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La SNCF, le 27 mai, ne peut faire partir le TGV Niort-Paris… faute de contrôleur !

Loin des défaillances technologiques qui expliquent généralement les retards de ses trains, et sans parler des grèves, la SNCF a le plus grand mal à gérer son personnel au jour le jour.

Les « ruptures de caténaires» sont un grand classique à la SNCF pour perturber le trafic et clouer toute une nuit des centaines de passagers dans leurs trains. De même les incidents informatiques, qui conduisent à bloquer des aiguillages comme cela s’est produit vendredi 27 mai sur la ligne Paris-Bordeaux au détriment de 7000 voyageurs, tendent à devenir une habitude. Bien plus banal, mais tout à fait croquignolesque a été l’incident qui a empêché le TGV Niort-Poities-Paris de partir ce samedi soir: le contrôleur était introuvable. Impossible bien sûr de donner le signal de départ, pour des raisons évidentes de sécurité.

Au bout de dix minutes, sur le coup de 20 heures 30, les voyageurs ont eu droit à ce message laconique: «nous attendons le contrôleur que nous cherchons». Sur le quai, les trois ou quatre agents à casquette, que l’on avait pu voir en montant dans le train, s’étaient vite éclipsés. Seule restait une jeune fille à gilet rouge «SNCF Assistance» qui battait le macadam, ne sachant rien et expliquant qu’une CDD ne saurait être dans le secret des dieux. Et a fortiori elle ne saurait être contrôleuse.

Au bout de trois quarts d’heures une solution de repli fut enfin trouvée: on déshabilla Pierre pour habiller Jacques. Le TER (train express régional) qui devait relier Niort à Poitiers pratiquement au même moment fut immobilisé à Niort, et son contrôleur affecté au TGV. Non sans problème. «Les édiles de la région qui cofinance le TER ne seront pas contents quand ils apprendront qu’on a supprimé un TER». La solution paraissait pourtant de bon sens, avec cette compensation que le train à grande vitesse (TGV) dut s’arrêter à Saint-Maixent , ce qui n’était pas prévu initialement. Pourquoi n’y avait pas pensé plus tôt? «La décision relève de la direction régionale de Bordeaux», nous a-t-on dit, et dans la Gironde, on prend son temps pour réfléchir.

Fallait-il s’inquiéter pour le contrôleur qui n’avait pas pris son service? Avait-il eu un malaise de santé, était-il mort? Avait-il été la proie d’un mouvement irrépressible de faire grève, comme on répond à une soif insoutenable? Il restait en tout cas injoignable. «Un problème de commande d’agent», annonça-t-on alors dans les haut-parleurs grésillants de la SNCF, toujours aussi désagréables techniquement et qui habituellement débitent des conseils superfétatoires, «ne sortez du train que quand il est à l’arrêt, et sur un quai, etc».

Progressivement on crut deviner que le planning avait omis de prévoir un contrôleur à Niort! Arrivé à Paris, avec une heure un quart de retard, la version définitive est restée ouverte à toutes les interprétations: «Nous vous prions de bien vouloir accepter toutes nos excuses pour ce retard dû à l’absence d’un agent en gare de Niort».

Évidemment rien de tragique, un retard de 75 minutes n’a rien d’insupportable. Simplement le constat que les décisions à la SNCF ne sont jamais à grande vitesse et que ses agents éprouvent d’énormes difficultés à s’expliquer. Comme si leur patron Guillaume Pepy, ce grand coureur de micro et de caméras s’était une fois pour toutes arrogé le monopole absolu de la communication dans sa maison. Une entreprise dont la culture (et la propreté des toilettes) paraît décidément d’un autre temps.

Cet article du Figaro tape à son habitude à tour de bras sur les CheminotEs et la SNCF ! Mais tout à coup, curieusement, c’est Pépy qui est montré du doigt en fin de texte ! Une erreur ? Tout au moins une bavure et le journaliste risque peut-être de s’en rappeler !

La responsabilité totale revient en effet, pour ces incidents, à la direction SNCF et à Pépy en particulier qui ne devrait plus être à sa place depuis l’accident de Brétigny au moins ! Ailleurs, les responsables démissionnent quand ils ne sont pas immédiatement poursuivit par la justice (Belgique) ! A la SNCF Pèpy continue à casser ou à brader l’outil public en laissant se délabrer le réseau, en fermant des lignes, en supprimant trains, correspondances, matériels et agentEs et en offrant à ces derniers un « code du travail » de 1920. Est-ce aussi ce que pointe le Figaro en parlant de la « SNCF d’un autre temps » ?

 

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Cette entrée a été publiée le 31 mai 2016 par dans anticapitalisme.