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La Poste devenue Post-mortelle !

Ouais, bien morte et refroidie La Poste du facteur de Jour de Fête de Tati ; Et les guichets où on parlait dans l’hygiaphone, et même à l’ouverture des premières banques postale où il était loisible de dialoguer avec un conseiller ayant un pouvoir de décision… Ouais, ya bien longtemps… En fait non, pas plus d’un quart de siècle. Cette institution au service des français s’est transformer en un barnum capitalo-rendement-résultats-sous effectif-faut qu’la thune rentre.

Comme d’hab, les « bonnes » recettes viennent des Amerloks.

J’y était fin des années 80. « The U.S. Postal  » fonctionnait à merveille ; mais bon, dans le pays de la thune verte, fallait bien traire la vache, pardon, la cow. Donc, ça a commencé par des lettres qui arrivaient, qui n’arrivaient pas, ou qui prenant 15 jours pour traverser la ville ; le système s’est mis à sous traiter les colis, et comme personne n’était trop regardant en ce qui concerne les préposés, et bien la fauche a augmentée de manière stratosphérique – alors, le citoyen devenu client dégouté s’est tourné vers les DHL, Fed EX, UPS et autres rapaces qui reprirent le flambeau à des tarifs « industrie du luxe ». Comme le Postal System devenait déficitaire, on licencia à tour de bras, puis on embaucha des intérimaires… Bref, vous connaissez maintenant le principe ? J’espère mes chers suppos du TAFTA club ! (Aux U.S, ils s’étaient fait la main avant en démantelant le système de transport en commun des grandes villes, histoire de vendre de la bagnole et de construire des autoroutes).

La Poste-postmoderne

Et la France, pays du camembert, de la baguette, et des pieds pacqués, entonna à son tour le chant du Modernisme.

Un bureau de poste est devenu un caravansérail, où on peut tout acheter, il ne manque plus que le service bouffe au comptoir qui furent en leur temps des guichets. Quelques employés surmenés surnagent au milieu des machines à peser, timbrer ; le client fait tout le boulot, il empaquette, rédige, colle, pèse et surtout attend… Attendre dans un bureau de poste avec des téléviseurs qui distillent la bonne parole, c’est-y pas beau d’être mo derneu !

En plus, les managers (non plus les directeurs) de la poste se contre balancent du bien être de leurs clients-captifs.

Exemple ce matin à Gap. Je dois récupérer un recommandé. Au lieu qu’il soit au bureau centre ville, ben non, c’est à 2 ou 3 km du centre qu’il faut aller. C’est apparemment le centre de triage, et deux pierres un coup ; le crétin de client n’ayant pas le choix doit se taper une queue pas possible, pour enfin atteindre une pauvre employée au ras de la crise de nerf. Ils étaient 14 devant moi, foule résignée, j’ai renoncé. Comme c’est dans un quartier pavillonnaire, pas de transport en commun, faut conduire la tuture ; je ne vous parle pas des vieux sans véhicule, des chômeurs… DEMERDEZ-VOUS !

De toute manière à la poste centre ville, si ya 4 ou 5 employés c’est le bout du monde ; des nuées de clients, qui doivent alors payer Chronopost et autres surtaxés pour être certain que les lettres, plis, colis arriveront à bon port. Ces malheureux mal formés doivent se farcir un public de moins en moins compréhensible, car d’usagers ils sont devenus des clients et comme vous le savez le client est roi… Surtout en l’occurrence des cons, car….Il faut attendre, attendre et pendant ce temps là les Chadoks pompaient.

Ah ! La Banque Postale

C’est mon ennemie intime, cette banque qu’est poste toi de là que je m’y mette ! Ne vous avisez jamais d’avoir une dispute avec un ou une de ses employés, car, il se peut que vous aviez en face de vous un titulaire, qui est donc un fonctionnaire assermenté, ou, un sous traitant non fonctionnaire : mais comme il ne sont pas peint en bleu ou en rouge, faut faire gaffe. A Nantes suite à une algarade avec l’un d’eux, j’ai été assigné au tribunal. Heureusement que le juge a laissé tomber la plainte car ça frôlait l’abus de pouvoir…

J’ai eu l’idée un an après ce non-incident de vouloir ouvrir un compte, eh bien cela m’a été refusé. Le prétexte, c’est que La Poste garde des fichiers sur les personnes qui ont « créé des problèmes », tels que : écrire une lettre de réclamation, de protestation, ouvrir et fermer un compte plusieurs fois, avoir une embrouille avec un employé. Un compte à la Poste ça se mérite mon coco !

La Poste près (très) de chez vous

Il ya quelques années j’habitais une résidence, ou il était bien marqué sur la grille, la porte d’entrée et les boites à lettre : INTERDICTION D’ENTRER. Un jour je trouve un gusse qui bourrait ma boite. Je lui demande comment est-il entré ? Il me répond que La Poste lui a fourni un passe. Je vais donc voir le responsable du bureau de poste et là j’apprends qu’en toute illégalité, La Poste donne des copies des clefs des facteurs à des compagnies de distribution de tracts et autres pubs. Il est même assez choqué ce pauvre « manager » d’avoir un « client » qui lui pose plein de questions. Entre autres : sachant que le recrutement des employés de ce genre de business a un turn over abyssal, il est facile pour eux de copier les copies de clefs, et d’entrer en toute légalité pendant les mois d’été – époque bénie où le français jouie de ses congés payés ; et fric-frac la porte et adios l’écran plasma.

Pour en finir (mais non, je ne veux pas me suicider !)

Lorsque le facteur frappe à votre porte, et qu’en ouvrant vous refusez de prendre un recommandé, ce brave type doit signaler à l’autorité votre refus… Il se transforme donc en délateur gratuit, et ce refus suivra sa route pour aboutir sur un bureau qui… Allez savoir, mais qu’il est doux en France pour un oui, pour un non d’être « signalé » à tort et à travers par des concitoyens qui comme vous en ont marre de cette chape qui s’alourdie, qui s’alourdie et qui un jour très prochain va imploser !

]Historique :

Par la loi du 2 juillet 1990, la Poste sort de ce cadre. L’ouverture au capital en est donc la dernière phase de sa privatisation. Par cette loi, première étape, les PTT ont été scindés en deux entreprises : la Poste et France Télécom. Elles sont donc devenues deux établissements publics industriels et commerciaux (EPIC).

Et nous, les usagers ont s’est fait niquer… Vous me direz ce n’est ni la première, ni la dernière – Amen, que la Poste soit avec vous !

Georges Zeter/Avril 2016

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Cette entrée a été publiée le 19 avril 2016 par dans anticapitalisme.