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Chez Danone, Pénicaud a gagné 25.000 euros de revenu par emploi supprimé

Après les révélations sur sa vente de stock-options lorsqu’elle était DRH de Danone, Muriel Penicaud a tenté d’étouffer l’affaire mais les faits sont têtus.

On croirait rêver : après les révélations de l’Humanité sur sa vente de stock-options lorsqu’elle était DRH de Danone, Muriel Penicaud s’est dite « blessée » par ce qu’elle a identifié à du « voyeurisme » et tenté de démentir. En 2013, profitant de la montée des cours de la Bourse du à l’annonce le plan de 900 suppressions d’emplois, dont 233 en France, la ministre du Travail avait choisi de revendre ses stocks options qui arrivaient à expiration pour une valeur de 1,13 millions d’euros. Celle-ci a argué que le plan de stock-options lui avait été accordé bien plus tôt, à son entrée dans l’entreprise et que la thèse d’un acte intentionné serait « absurde », faisant valoir son « engagement social depuis quarante ans ».

Pourtant, malgré ses démentis, Muriel Pénicaud a bel et bien gagné sa vie sur le dos des salariés qui ont perdu leur emploi. En 2013, le groupe Danone décidé d’un plan de 900 suppressions d’emplois, et ce alors qu’il est largement bénéficiaire à l’échelle internationale. La ministre du travail, en tant que DRH, va être chargée de mettre en place un plan de « départs volontaires » pour 233 personnes en France. En clair, le groupe ne veut pas de licenciements secs, trop coûteux et cherche à pressuriser les salariés pour qu’ils partent d’eux-mêmes, tout en évitant la contestation en interne. Une mission remplie par Muriel Pénicaud et grassement rémunérée : outre la vente de ses stock-options, celle-ci va voir son salaire doubler l’année qui suit, en 2014, passant de 1,2 à 2,4 millions d’euros. En trois ans, stock-options et salaires cumulés, celle-ci va percevoir la coquette somme de 5,87 millions d’euros ce qui fait quand même plus de 25.000 euros par emploi supprimé.

Cette polémique tombe mal pour le gouvernement alors même que celui-ci précise actuellement l’un des aspects majeurs de sa réforme du travail : la facilitation des licenciements justement. C’est pourquoi il tente d’éteindre l’incendie, quitte à réécrire un peu les faits. Ainsi, selon Castaner, porte-parole du gouvernement, cette « révélation » n’en serait pas une car la ministre du travail aurait transmis ses déclarations de revenus à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP). Mais ce qu’il omet de préciser, c’est que les déclarations des ministres ne sont pour l’instant visibles que de manière très parcellaire sur le site internet de la HATVP. Sur la page de Muriel Pénicaud, sa déclaration de patrimoine (où devrait figurer sa vente de stock-options) affiche toujours « Publication à venir ». Et ce alors même que les ministres ont un délai de deux mois maximum pour transmettre leurs déclarations à la HATVP. Celle-ci semble donc trainer en longueur pour publier les déclarations des ministres. Pour éviter d’autres révélations ? Avec un gouvernement comprenant une proportion importante de chefs d’entreprises et de DRH, et plus que jamais à leur service, il est probable que les rémunérations des ministres fassent encore parler d’elles.

Crédits photos : AFP

 

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Cette entrée a été publiée le 7 août 2017 par dans anticapitalisme, GOUVERNEMENT, SALAIRES ET REMUNERATIONS, SOCIAL ?, SOCIETE.