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Les 87 salariéEs du Centre de recherche de la Seita, à Fleury-les-Aubrais font des propositions !

Le 29 novembre 2016,   le britannique Imperial Tobacco, a annoncé sa volonté de fermer son centre de recherche fleuryssois ex-Seita.

L’entreprise a jusqu’à juillet 2017 pour trouver un repreneur, mais aujourd’hui les salariés ont leur propre idée pour sauver un maximum d’emplois sur le site de Fleury-les-Aubrais. Ce projet reviendrait à créer un « laboratoire d’analyse des produits chimiques, des produits du tabac, mais aussi de tous les produits dérivés, type e-cigarettes »,  expliquait Miguel Rey, délégué CGT, devant le site, le 11 janvier.

En clair, ce laboratoire indépendant, qui reprendrait l’activité des chimistes notamment, contrôlerait 93 produits contenus dans les cigarettes, autres que le goudron, la nicotine et le monoxyde de carbone, qui sont déjà contrôlés de manière « indépendante ».

« Seuls les cigarettiers eux-mêmes font ces contrôles-là, ajoute Nathalie Balberde, déléguée Unsa. Aucun labo indépendant en Europe ne réalise un contrôle chimique de la toxicité des autres éléments. C’est ce que nous faisions ici pour Imperial Tobacco (et les 35 usines de la marque, ndlr). On garderait alors notre expertise qui deviendrait indépendante des producteurs et trust des tabacs ! On attend désormais un rendez-vous avec le ministre de l’Industrie, et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, car c’est un projet de santé publique. Les élus locaux estiment d’ailleurs qu’il est pertinent. »

Une délégation d’élus du Loiret était ainsi reçue par le Secrétaire d’État chargé de l’Industrie, Christophe Sirugue, jeudi 12 janvier, à Paris. « Christophe Sirugue a pris deux engagements, indique le sénateur PS Jean-Pierre Sueur, cet après-midi,  dans un communiqué. En premier lieu, lui-même et ses collaborateurs reprendront contact au plus haut niveau avec le groupe « Imperial Brands » pour faire valoir les arguments exposés par les élus et les salariés, et de manière à ce que tout soit fait pour tenter d’obtenir la pérennité de ce centre de recherche. » Drôle de demande, faite à celui qui veut fermer, pour mettre sur pied un site indépendant qui le contrôlerait !

« En second lieu, poursuit le sénateur, il a indiqué qu’il continuerait de travailler, en lien avec le ministère des affaires sociales et de la santé, pour étudier la possible valorisation de ce centre de recherche par l’obtention du label « laboratoire certifié par l’État » en vertu d’une ordonnance de mai 2016 – ce qui constituerait un atout pour la pérennisation du site et rejoindrait un projet allant dans le même sens élaboré par des salariés du centre de recherche. »

Les salariéEs du centre ont intérêts à rester mobiliséEs car pour l’instant rien de clair n’est sorti de cette entrevue. Au coin du bois pointe la volonté de mettre en chantier INTERIVES grande idée de Lemaignan Président d’Orléans Métropole qui se verrait peut-être bien acquérir le site pour étendre « son » Interives ; d’autant qu’un labo de contrôle de produits chimiques prés de zones d’habitations ça peut faire désordre !

 

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Cette entrée a été publiée le 13 janvier 2017 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, économie, local.