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Fret : la Cour des comptes regrette toutes ces réformes pour rien !

Comme quoi la casse du FRET est bien voulue par la direction de la SNCF qui s’appuie sur SON lobby routier……Silence radio du côté du Ministre HULOT et du gouvernement soit disant écologiste !!! La cour des comptes considère que la SNCF n’a pas encore fait assez d’efforts de « compétitivité » en fait qu’elle n’a pas assez réduit ses effectifs !                 Le font du problème est ailleurs, en particulier la SNCF est incapable de fournir les matériels demandés et de fournir les conducteurs susceptibles d’acheminer ses trains du fait de sa propre incurie à savoir la partition du parc des machines et des conducteurs en deux entités : FRET et voyageurs ! Il y a impossibilité de renforcer le FRET par des conducteurs et machines voyageurs !

La lenteur des acheminements au grès des triages vétustes et des « sillons » les moins performants ajoutent un handicap de taille aux attentes des usagers. La remise en cause du transport des céréales sur la ligne Chartres-Orléans par les céréaliers qui se plaignent de la lenteur de l’acheminement métrait un coup d’arrêt à tout trafic sur cette ligne (En attendant une hypothétique ouverture au service voyageurs !) et remettrait en question la survie du triage des Aubrais déjà moribond !

Locos Fret pour la Feraille

Locos FRET pour la ferraille !!!

La Cour des comptes s’invite aux Assises de la mobilité qui s’ouvriront le 19 septembre 2017. Elle tire la sonnette d’alarme en publiant la mise en garde qu’elle a adressée au gouvernement au début de l’été au sujet de Fret SNCF et du secteur du transport ferré de marchandise. Elle juge sans effet la réforme sociale de 2016.

Fret SNCF n’est pas prêt d’être sauvé. Et ce n’est pas la grande réforme du cadre social ferroviaire de 2016, très coûteuse en jours de grèves, mais peu payante en termes d’évolutions, qui changera quelque chose à l’avenir du fret ferroviaire dans son ensemble.

Tel est en substance, l’avis de la Cour des comptes et de son premier président Didier Migaud qui tire la sonnette d’alarme auprès des ministres Nicolas Hulot et Elisabeth Borne. Dans un référé sur « la situation du transport de marchandises par le groupe SNCF », adressé en juillet et rendu public le 14 septembre 2017, le magistrat parle là « d’occasion manquée d’améliorer la compétitivité de l’entreprise ». Fret SNCF, grince la Cour, est toujours en pertes chronique et traîne une dette de 4 milliards d’euros en 2015 qui deviendront 5,1 milliards en 2020 compte tenu des investissements à faire.

Le référé égrène quelques chiffres pénibles : le surcoût lié à l’organisation du temps de travail pour Fret SNCF par rapport à un opérateur ferroviaire privé est d’environ « 20%, voire 30%« , pointe la Cour. La part des charges de personnel dans le chiffre d’affaires « de 1,25 à 1,55 fois plus élevée pour Fret SNCF« , tandis que « le chiffre d’affaires par agent entre 1,10 et 1,35 fois plus faible que celui des autres opérateurs ».

Un régime de travail amélioré 

Pourquoi la situation ne va-t-elle pas dans le bon sens ? La rue Cambon a décortiqué le nouveau cadre social. Le décret-socle du 8 juin 2016 a certes allégé, pour Fret SNCF, un certain nombre de dispositions du régime de travail, mais ces allégements ont été effacés par l’accord de branche, puis par l’accord d’entreprise SNCF. Ce dernier « maintient, voire améliore, pour les salariés de Fret SNCF, leur régime de travail », juge Didier Migaud.

Par exemple, « la durée annuelle de travail est inchangée dans l’accord d’entreprise à 1568 heures pour les personnels roulants, contre 1607 heures dans le décret-socle et 1600 heures dans l’accord de branche« , poursuit celui qui était voici quelques années député PS. Le nombre de périodes de repos annuels de 24 heures est également inchangé, à 126 périodes dont 52 doubles, contre 115 et 30 doubles dans le décret  et 117 dont 39 doubles jours dans l’accord de branche.

La convention collective de branche, signée en juin 2016, tout comme l’accord d’entreprise applicable au sein de SNCF Mobilités,  ne se traduisent donc par aucune économie pour l’entreprise.

Et concernant, les concurrents, ce n’est pas mieux. On le savait déjà, mais la Cour le répète, la réforme Hollande menée notamment sous la houlette de la DGITM de François Poupard et du cabinet de l’ex-ministre Vidalies sous le gouvernement Valls « a en fait alourdi l’organisation du travail pour les opérateurs ferroviaires privés ».

Ces dispositions risquent donc d’aggraver encore les difficultés de tous les opérateurs de fret ferroviaire, en particulier par rapport à la concurrence routière. Et ce en contradiction avec les objectifs affichés.

Seule note d’espoir, le référé oppose le mauvais élève, Fret SNCF, service de l’EPIC, au bon élève, VFLI, filiale de droit privé de l’EPIC SNCF, et Akiem qui font des bénéfices. La preuve que la SNCF peut se transformer et être capable de mettre des organisations viables dans le transport de marchandise. Cependant, VFLI reste une filiale de transport combiné placée sur une niche et qui n’a pas vocation – pour l’instant ? – à se substituer à Fret SNCF. Par ailleurs, le nouveau cadre social rajoute du plomb à ses semelles par rapport au transport routier.

Mauvais fil conducteur

En fait, la lecture du référé de la Cour est assez désespérante, car celle-ci rappelle, dans un court historique, que toutes les mobilisations, plans d’action publics, ont malheureusement abouti à des fiascos.

Le contribuable n’est pas vraiment payé en retour de ses efforts. En 2005, l’État a, en effet, recapitalisé Fret SNCF de 1,4 milliard d’euros. L’entreprise, qui avait acheté énormément de locomotives à Alstom sous le gouvernement Jospin pour atteindre les objectifs du plan Gayssot (doubler le trafic de la SNCF en passant à 100 milliards de tonnes-km), a ensuite passé son temps à réduire la voilure. Les effectifs ont fondu de 15.000 agents en 2008 à 7.420 en 2015. Son parc est tombé à une centaine de machines contre 262 auparavant. Malgré les réels efforts des équipes de direction de la SNCF, la rentabilité n’est pas encore là et le déclin pas enrayé.

Comme l’ambiance en interne est forcément morose, le moral des troupes s’en ressent. La Cour des comptes note que le nombre moyen de jours d’absence par agent et par an chez Fret SNCF est « très sensiblement supérieur à celui observé chez VFLI et que cet écart s’est même accru au cours de la période examinée : en 2014, 12,8 à Fret SNCF et 6,6 à VFLI contre respectivement 10,5 et 6,9 en 2009″.

Pourtant, la rémunération brute moyenne par agent a augmenté au sein de Fret SNCF de 2,8 % par an entre 2008 et 2014 contre 1,66 % pour le secteur transport et entreposage.

Mais dans le fret ferroviaire, l’argent ne fait pas le bonheur.

Marc Fressoz

 

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Cette entrée a été publiée le 18 septembre 2017 par dans anticapitalisme, écologie, économie, ECOLOGIE, transports.