NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits! Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Une autre banderille avant la mise à mort ?

Rassemblement devant l’hôpital de PITHIVIERS, Vendredi 10 juin à 18h30 !

La presse locale avait annoncé à grands renforts d’articles que la maternité de Pithiviers serait sans doute sauvée grâce au recrutement d’une gynécologue obstétricienne
qui allait permettre d’assurer une présence médicale 24h sur 24.
Le maire LR de Pithiviers s’était vanté de l’efficacité de son action alors que dans la réalité il avait pris acte de la fermeture
et avait fait quelques démarches de principes pour sauver quelques emplois. Rien de plus.
Une semaine après les inondations qui ont fortement touché la région de Pithiviers et ses habitants, à quelques jours de la fièvre de l’Euro de foot,
la nouvelle est tombée en deux temps. Hasard du calendrier…
Première banderille en début de semaine, la gynécologue recrutée par contrat par l’hôpital se voit notifier vertement
qu’elle n’aurait pas tous les diplômes nécessaires. Cela fait 30 ans d’exercice rayés brutalement 1/4 h après sa prise de fonction devant toute l’équipe
et sans ménagement par la direction.
De deux choses l’une, soit elle est en exercice limité et comment se fait-il qu’elle ait pu travailler des décennies sans que personne
(ARS, centre de gestion national, Ordre des médecins) n’ait rien noté, soit c’est un nouveau coup de poignard dans le dos car l’ARS veut la fermeture absolument.
Nous penchons fortement pour la deuxième hypothèse.
Deuxième banderille en milieu de semaine, l’ARS dans un communiqué rend public un arrêté de suspension des accouchements jusqu’à la mi-juin. Elle laisse généreusement une semaine à l’hôpital pour trouver un médecin. Le risque de la mise à mort devient une réalité car qui peut croire que ce petit hôpital va trouver, sans l’aide des pouvoirs publics, la perle rare qui satisfera l’ARS. Même si une sommité comme Israël Nisand, grand patron de la gynéco-obstétrique à Strasbourg posait sa candidature à Pithiviers, l’ARS de choc du Centre éplucherait son CV à la loupe pour bloquer son recrutement.
L’objectif, le seul, c’est la fermeture comme dans tant d’autres établissements.
C’est un objectif de rentabilisation du service public de santé poursuivi par tous les gouvernements de gauche comme de droite. Tous les prétextes sont bons : activité insuffisante, manque de médecins (organisé depuis des dizaines d’années par le ministère et certaines associations professionnelles médicales), coûts de fonctionnement, locaux, tout y passe. Et peu importe les conséquences pour la population abandonnée. Mais cette mise en scène macabre de l’ARS peut encore être bloquée.
A Decazeville la mobilisation de la population et des hospitaliers a permis que le ministère casse l’arrêté de fermeture (pris par l’ARS) de la maternité locale.
Même situation à Saint-Affrique dans l’Aveyron. C’est donc possible si la ministre de la santé le décide.

Sinon ce sera une validation de fait par Marisol Touraine de cette décision inique.
Nous ne nous faisons aucune illusion sur la volonté de cette ministre qui laisse mourrir à petit feu nombre d’hôpitaux publics faute de budget.
Sa seule satisfaction, le déficit de la sécurité sociale serait moins important que prévu !
Pas étonnant avec les milliers d’emplois supprimés, les services fermés et ceux qu’on laisse sciemment dans la galère.
Patients et hospitaliers vivent quotidiennement les effets délétères de cette politique régressive.
La région Centre, sa région politique, est classée comme la dernière en France à cause de ses déserts médicaux, l’avant dernière pour sa démographie médicale indigente.

Qu’a fait cette élue d’Indre et Loire, ministre de la santé depuis quatre longues années, pour corriger ce retard inacceptable ? La réponse est simple, rien !
Elle abandonne la population du Centre et les soignants en rase campagne.
C’est vrai que sur Tours la démographie médicale est comparable à celle de la région PACA, région la plus dotée en métropole.
Alors les autres départements et même les autres villes de l’Indre et Loire peuvent crever.
Madame la ministre n’a plus qu’une priorité, la réélection de son Président et sa petite place au ministère !
Pas sûr que ce soit en méprisant malades et hospitaliers qu’elle y arrive.
Reste la seule carte, la colère de la population et sa mobilisation.
C’est de cette façon que certains établissements ont échappé à la mise à mort programmée.
Alors ne laissons pas tomber l’hôpital de Pithiviers et les femmes de ce bassin de vie de 60.000 habitants. Demain soir, vendredi 10 juin à 18 h 30, à l’heure de la suspension imposée par l’ARS, un rassemblement est prévu devant les grilles de l’hôpital. Non les hospitaliers et les usagers ne baissent pas les bras. Nous ne gagnerons que les combats que nous mènerons !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 9 juin 2016 par dans anticapitalisme.