NPA Comité Orléans Loiret

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Pierre Laurent et le PCF ne lâchent pas « l’affaire » Jusqu’à quand le grand écart?

Mardi 28-02 au soir, à la Bellevilloise à Paris, ils ont poursuivit le combat pour le « rassemblement de la gauche », à l’occasion des deuxièmes Rencontres nationales de la campagne du PCF. Une déconstruction par le bout des candidatures étant « compliquée », le secrétaire national du PCF a proposé d’y parvenir par « le biais des idées et des propositions », en invitant les principales forces de gauche à débattre autour de ce mot d’ordre : « Notre ennemi, c’est toujours la finance ! ».

 

Le plaidoyer pour l’unité….pro Mélenchon !

 

Dans un long  plaidoyer programme les principaux élus du LOIRET du PCF argumentent sur leurs souhaits : « C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections

présidentielles et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche :

Une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une

gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités

et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les

Citoyens.

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années

en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui

s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se

bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la

jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour

de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la constitution

en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles.

C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de

candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons

Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif. »

une VIe République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle

à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour

les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le

récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à

l’avortement. Etc. etc. etc.

Tout est dit, jusqu‘à la revendication de la VIème République, et ça colle parfaitement avec le programme de JLM !

 

Pendant ce temps A. Chassaigne (PCF) et les cadres élus exhortent à une seule candidature à gauche pour éviter « une catastrophe »….pour eux et le parti !

 

Le chef de file des députés Front de Gauche-PCF, André Chassaigne, a encore exhorté à une seule candidature de « gauche anti-libérale » à la présidentielle, loin du repli sur les egos, pour éviter « une catastrophe » d’un second tour droite-extrême droite.

Insistant sur « une situation historique de risque terrible d’un second tour sans candidat de gauche – je ne place évidemment pas Emmanuel Macron à gauche – mais avec une droite extrême représentée par François Fillon et l’extrême droite », le député communiste a déclaré en conférence de presse « ne pas pouvoir comprendre qu’on ne fasse pas passer l’intérêt général » avant tout.

Alors qu’un accord entre le candidat socialiste Benoît Hamon et celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon semble inatteignable, M. Chassaigne a considéré que le « sens de la responsabilité collective devrait balayer tout le reste », mettant en garde « ceux qui se seront repliés sur leurs seuls discours et ego ».

Sans union devant « la catastrophe à conjurer », a encore averti cet élu du Puy-de-Dôme, « on regrettera demain si l’histoire s’écrit (…) avec un travail de démolition de toutes les conquêtes sociales et un contexte mondial de montée des populismes ».

 

Voilà tout est dit ! Avec une grande partie des élus qui doivent leurs sièges aux alliances de désistement voire d’union dés le premier tour avec le PS, la direction du PCF louvoie en faisant chanter la chanson de l’union aux militantEs ! Là pas de programme, une simple idée « l’anti libéralisme » et tout est dit !

Qui pourrait croire en effet qu’un Benoit Hamon puisse remettre en cause la loi travail en totalité bien qu’il fut parmi les députés PS « contestataires » ? Il a d’ailleurs clairement dit qu’il envisageait de « retirer » les articles les plus « néfastes » sans s’attaquer à la logique générale !

Qui peut aujourd’hui, légitimement, croire qu’Hamon, lâché par la quasi-totalité des ténors du PS et l’aile droite militante, en bute à l’irrésolution des PRG (parti radical de gauche, alliè eternel du PS, qui a suspendu son ralliement à une date ultérieure après d’éventuelles tractations sur une droitisation du programme) soit en position de force pour s’imposer face à JLM et surtout apparaisse comme un recours crédible face aux droites et à Macron ?

Alors quelle est la solution ? Dans certaines cellules PCF l’impasse est telle qu’il se murmure à vois haute que l’abstention ou le vote nul au premier tour serait une possible solution……..permettant peut-être par là, le sauvetage du « soldat » Hamon !!

 

Habituer militantEs et citoyens-nes à ne raisonner qu’en termes d’élections et d’éluEs conduit au rejet de la farce électorale que nous vivons aux désillusions, compromissions autres reniements : Ils font toujours le lit de l’extrême droite !

 

Dans cette cacophonie électorale où les éditorialistes et médias choisissent leurs candidats, où l’élite se moquait de l’élection de Donald Trump, sans se regarder dans la glace, où deux des principaux candidats ont usé et abusé de l’argent public sans que cela leur pose problème, où ces dérives de représentation politique risquent de jeter notre société dans un état de type fasciste… il reste la résistance.

La résistance passe par la mobilisation pour un autre discours : Celui de Philippe POUTOU, candidat ouvrier, dont le programme tourne le dos aux tenants du capitalisme.

La résistance c’est l’organisation des salariéEs sur leurs lieux de travail et les luttes, unitaires, qu’ils imposeront pour gagner et imposer leurs revendications.

 

NPA Orléans le 02 mars 2017

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Cette entrée a été publiée le 3 mars 2017 par dans anticapitalisme, présidentielles.