Un nouveau Préfet, du Loiret et de la Région Centre, vient de prendre ses fonctions. Nous souhaitons le rencontrer pour lui donner notre sentiment sur la situation faite aux jeunes mineurs et majeurs isolés étrangers dans notre département.
Nous tenons à linformer quil y a urgence à arrêter la spirale de dégradation de la situation de ces jeunes étrangers, autant dans leur prise en charge toute relative, que dans la remise en cause de leur identité par la justice et dans la non application de la loi concernant leur situation administrative lorsquils deviennent majeurs.
Nous voulons aussi lui faire savoir que lancienne majorité politique du Conseil Départemental du Loiret, a décidé de ne plus prendre en charge tout jeune mineur qui se présente à ses services, en prenant chaque mois, depuis juin 2014, un arrêté qui oblige chaque nouvel arrivant à passer par les services de police et donc, dans bien des cas à se retrouver à la rue, sans solution. Que cette même majorité a également supprimé les Accueils Provisoires Jeunes Majeurs pour lensemble des jeunes sous sa responsabilité. Enfin, que le dispositif A.J.I.L qui sest substitué aux APJM, afin de pouvoir assurer une continuité des projets scolaires et professionnels, est appliqué de façon très restrictive. Car outre les critères dattribution, cette allocation nest accordée quaux jeunes préparant un premier diplôme et étant en mesure de prouver leur situation de régularité sur le territoire français. Ce quils ne peuvent généralement pas faire, vu la façon dont sont traités leurs dossiers en préfecture.
Suite à la dernière élection départementale, nous attendions un changement sur ces décisions qui ont mis de nombreux jeunes dans la difficulté. Malheureusement la nouvelle présidence du Conseil Départemental continue la même politique dexclusion dune partie de la jeunesse, argumentant sur le fait que les restrictions budgétaires sont dues aux décisions du gouvernement et les obligent à restreindre les dépenses.
Rien ne saméliore pour ces jeunes, bien au contraire. Nous assistons à une dégradation de leur situation matérielle et psychologique grave, entretenue par le blocage de leurs dossiers en préfecture ou bien par des refus de séjour à répétition. Ils sont plongés dans un désespoir dont ils ne voient pas la fin.