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Ouvertures le dimanche: les ratés de la loi Macron

L’accord trouvé au BHV Marais reste une exception. Les négociations patinent aux Galeries Lafayette, les boutiques des centres commerciaux tirent le signal d’alarme

Le BHV Marais au secours du soldat Macron. En refusant de faire valoir son droit d’opposition à l’accord signé mardi, la CFTC a garanti que le grand magasin de la rue de Rivoli serait le premier à profiter de la loi Macron. Dès juillet, il ouvrira tous les dimanches, ce qui permettra de créer 150 emplois.

Une victoire en forme de cache-misère, neuf mois après l’entrée en vigueur de la loi. Les négociations patinent aux Galeries Lafayette, et elles n’ont même pas commencé au Printemps, alors que le ministre de l’Économie faisait des grands magasins du boulevard Haussmann l’emblème de son projet de libéralisation du travail dominical.

Pour ne rien arranger, un nouveau front s’ouvre pour demander un assouplissement de la loi. Les boutiques situées en centres commerciaux se plaignent d’être obligées d’ouvrir par le propriétaire, sans avoir leur mot à dire sur les horaires. Elles craignent pour leur pérennité en cas de multiplication des ouvertures de centres commerciaux le dimanche. Emmanuel Macron, peu enclin à une adaptation du projet phare de son passage à Bercy, reste sourd à leur requête.

Quatre ratés de la loi Macron

• Zara: un accord mais pas d’ouverture bd Haussmann

L’enseigne espagnole a signé en fin d’année un accord social lui permettant d’ouvrir tous les dimanches. Mais elle préfère laisser fermée sa boutique située près des Galeries Lafayette. Le grand magasin étant fermé, il n’y a pas suffisamment de chalands le dimanche.

• Printemps: négociations toujours pas entamées

Le grand magasin, rival et voisin des Galeries Lafayette, n’a même pas engagé de négociations d’entreprise après l’échec des pourparlers menés au niveau de la branche. Un éventuel accord aux Galeries Lafayette l’obligerait à ouvrir le débat.

• Fnac: obstruction des syndicats et de Macron

L’enseigne culturelle n’a pas à réussir à obtenir du ministre de l’Économie la dérogation sectorielle qu’elle réclamait, au même titre que celle existant dans le bricolage, le meuble et la jardinerie. Elle a réussi à obtenir un accord, mais les syndicats majoritaires ont fait jouer leur droit d’opposition.

Les dirigeants syndicaux des grandes enseignes ont les moyens de bloquer totalement la loi pro- patrons de Macron ! Pour cela ils doivent prendre en compte l’intérêt général des travailleurs et leurs souhaits et non les vagues promesses des gens du MEDEF !  Les travailleurs de SMART qui ont cru aux mensonges des patrons se retrouvent pour pas mal d’entre eux à pôle emploi aujourd’hui !

La trahison de la direction de SUD alors que plus de 51% des salariées étaient pour le rejet de l’accord est un coup de poignard dans le dos de ceux qui résistent aux manoeuvres PS-MEDEF !

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Cette entrée a été publiée le 9 mai 2016 par dans anticapitalisme.