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Le département du CHER sinistré de la Santé par le pouvoir !

Hôpital de Vierzon : le projet médical existant que l’agence régionale de santé refuse de voir !

16 juin 2018 : MANIFESTATION DE PLUS DE 2000 PERSONNES A VIERZON ! Au terme d’une semaine d’actions qualifiées de « coup de poings » dans plusieurs médias qui ont relayé une dépêche de l’agence France-Presse, force est de constater que l’intersyndicale de l’hôpital de Vierzon a réussi un coup de force en mettant sur pied des actions à haute teneur symbolique.

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De mémoire, jamais l’hôpital de Vierzon ne s’était engagé dans un tel tunnel d’actions et dans une grève illimitée. Jamais non plus, à ce point, les chapelles syndicales avaient accepté de gommer jusqu’à la disparition de leurs propres logos au profit d’un logo neutre, un H comme Hôpital barré de noir. Du coup, les querelles syndicales qui la plupart du temps gâtent la compréhension d’un conflit ont disparu rendant disponible à la population, aux patients, aux Vierzonnais, aux citoyens, et au-delà, la possession d’une mobilisation qui leur parle car elle les touche au plus près. Qui n’a pas une histoire intime, tragique ou joyeuse, avec l’hôpital ?

La Maison de la Presse a compris, à travers son slogan placardé sur sa vitrine, que le centre hospitalier est un vecteur d’emplois important et que, sans emplois, le commerce devient un casse-tête. Mais là aussi, ce ne sont pas les emplois évidemment concernés par des fermetures de service qui sont mis en avant par l’intersyndicale mais bien le confort des patients, les gens de tous les jours qui doivent ou devront se faire soigner à l’hôpital de Vierzon, les femmes enceintes qui pourraient aller accoucher à 40 kilomètres de là.

On l’a vu, mercredi, dans la marche des ballons, des slogans arborés par des enfants (slogans bien sûr écrits par les parents) disant tous la même chose : le bénéfice de la proximité, l’urgence de la proximité, une proximité qui peut même être vitale.

Le mouvement de Vierzon commence à faire parler de lui au-delà des frontières du département. France-Culture , France Inter, le Figaro, l’ensemble de la presse nationale… La collecte des poupons et leur accrochage aux grilles de l’hôpital pour symboliser le nombre de naissances à la maternité vierzonnaise reste une image extrêmement forte au niveau du symbole.

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Certains y voient un aspect glauque, c’est vrai, cet entassement de poupons, ces yeux ouverts et fixes aux grilles de l’hôpital, ce nombre de poupons représentent autant d’enfants nés à Vierzon qui ne peuvent pas, ne doivent pas naître ailleurs. La force de l’intersyndicale, c’est l’originalité de ses actions, c’est le faible impact de leur mobilisation de rue sur les citoyens même si d’aucuns ont eu des gestes peu solidaires et peu citoyens, c’est le capital sympathie des blouses blanches qui défendent à la fois le service public de santé que chacun attend mais aussi le droit à la proximité. Tous ces paramètres concourent à une adhésion citoyenne importante au projet hospitalier : la survie de tous les services.

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D’une façon imparable, la politique tente de s’immiscer. L’intersyndicale la repousse mais il est impératif aussi que les politiques eux-mêmes s’effacent au profit d’un combat dont la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage doit revenir à l’intersyndicale et aux agents hospitaliers. Les politiques doivent travailler au maintien de l’hôpital, l’intersyndicale doit rester la force invitante, mobilisatrice, la force d’un mouvement qui doit être original, soutenu, maintenu et qui reprend de plus belle la semaine prochaine. La marche blanche a soudé les individualités. Le message est suffisamment fort pour que les autorités en tiennent forcément compte.

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A force que l’agence régionale de santé Centre-Val-(de-Loire, la députée Nadia Essayan et l’opposition vierzonnaise martèlent la nécessité d’un projet médical pour l’hôpital de Vierzon, c’est oublier que le centre hospitalier en a déjà rédigé, comme celui de 2010-2014

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et celui de 2016-2020, avec un intitulé clair : « construisons ensemble l’avenir de notre hôpital ».

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D’autant que le projet d’établissement contient aussi un projet médical :

 

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Mais, on sent bien que l’objectif de l’agence régionale santé est de faire écrire à la communauté médicale de l’hôpital de Vierzon, lé décision qu’elle ne veut pas prendre : fermeture du bloc opératoire, donc fermeture de la maternité. Sinon, pourquoi réécrire un projet d’établissement et un projet médical si ce n’est pour couper des branches ?

D’autant que le projet de l’hôpital de Vierzon essaie de répondre aux défis imposés, maintenir et développer l’offre de soins de proximité, ce dont le projet de l’ARS s’éloigne…  Et répondre au problème de la crise de la démographie médicale. Il n’y a qu’à lire…

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Autre défi, la situation budgétaire qui s’est dégradée, déjà en 2016, le problème est sur la table. Quant au projet de groupement hospitalier de territoire, on connaît désormais la réponse, via le maire de Bourges, Pascal Blanc, qui souhaite ni plus ni moins déshabiller les effectifs de l’hôpital de Vierzon, un hôpital de seconde zone en quelque sorte, pour fournir des troupes à l’hôpital référent de Bourges. Sacré projet !

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Voici, pour celles et ceux qui doutent encore, l’avant-propos du projet de l’hôpital de Vierzon.

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Ce n’est pas tout. Voici des points plus précis. On comprend pourquoi l’ARS a envie d’un autre projet moins. Celui-ci prévoit la modernisation du bloc opératoire, dès lors que l’ARS a envie de le fermer… Le regroupement des servcecs de médecine et de chirurgie, celui de la maternité et de la pédiatrie (c’est fait)…

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D’autres points sont développés :

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L’agence régionale de santé (ARS) Centre-Val-de-Loire n’aura jamais reçu, en si peu de temps, autant de visites d’élu(e)s Vierzonnais(es)…

Lundi 11 juin, alors que l’intersyndicale de l’hôpital de Vierzon entrait en grève illimitée et  bloquait la route de Tours au niveau du centre hospitalier, la députée de Vierzon, Nadia Essayan, explique, sur sa page facebook,  avoir été « en réunion à l’Agence régionale de santé avec les parlementaires de la région. »

La députée réaffirme qu’« il n’y a actuellement aucune décision concrète prise par l’ARS au sujet du centre hospitalier de Vierzon. C’est un bassin de population qui a besoin d’un hôpital solide. »

La députée ajoute avoir réitéré « mon attachement au maintien des services et mon inquiétude sur l’utilisation politique des problèmes de l’hôpital de Vierzon. » Des propos qui ne vont sûrement pas apaiser les mauvaises relations entre la gauche syndicale et la gauche vierzonnaise… Ce qui suit non plus d’ailleurs …

« La gestion politique et électoraliste de ce dossier brouille l’information, et c’est, en boomerang, négatif pour l’image de la ville et son attractivité. Le récent article du Figaro sur l’hôpital, dont les chiffres sont faux et exagérés, en est un bon exemple. »

 
« À nouveau, dans quelques semaines, il faudra payer les salaires quand les caisses seront vides et en même temps trouver des solutions durables », poursuit la députée. « Dommage que le projet d’établissement ne vienne pas plus vite. Les solutions ne viendront pas de l’extérieur sans projet : la balle de l’avenir de Vierzon est à Vierzon. »

Dommage pour cette députée que sont discours soit faussé par le projet connu ci-dessous ! Tout son baratin apparaît dés lors trompeur pour les usagers, les patientEs et les soignantEs !!!!!!!!!!!!!

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Que comprendre alors, dans cette déclaration et la re-publication, ce mardi matin, sur la page facebook du directeur de l’hôpital de Vierzon, Florent Foucard, du… projet d’établissement 2016-2020 de l’ hôpital vierzonnais. Le 16 décembre 2016, lit-on « Le Conseil de surveillance du centre hospitalier de Vierzon a adopté ce matin le projet d’établissement 2016 – 2020. Je remercie tous les professionnels qui se sont impliqués dans son élaboration. Il s’agit maintenant de le faire vivre : cap vers l’avenir ! » Mais alors, quel est ce projet tant attendu par l’agence régionale de santé ?
« Concernant le problème des urgences à Bourges, la recherche de praticiens et d’intérimaires continue. Un pool de remplacement fera venir des urgentistes de la région. Se met aussi en place l’organisation des soins non-programmés, par les médecins de ville en journée et par la maison médicale de garde qui ouvre le soir mais qui a très peu d’activités parce qu’elle est mal connue. » 

Une chose est sûre : il est temps que ça s’arrête et que les ARS, la ministre de la santé et Macron dégagent !

 

 

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Cette entrée a été publiée le 20 juin 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, HÔPITAL, santé.