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HOMMAGE à Fidel CASTRO DIRIGEANT DE LA RÉVOLUTION CUBAINE

ORLÉANS 28 NOVEMBRE à 18h Place D’ARC

A 90 ans s’est éteint, le 26 novembre 2016, un des principaux leader de la Révolution cubaine. Son frère Raúl a annoncé son décès. Président de l’île pendant presque un demi-siècle, il a survécu à quelques 600 attentats perpétrés par la CIA.
Une grande partie de la population et de la jeunesse ne connaissent la Révolution cubaine qu’au travers de la légende qui entoure le « Che » belle figure souvent brandie en drapeau lors des manifestations sociales. Il nous revient de préciser pour l’histoire les évènements qui sont à l’origine de ces deux légendes.
En 1959 une Révolution armée et populaire renverse le dictateur Batista maître de l’ile pour le plus grand profit des USA : L’ile étant d’ailleurs surnommée « le Bordel des USA ».
1959 se situe dans la période des grandes révolutions nationales (Algérie 1954-1962, Vietnam 1946-1954 première révolution armée contre la France qui aboutira à la partition provisoire du pays en deux, etc.) et des indépendances obtenues au dépend des grandes puissances coloniales de l’époque : La France et ses possessions en Afrique et en Asie, l’Angleterre et ses possessions en Afrique et en Asie sans parler des protectorats issus de la décomposition de l’Empire Ottoman après la guerre de 1914-1918.
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C’est aussi la période où les révolutionnaires se réfèrent au marxisme et à la Révolution Russe bien que l’URSS post stalinienne soit déjà devenue une monstrueuse bureaucratie bien peu décidée à encourager les révolutions socialistes ! En butte aux conséquences de la guerre froide et uniquement obnubilée par sa volonté de desserrer l’étau international après l’échec de l’attaque de la Corée du Nord contre la Corée du Sud en vue d’une réunification du pays 1950-1953 (partition des accords de Yalta : Le Nord sous influence de l’URSS le sud sous influence des USA)   !
La construction d’une société socialiste à CUBA, à quelques kilomètres des côtes des USA, va se heurter à l’hostilité générale des nations capitalistes en pleine guerre froide et les USA après avoir tenté en vain de « reconquérir » l’ile : Le 15 avril 1961, 1500 cubains anti castristes, entraînés par la CIA dans un camp au Guatemala, débarquaient sur la plage de Giron dans la Baie des cochons.
Leur opération, pourtant longuement préparée, avec l’aval du président très mondialement encensé John F. Kennedy, devait lamentablement échouer. La plupart des rebelles furent arrêtés et renvoyés ensuite aux États-Unis. Pour le pouvoir cubain, il s’agit d’une agression de Washington contre Cuba et de la « première victoire du peuple cubain » contre l’impérialisme Yankee.
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L’isolement de Cuba va contraindre ses dirigeants à deux tactiques simultanées : Demander le soutien économique et militaire aux pays du « bloc soviétique » et faire alliance avec les forces en lutte pour leurs indépendances en Afrique, en Asie et en Amérique latine. C’est la création de la TRI CONTINENTALE.  

Décembre 1965, des leaders d’États non alignés, de mouvements de libération, originaires d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, se retrouvent à Cuba pour mondialiser la révolution. Nombre d’entre eux seront par la suite tués par la CIA. Stratégiquement, ce rendez-vous est un échec.  Peu avant la Saint-Sylvestre 1966 débarquent à La Havane les représentants de 82 pays ou mouvements de libération des trois continents Afrique, Asie, Amérique latine. Contournant l’embargo américain contre Cuba, certains militants clandestins sont arrivés par mer. Dans une capitale en fête, ils vont participer pendant quinze jours à une conférence hors norme débouchant sur la création d’un mouvement à leur image, la Tri continentale. Pour cette conférence, les invitations ont été adressées à la fine fleur des mouvements de la décolonisation et de la révolution. Comme l’a souhaité Fidel Castro, l’hôte de ce sommet, les « invités d’honneur » sont les Vietnamiens, qui résistent à la machine de guerre américaine en Indochine. Mais trois responsables de poids manquent à l’appel. Avec les dirigeants cubains, ils étaient à l’initiative de cet événement, estimant qu’un mouvement de solidarité devait voir le jour entre les trois continents. Qui sont-ils ? Le président algérien Ahmed Ben Bella, qui a été renversé par un coup d’État en juin 1965 ; Che Guevara, qui est parti combattre secrètement en Bolivie ; et enfin le Marocain Mehdi Ben Barka, principal artisan de la Tri continentale, enlevé à Paris deux mois plus tôt par des espions marocains.

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Au mois de septembre 1967, la guérilla Bolivienne se retrouve encore plus isolée et elle subit de lourdes pertes au cours d’une embuscade tendue par l’armée. Le 8 octobre, dans le petit village de La Higuera, le Che et deux de ses camarades tombent aux mains de l’armée. Un colonel bolivien et un Cubain qui travaille pour la CIA se rendent sur place en hélicoptère. Sur l’ordre des hautes instances, on décide d’exécuter immédiatement le Che et ses deux camarades Willy Cuba et Juan Pablo Chang. Un soldat bolivien accomplit la sale besogne les yeux fermés. Nous sommes le 9 octobre 1967, 13h10.

Cette période met un terme aux illusions d’un possible desserrement du blocus contre Cuba qui reste dépendant de l’aide du bloc soviétique. Le blocus est une réalité concrète malgré les votes majoritaires à l’ONU, les USA ont systématiquement appliqué leur véto, sauf lors de la dernière cession où la représentante d’Obama s’est abstenue ! Le blocus ne vient pas seulement des USA mais ces derniers l’ont étendu à « toutes les nations et entreprises passant outre » affichant par là clairement une volonté de représailles commerciales contre les entreprises qui oseraient passer outre avec Cuba.

Le socialisme cubain a donc largement échoué à cause des pressions impérialistes avec comme conséquences un durcissement de la politique interne calquée sur le modèle stalinien. Cependant les cubains ont pu largement apprécié une politique sociale sans pareil en Amérique Latine à savoir une santé gratuite, des transports gratuits et un taux de scolarisation impressionnant permettant à Cuba d' »exporter » des quantités de médecins vers les pays tout justes indépendants d’Afrique ou d’Amérique Latine en particulier au Nicaragua.

Aujourd’hui la meute de loups des exilés cubains aux USA hurle son bonheur et sa joie avec la même violence qui fut celle des émigrés royalistes français lorsque la Révolution française s’entre-déchirait ! Ils n’ont qu’une envie : rentrer au pays se venger et rétablir le système capitaliste voir le système quasi féodal d’avant 1959 ! Il est bien triste que ce concert soit rejoint par des « hommes de gauche ». Nous ne sommes pas étonnés par contre que la quasi totalité de la presse tourne déjà la page à Cuba : Cette presse « libre » est aux mains des plus gros financiers nationaux voir internationaux et ils savent bien ce que LA REVOLUTION veut dire !

« Hasta la victoria siempre companeros »

Communiqué du NPA Orléans le 28 Novembre 2016

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Cette entrée a été publiée le 28 novembre 2016 par dans anticapitalisme, international.