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Rémunération record en 2015 pour les patrons des 120 plus grandes sociétés cotées à Paris !

Ils n’oublient pas de se sucrer : Le salaire des dirigeants des entreprises cotées de l’indice SBF 120 a grimpé de 20% l’an dernier et atteint un record de 3,5 millions d’euros en moyenne. C’est le fruit de leurs multiples restructurations, baisses des effectifs, augmentation de la productivité et gel des salaires …pour le plus grand profit des actionnaires ! Le systéme capitaliste est vraiment pourri et il faut en changer !

La rémunération moyenne annuelle totale des présidents exécutifs du CAC 40 atteint quant à elle 5 millions d’euros, en hausse de 18%, « ce qui excède désormais la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 Smic par Proxinvest (soit 4,8 millions d’euros) », indique ce mercredi le cabinet de conseil aux investisseurs. Il précise que cette rémunération plafond souhaitée est désormais dépassée par 26 présidents exécutifs du SBF 120, contre 16 en 2014.

Pour ses calculs, Proxinvest tient compte de l’ensemble des formes de rémunération : salaire fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options et actions gratuites de performance à leur date d’attribution et intéressement en numéraire.

Des augmentations injustifiées (sic !).

Au sein du SBF 120, la hausse est principalement venue des actions gratuites de performance (+33%) et des rémunérations variables de court terme (+23%), tandis qu’elle a été de 4% pour les rémunérations fixes.

Proxinvest fait état de ses réserves sur ces augmentations au regard des performances économiques des sociétés en 2015. L’indice CAC 40 a progressé de 8,5% en 2015, le chiffre d’affaire cumulé a baissé de 3%, quand le résultat opérationnel et les bénéfices nets cumulés ont reculé de 7% et 11% respectivement, souligne-t-il.

Le patron de Sanofi en tête malgré le scandale de la Dépakine !

Pour la première fois depuis 2005, les cinq premiers du classement bénéficient d’une rémunération supérieure à 10 millions d’euros.

Le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt , arrive en tête avec 16,8 millions d’euros, dont 7,2 millions de « primes de bienvenue » octroyées sous la forme d’indemnités et d’actions gratuites de performance.

Gilles Gobin, fondateur de Rubis arrive en deuxième position avec 16,4 millions d’euros. Suit Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, avec 15,6 millions d’euros.

Le niveau de rémunération que ce dernier a touché à la tête de Renault a été rejeté au printemps dernier par les actionnaires, amenant le constructeur automobile français à en réduire de 20 % la part variable au titre de 2016.

Quatrième du classement, Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes , voit sa rémunération totale augmenter de 31% et atteindre 14,5 millions d’euros grâce à un programme « d’association au capital ». Il est le plus gros bénéficiaire d’actions gratuites parmi les dirigeants du SBF 120.

Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric arrive en cinquième place en raison de l’abandon de son régime de retraite supplémentaire . En effet, l’augmentation de 86 % de sa rémunération totale, qui a atteint 10,4 millions d’euros, pour 2015, s’explique principalement par la compensation financière liée à cette renonciation.

Source chiffrée AFP  commentaires NPA

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Cette entrée a été publiée le 16 novembre 2016 par dans anticapitalisme.