NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits!

Depuis dimanche, 01 janvier 2017, l’AgglO d’Orléans est officiellement devenue une communauté urbaine.

Mais qu’est-ce que cela implique pour les personnels ?

Quelles conséquences pour les agents mais aussi pour les usagers ?

 

L’eau, le tourisme, la voirie dont les certains usagers subissent encore les conséquences des « découpages », le stationnement dans des parkings couverts. Depuis dimanche, ces compétences sont officiellement tombées dans l’escarcelle de la communauté urbaine Orléans métropole. Mais qu’en est-il des agents qui exerçaient jusque-là ces services pour le compte des communes ?

« Rien ne change pour eux », ou presque, répondait Muriel Sauvegrain (LR), l’élue chargée des ressources humaines à la ville d’Orléans et à la communauté urbaine, interrogée mi-décembre.

Cela a été dit et répété, les éluEs se donnent un an pour organiser, dans le détail, l’exercice des nouvelles compétences, ainsi que le transfert des agents concernés, au 1 er janvier 2018.

« Dans l’intervalle, leur lieu de travail restera leur commune et leur patron restera leur maire », précise l’élue. Ils conservent aussi leur régime indemnitaire et leur statut pour un an encore…. Après on verra !

 

Des négociations sont en cours, depuis plusieurs mois déjà, pour arriver à un protocole d’accord sur les régimes indemnitaires, la durée légale de travail, le nombre de jours de congé, le système de protection sociale complémentaire, etc. Car les conditions sont très hétérogènes, déjà, entre la Ville d’Orléans et l’AgglO (par exemple, le temps de travail est de 1.607 heures par an à l’agglo, et de 1.580 heures à Orléans). Elles le deviennent encore plus lorsqu’on y intègre les autres communes.

 

« On va en arriver à des situations absurdes où des agents vont travailler ensemble, dans un même service, mais n’auront pas les mêmes régimes indemnitaires ! », s’insurge Éric Blanchet, représentant CFDT. « En transférant les compétences sans organiser le transfert des moyens, les élus ont mis la charrue avant les bœufs ! » Même indignation du côté de la CGT : « Inacceptable ! »

« C’est vrai qu’il y a encore beaucoup de travail, concède Muriel Sauvegrain, mais je n’ai pas d’inquiétude. Les craintes des agents sont légitimes. Maintenant, nous allons voir cela très précisément avec les communes, car chaque maire a gardé son dialogue social. Mais l’objectif, prévient encore l’élue, ce n’est pas forcément de tout unifier. Il va falloir conserver des systèmes intelligents… »

Méfiance et mobilisation le principe de ces « négociations » n’est évidemment pas de niveler par le haut le statut, les conditions de travail, les heures de travail voire les rémunérations par poste des personnels. Bien au contraire nos éluEs LR et PS vont « s’arranger » pour que les personnels trinquent « pour un service identique moins coûteux pour les administréES ».

Belles vaines promesses lorsque l’on se souvient, à titre d’exemple, que le maire d’Ingré fut élu pour que l’eau reste du domaine municipal face aux appétits de la Lyonnaise des Eaux….aujourd’hui c’est l’Agglo qui gère !

Inquiétude donc pour les salariéEs et les usagers qui devront se mobiliser pour s’unir, pour empêcher les « syndicalistes » aux stylos de signer des accords pourris, pour préserver et améliorer leurs statuts et nos conditions de vie.     

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Cette entrée a été publiée le 4 janvier 2017 par dans anticapitalisme, économie, local, services publics.