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Sundrop : la ferme du futur fait pousser ses tomates à l’eau de mer

La société néerlandaise Van der Hoeven a fait sortir de terre, au sud de l’Australie, une serre de verre de 200.000 mètres carrés, entourée de 22.000 miroirs, qui produit sans pesticide et est gérée par ordinateur.

Sans énergie fossile, sans insecticides chimiques, sans eau douce, la Sundrop Farms en Australie, lancée fin 2016, fait sortir des tomates du désert grâce à deux ressources naturelles gratuites, le soleil et l’eau de mer, dans un complexe unique au monde. Elle a été présentée, au début de ce mois, au salon Fruit Logistica par son constructeur, la société la société néerlandaise Van der Hoeven.

Cette dernière, qui réalise 95 % de son chiffre d’affaires de 70 millions d’euros à l’exportation, « est en train de négocier un projet similaire en Arabie Saoudite », indique Peter Spaans, son directeur commercial. Pour cela il faut trouver des investisseurs car le coût de cette Sundrop Farm s’élève à 100 millions d’euros.

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200.000 mètres carrés de serre

Le prototype s’étend sur plus de 200.000 mètres carrés de serre en verre, entourée de 23.000 miroirs. Située près de la ville de Port Augusta, juste au-dessus du Golfe Spencer, elle a été construite dans un lieu réputé « trop stérile pour y faire pousser quoi que ce soit », explique Sundrop sur son site internet. Les travaux ont débuté en 2014 et la ferme a commencé à produire en 2016.

Sans pesticide et par ordinateur

« La technologie Sundrop n’utilise pas la nature, elle travaille en harmonie avec elle », explique l’entreprise. Les 23.000 miroirs attirent les rayons du soleil en les concentrant au sommet d’une tour, sorte de bouilloire géante. Portée à 800 degrés, l’eau de mer se dessale. La vapeur d’eau, sans cesse réutilisée, sert aussi bien à alimenter une turbine qui génère de l’électricité qu’à rafraîchir la serre et à irriguer les plantes. Celles-ci grandissent sur des substrats de fibres de noix de coco ou de roche volcanique enrichis d’éléments nutritifs. La ferme n’utilise aucun pesticide et est entièrement régulée par ordinateur.

Des tomates chères mais « meilleures »

Pour garantir ce projet, les investisseurs ont dû obtenir d’un des clients de Sundrop Farms un engagement sur le prix de gros des tomates à trois dollars le kilo sur 10 ans, a confié un proche des négociations. Ce qui est impensable en Europe, où le prix de base est plutôt calé sur une fourchette entre 1 et 1,50 euro. Van der Hoeven reconnaît également que la ferme a pu voir le jour grâce au « fort soutien du gouvernement australien », en plus des investisseurs. Elle garantit toutefois des « fruits et légumes qui poussent non seulement différemment, mais qui ont aussi un meilleur goût que la plupart de [leurs] concurrents ».

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Deux autres fermes produiront bientôt

Pour Sundrop Farms, « les pratiques agricoles existantes sont insoutenables ». La société estime que, d’ici 2050, la « hausse des populations verra une augmentation de 50% de la demande alimentaire ». L’eau se faisant de plus en plus rare dans les zones arides, il est impératif, selon elle, de développer de nouvelles manières de produire des fruits et légumes qui s’inscrivent dans le respect de l’environnement. Une solution que la société a déjà étendue au Portugal, à Odemira (Sud), où une serre fonctionnant à l’eau de mer a été implantée. Une autre a été mise en route dans le Tennessee aux Etats-Unis. Celles-ci devraient bientôt entrer en production.

 

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Cette entrée a été publiée le 2 mars 2017 par dans AGRICULTURE, anticapitalisme, écologie, économie, SOCIETE.