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Plan de départ volontaire : « Big bang » en vue dans la fonction publique

Une annonce historique. Le gouvernement a annoncé ce jeudi la mise en place inédite d’un plan de départ volontaire dans le secteur public. Plus encore que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux de Sarkozy, Macron ouvre ici la boite de pandore du statut même de la fonction publique…

Les suppressions de postes dans la fonction publique ne sont pas une nouveauté, la multiplication des postes de contractuels et de vacataires non plus. Sarkozy en avait d’ailleurs fait son cheval de bataille, en œuvrant notamment au « non remplacement » d’un fonctionnaire sur deux. Ce « dégraissage » des effectifs de la fonction publique s’appuyait sur des départs dit naturel de départ à la retraite qui en définitive allouaient toujours moins de moyens à la fonction publique notamment à l’éducation et à la fonction hospitalière. Pourtant Macron va cette fois-ci beaucoup plus loin en ouvrant la boite de pandore du statut de la fonction publique.

Nombreux sont les gouvernements à y avoir rêvé mais Macron l’a fait. De sorte même que nombre de journaux de la presse dominante restent circonspects, Le Figaro parlant même de « tapis de bombes… ». Ce que Macron a pour lui, et cela devient une habitude, c’est d’avoir annoncé de prime abord dans son programme la suppression de 120. 000 postes dans la fonction publique d’ici 2022. C’était la méthode qui restait encore floue. Cette fois-ci la bombe est lancée. Comme avec les ruptures conventionnelles collectives, nouvelle forme de plan de départ volontaire, Macron ouvre cette voie dans la fonction publique dans le cadre des négociations à venir sur la réforme de l’Etat.

Moins de fonctionnaires, plus de contractuels. Pour compenser la suppression de postes, l’exécutif envisage d’étendre « largement » le recours aux contractuels et de développer davantage la rémunération au « mérite ». La méthode est analogue aux RCC ouvertes notamment chez PSA à savoir des plans de suppression d’emploi et la rembauche immédiate de contrats précaires, qui pullulent par ailleurs déjà. La différence avec les ordonnances, c’est que ce plan choc n’a pas fait l’objet de « concertation » préalable avec les directions syndicales. C’est un changement dans la méthode qui illustre un changement dans la stratégie d’un gouvernement, par ailleurs sous pression.

Par-delà le fait que sur le fond, Macron prévoit de supprimer 120 000 fonctionnaires, un chiffre comparativement moins élevé que les 150 000 postes que Sarkozy en 2012, c’est par là même la symbolique de la fin de l’emploi à vie dans la fonction publique qui est ouvert. Un plan de licenciement en somme qui sélectionnera les secteurs où les postes seront supprimés. Alors que les contractuels représentent 20 % des effectifs selon la CGT, c’est une « fonction publique bis » précarisée qui est en passe de se développer. Pour calmer le ton, Edouard Philippe a annoncé qu’une « grande concertation » s’étendra sur toute l’année.

Même si le gouvernement échaudé compte bien reprendre la main avec cette attaque historique contre le statut de fonctionnaire, celle-ci pourrait bien lui revenir comme un boomerang et œuvrer à la coagulation des colères, comme dans le secteur hospitalier, la mobilisation dans les maisons de retraites et le mouvement qui débute dans la jeunesse.

 

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