu un coup de massue lorsqu’ils ont découvert cette inscription en lettres rouge sang, sur le mur de leur local : «Communistes assassins » (La Rep’ du samedi 31 octobre). Un tag réalisé dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre.

Hier, les membres du syndicat se sont réunis afin d’étudier « les suites à donner à cette affaire ». Ils ont déposé plainte à la gendarmerie et les militaires sont venus constater les dégâts. « On ne peut pas laisser passer ça, cela reviendrait à légaliser ce que ces personnes ont fait », s’exclame Alain Denis, militant CGT.

« L’expédition a dû être bien préparée » Cette affaire ne concerne pas seulement la CGT. « Immigrés assistés » ; « journalistes collabos » ; « antifas fils de pute »… D’autres inscriptions du même acabit que celle taguée sur le local du syndicat ont été retrouvées sur divers bâtiments du centre-ville : les locaux des Restos du coeur, de l’association Esperento, du Journal de Gien, du Parti communiste, un mur du parking de la rue Paul-Bert…

Pour le moment, aucun mouvement n’a revendiqué ces actes. Plusieurs stickers du Renouveau français ont été collés sur les locaux dégradés. Mais il reste à définir si ce groupuscule nationaliste est bel et bien à l’origine des faits. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Gien suite à plusieurs dépôts de plainte émanant de la municipalité et du Journal de Gien, notamment.

« Une atteinte à la démocratie » Philippe Jeauneau, secrétaire de l’Union locale CGT, condamne ces « actes fascisants, qui sont une atteinte à la démocratie ». Il estime que « dans le contexte actuel, où l’on accorde beaucoup de crédit au Front national, les groupuscules d’extrême-droite se sentent pousser des ailes ».

Selon le syndicaliste, les personnes qui ont commis ces actes « ont certainement une parfaite connaissance de la ville de Gien puisque les cibles sont clairement identifiées. L’expédition a dû être bien préparée. »

Une manoeuvre politique ? Après avoir insisté, plusieurs membres de l’Union locale CGT ont également été reçus, hier, par le maire de Gien, Christian Bouleau. Ce dernier leur a affirmé que la municipalité avait déposé plainte à la gendarmerie, dès la semaine dernière, pour l’ensemble des bâtiments lui appartenant (dont ceux accueillant les syndicats). D’autres sources avaient affirmé aux membres de la CGT que la mairie ne s’était pas occupée des locaux syndicaux.

Suite à ces actes malveillants, Christian Bouleau se dit « franchement scandalisé » et « triste pour la démocratie ». Il poursuit, prudent : « S’il est avéré que le Renouveau français est bien responsable de ces tags, il s’agit d’une manoeuvre politique visant à influencer les citoyens à cinq semaines des élections régionales. Ce n’est vraiment pas glorieux pour les personnes qui en sont à l’origine ».

Anne-Laure Le Jan

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Cette entrée a été publiée le 3 novembre 2015 par dans Actualités des luttes, antiraciste/antifasciste, local.