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La Grèce sous haute surveillance en 2017

Déjà tendues, les négociations entre Athènes et ses créanciers (UE, FMI) sur l’allégement de la dette s’annoncent extrêmement difficiles en 2017.

Affaiblie politiquement, l’Union européenne se serait bien épargnée d’un nouveau coup de théâtre grec. En annonçant de nouvelles mesures sociales, le premier ministre Alexis Tsipras a en premier lieu déclenché la colère des banquiers allemands. De quoi envenimer les négociations entre Athènes et ses créanciers (UE, FMI) qui s’annoncent périlleuses en 2017. En jeu, toujours et encore: l’allégement de la dette grecque qui pèse près de 180% du PIB.

 

Le capitalisme européen a suspendu le très modeste aménagement de la dette grecque en mesure de rétorsion …..

Contre toute attente, le fond de sauvetage de la zone euro (mécanisme européen de stabilité) a décidé, mercredi, de suspendre la mise en œuvre d’une première série de mesures visant à aménager la dette grecque. Très modestes, elles avaient pourtant été validées par les ministres des Finances des États de la zone euro – principaux créanciers d’Athènes – le 5 décembre. Mais l’Allemagne, soutenue entre autres par les Pays-Bas, n’a pas accepté la décision «unilatérale» d’Alexis Tsipras d’engager de nouvelles dépenses budgétaires sociales ! Car depuis qu’il a signé le plan d’aide de 86 milliards d’euros en 2015, le gouvernement grec est sous l’étroite tutelle de ses créanciers européens. Ce qui signifie qu’il ne peut pas prendre de décisions budgétaires sans les consulter. Pour Berlin, il en va de la confiance entre la Grèce et ses créanciers ; En vérité les banquiers et leurs actionnaires n’aiment surtout pas perdre de l’argent….quitte à mettre les peuples à genoux !

 

….. à l’annonce par Alexis Tsipras de mesures sociales sans avoir consulté ses « vampires de créanciers ». Ce serait la cause de la mauvaise humeur des banquiers !

C’est sans nul doute un coup politique d’Alexis Tsipras qui a perdu en popularité et qui doit donner des gages à un électorat de plus en plus remonté contre l’austérité et qui n’arrête pas de manifester. Aussi, le premier ministre a annoncé une prime de Noël pour les retraités les plus défavorisés (adoptée par le Parlement grec jeudi soir) ainsi qu’un report de la hausse de la TVA dans les îles de la mer Égée qui doivent faire face à l’afflux de réfugiés. Rien que de très normal en somme !

Alexis Tsipras est également bien conscient que l’Europe, qui doit affronter de nombreux défis politiques dont la montée des populismes (Brexit, référendum en Italie…), n’a pas intérêt à ce que le dossier grec s’envenime à nouveau.

La Grèce va-t-elle finalement obtenir ce léger allégement de sa dette?

Selon plusieurs sources, les discussions devraient rapidement reprendre entre les 19 États de la zone euro sur la base des analyses des trois institutions (Banque centrale européenne, Mécanisme européen de stabilité, Commission européenne) qui négocient avec la Grèce les réformes à adopter dans le cadre du plan d’aide. Dans une note préliminaire, elles estiment que ces deux mesures «ne devraient pas changer de façon significative les objectifs budgétaires (d’Athènes) en 2012 et 2018». La balle est donc dans le camp des 19 États qui doivent se prononcer à l’unanimité au sein du MES pour finalement mettre en œuvre ces premières mesures d’aménagement de la dette. S’ils ne parviennent pas à s’accorder, le dossier peut toujours monter au niveau des ministres des Finances, lors du prochain Eurogroupe, en janvier.

 

AUTANT DIRE QUE LE PEUPLE GREC N’A AUCUNE CHANCE FACE AUX BANDITS CAPITALISTES !

Il est certain qu’il y aura une nouvelle « crise » en Grèce…Tout est fait pour par les banques unies !

Ce nouvel épisode n’est certainement que l’arbre qui cache la forêt. Les négociations entre la Grèce, les créanciers Européens et le Fonds monétaire international (FMI) bloquent toujours sur les objectifs budgétaires qu’Athènes devra respecter sur plusieurs années. Et surtout, sur les mesures qui pourront être prises pour alléger significativement la dette publique après 2018. Le sujet reste controversé, en particulier pour Berlin. Mais c’est la condition pour que le FMI participe financièrement au plan d’aide. Et, ironie du sort, l’Allemagne et certains pays du nord de la zone euro veulent garder l’institution de Washington à bord pour des raisons de politique interne! Il en va en effet de la crédibilité du programme d’aide. Dans ces pays, chaque nouveau versement d’une aide financière au titre de ce programme est soumis à l’approbation de leurs parlements nationaux.

Il faut estimer que le dossier n’évoluera pas avant les élections allemandes, en septembre prochain. Il reste qu’Athènes aura probablement besoin d’argent frais avant, pour honorer ses dettes. Le pays doit en effet rembourser environ 3,8 milliards d’euros à la BCE en juillet 2017. Et, les créanciers ne débourseront pas une nouvelle tranche d’aide si la situation ne s’améliore pas… Un scénario qui rappelle de très mauvais souvenirs et qui est d’autant plus redouté que des élections se tiendront également en France, aux Pays-Bas et peut-être en Italie au cours de l’année 2017. ENCORE UNE ANNEE DE SOUFFRANCES POUR LE PEUPLE GREC ! MERCI L’EUROPE DU CAPITAL !

 

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Cette entrée a été publiée le 20 décembre 2016 par dans anticapitalisme, dette, international.