NPA Loiret

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La collecte des ordures de l’agglomération orléanaise :

Une affaire de fric pour les gestionnaires mais aussi pour les usagers !!!

Des tournées moins nombreuses, des jours de ramassage modifiés : après la réforme de 2010, les collectes connaissent un nouvel ajustement.

Il y avait « surqualité ». C’est du moins l’argument utilisé par le président de l’AgglO, Charles-Éric Lemaignen (Les Républicains), pour justifier le nouvel ajustement des collectes des déchets. Ramassages moins fréquents, jours qui évoluent : la révolution en marche arrière démarre… maintenant !

Concrètement, pour les déchets ménagers résiduels (poubelles vertes), les usagers qui étaient collectés trois fois par semaine ne le sont plus que deux fois (voire une fois de façon exceptionnelle, pour les maisons individuelles). Le centre d’Orléans et les secteurs denses d’habitat collectif sont épargnés par cette diminution. En particulier les rues commerçantes …Ben Dame ! Les usagers qui étaient collectés deux fois par semaine passent à une fois, dans la majeure partie des cas.

En ce qui concerne les poubelles multi-matériaux (jaunes), les habitants qui sortaient leur bac de manière hebdomadaire, ne verront plus le camion benne qu’une fois tous les 15 jours (même s’il y a, là encore, quelques exceptions).

Au-delà de ces nouvelles fréquences, le calendrier, les jours et\ou les créneaux horaires de collecte changent également. Pour six communes (*), les habitudes prises par rapport à la collecte de verre volent aussi en éclats. Fini le ramassage en porte à porte : tous les habitants devront désormais se déplacer dans les points d’apports volontaires.

Impossible d’être exhaustif quant à ces changements tant ils peuvent varier par secteur et en fonction du type d’habitat. L’AgglO a donc largement misé sur une vaste campagne de communication (avec une distribution de flyers dont il existe pas moins de 110 versions différentes)…..Sans oublier ceux qui furent loupés

Elle a notamment mis l’accent sur un point : la possibilité d’obtenir des bacs de plus grande contenance (240 litres au lieu des 120 litres actuels) pour ceux qui craindraient de voir leur poubelle déborder…..Mais où les mettre ? Près de 2.000 ont déjà été distribués en mai auprès des particuliers. Les poubelles sont remplacées gratuitement, sur simple demande. « Nous essayons parfois de raisonner les gens en leur suggérant au moins d’attendre deux semaines pour voir si ça va coincer. Mais nous parvenons parfaitement à faire face à la demande actuelle », déclare Thierry Cousin (LR), vice-président en charge des déchets.

Le sujet est « sensible ». Les élus en ont fait l’expérience en 2010. Alors ils jettent des chiffres à tout va pour justifier ce qu’ils appellent une « optimisation ». Taux moyens de présentation des bacs en 2015 : entre 56 et 62 %. Taux moyen de remplissage des bacs : entre 76 et 77 %.

Entre 350.000 et 500.000 euros d’économies

Charles-Éric Lemaignen évoque « le contexte économique », « la diminution des moyens financiers » et la nécessité de « passer chaque poste de dépenses au crible ». Il insiste sur le maintien d’un « service de qualité, ajusté aux besoins des usagers » et sur la « stabilité, depuis 12 ans, du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ».

Dès 2017 (en année pleine), entre 350.000 à 500.000 euros de moins devraient être jetés dans les poubelles… et réinjectés « dans la modernisation des équipements, notamment les déchetteries » (Sic !).

Les usagers ne sont pas d’accord pour payer une prestation qui est largement dégradée ! La moindre des honnêtetés serait de rembourser les sommes dument perçues aux citoyens et baisser les redevances à venir pour tous les usagers !

Quand aux salariès, déjà sous payés, qui assurent au pas de course ces ramassages gageons qu’ils ne verront pas leur rémunération augmentée et que leurs effectifs seront diminués d’autant pour satisfaire ces gestionnaires du capital !

C’est encore une fois « le miracle » de la décentralisation capitaliste et la « réduction de la dette publique » : ce sont les employés des collectivités qui trinquent et les usagers qui en font les frais !

 

(*) Chécy, Mardié, La Chapelle, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val et Semoy.

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Cette entrée a été publiée le 27 mai 2016 par dans anticapitalisme.