NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Le coup d’Etat du 13 mai 1958 en France

Il va porter au pouvoir le général Charles de Gaulle et établir la Constitution d’Etat Policier ou monarchique qui nous régente actuellement; et dont tous les Présidents, Socialistes compris, se sont satisfaits !
Le 2 janvier 1956, l’Assemblée nationale dispose de 310 députés de « gauche » (151 PCF, 89 SFIO, 70 Radicaux) sur 550. Les électeurs ont voté à 56% pour une politique de progrès social et pour la paix en Algérie. Mais Guy Mollet (SFIO, le PS de l’époque) forme un gouvernement sans les communistes; avec Mitterrand comme Ministre de la justice !

Mitterrand est déjà aux manettes du pouvoir quand l’insurrection algérienne démarre, le premier novembre 1954. Mendès France, Président du Conseil – nous sommes sous la IVe République – en a fait son ministre de l’Intérieur. En réponse à la Toussaint Rouge, le premier flic de France fait dissoudre le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques de l’indépendantiste Messali Hadj. Quelques jours plus tard, Mitterrand tient un discours de fermeté devant les députés de l’Assemblée nationale. « L’Algérie, c’est la France » sera suivi par un : « Je n’admets pas de négociations avec les ennemis de la patrie. La seule négociation, c’est la guerre. » L’indépendance de l’Algérie ? Idée inconcevable à l’époque, même dans le camp de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance, petite formation politique de modérés gaullistes et socialistes, que préside Mitterrand. Ce dernier est plutôt partisan d’un colonialisme français à visage humain

 

Malgré cela et espérant influer sur la politique sociale, le 12 mars 1956, les députés communistes votent la confiance au gouvernement Guy Mollet et lui accordent les pouvoirs spéciaux pour l’Algérie: « Le gouvernement disposera en Algérie des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l’ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire ».

Mais dans les années suivantes, pas plus de politique de justice et progrès social que de paix en Algérie. Au contraire.

Le 8 février 1958, sous prétexte de détruire une base du FLN algérien, l’aviation française bombarde une localité tunisienne. Bilan: 69 personnes tuées dont 21 enfants.

Guy Mollet démissionne et le MRP Pierre Pflimin lui succède comme chef du gouvernement avec les voix socialistes et de la droite. Il évoque alors la possibilité d’une solution négociée en Algérie, ce pays en guerre qui entraîne dans les combats et la mort plusieurs milliers d’appelés du contingent et des dizaines de milliers d’Algériens hommes , femmes et enfants, et qui instaure de plus en plus la torture comme moyen de renseignement. Cette torture sera pratiquée bientôt à une echelle de masse sous le commandement direct d’officier ayant participé pour certains à la résistance à l’occupant nazi ! Pas de problème de conscience dans ce combat contre les « rouges » à part quelques individualités fortes comme le Général De La Bollardière mis aux « arrêts de rigueur » pour son « indiscipline » !

A Alger, le 13 mai 1958, une manifestation tourne à l’émeute contre la pouvoir. Avec la complicité des chefs militaires, un « Comité de salut public » s’installe dans la capitale algérienne, à caractère insurrectionnel. Le général Massu le dirige.

L'insurrection du 13 mai 1958

En Corse, des troupes putschistes venues d’Algérie débarquent. On parle de blindés et de parachutistes qui vont envahir Paris !

La crise est grave. Le général de Gaulle, homme de la droite et du grand capital, est lui « en réserve de la République ». Or, il possède des hommes sûrs en place à Alger dans le coup d’Etat, comme avec Chaban-Delmas, gaulliste de la première heure et ministre de la Défense et surtout Michel Debré homme de l’ombre tout dévoué qui glisse le nom de De Gaulle.

Le 15 mai 1958, depuis Alger, le général Salan, l’un des responsables du Comité de salut public et futur chef de l’OAS, en appelle à de Gaulle pour sauver la France. Le même jour, ce dernier se déclare « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».

Malgré l’énorme manifestation parisienne du 25 mai 1958, à l’appel du PCF, de quelques socialistes et de la CGT, le chef du gouvernement va démissionner. Il deviendra ministre d’Etat du général de Gaulle.

Le coup d'Etat du 13 mai 1958 en France

René Coty, président de la République, fait pression et proclame qu’il quittera ses fonctions si le général de Gaulle n’est pas désigné chef du gouvernement. Guy Mollet et la SFIO se rallient au général.

Le 1er juin 1958, Charles de Gaulle devient président du Conseil -chef du gouvernement-: 329 députés pour et contre 224. La droite et la SFIO dont Guy Mollet entrent au gouvernement. Le 4 juin, le Parlement est mis en congé. la IVe République française est morte.

Par référendum, la Ve Constitution est adoptée, celle qui nous régit actuellement. Le futur chef de l’Etat va devenir le maître suprême dont tout dépend.

Le 21 décembre 1958, le général de Gaulle, élu par un collège restreint de 80 000 grands électeurs, devient le premier président de la 5e République.

La CGT et le PCF avaient appelé à voter NON à la nouvelle constitution monarchique de la France.

Le coup d'Etat du 13 mai 1958 en France

journal communiste La Marseillaise

Le coup d'Etat du 13 mai 1958 en France

France-soir journal de droite

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 15 mai 2016 par dans anticapitalisme.