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Nicaragua. «Nous condamnons la nouvelle escalade répressive et lançons un appel à la résistance»

Communiqué de l’Articulación de movimientos sociales y Organizaciones de la sociedad civil (OSC)

Un nouveau massacre, particulièrement cruel, a été commis au Nicaragua. Le week-end dernier (7-8 juillet), une fois de plus, «l’opération nettoyage» annoncée au préalable a été mise en œuvre: des départements ont été envahis par les assassines «caravanes de la mort».

Des groupes armés liés au pouvoir ont menacé la population non armée pour qu’elle ne quitte pas son domicile. Ils ont tiré avec des armes de guerre, ils ont tué et empêché la récupération des cadavres. Ils ont envahi des maisons, emmené des personnes dans des lieux secrets où elles ont été interrogées, torturées.

Les paramilitaires n’ont respecté ni les individus, ni les institutions. Ils ont envahi des édifices religieux, agressant religieux et pasteurs en plus de l’assassinat de fidèles. Aujourd’hui, 9 juillet, ils ont attaqué des prêtres et des évêques de la Conférence épiscopale du Nicaragua dans la commune de Diriamba (municipalité du département de Carazo). Ces derniers agissent en tant que témoins et médiateurs dans le cadre du Dialogue national. Ces attaques mettent donc en péril la possibilité d’une sortie de crise pacifique, laquelle correspond à l’option principale du peuple du Nicaragua et est défendue par l’Articulación de Movimientos Sociales.

Nous exigeons la fin immédiate de toute forme de répression, le démantèlement des groupes armés qui agissent en coordination avec les forces policières en faisant usage d’armes utilisées uniquement par les forces armées.

Nous manifestons notre solidarité avec les familles des victimes ainsi qu’avec tous les détenu·e·s, disparu·e·s et ceux et celles qui tentent de les aider.

Nous demandons aux institutions internationales qui travaillent au Nicaragua qu’elles adoptent toutes les mesures de protection et les procédures de plainte déjà mises en place; nous demandons qu’elles prennent en compte le fait que la défense des droits humains est supérieure à tous les autres mandats. La situation actuelle mérite que soit déclarée une Urgence extraordinaire des droits humains.

Nous exigeons que la communauté internationale (ONU, OEA et Union européenne) agisse de manière déterminée afin que les droits humains soient reconnus dans des conditions de sécurité et de respect de la vie et de l’intégrité des Nicaraguayens et Nicaraguayennes

De même, nous lançons un appel à la population: il faut maintenir la lutte civique et pacifique, renforcer l’organisation territoriale, améliorer la sécurité afin de protéger la vie; il faut continuer de participer aux mobilisations et à la résistance. Nous réitérons que l’installation de tranques constitue une manifestation pacifique du droit citoyen à la sécurité.

Nous appelons les organisations et acteurs sociaux, politiques et économiques à redoubler et à intensifier les efforts en faveur de l’unité nécessaire pour mettre fin à la répression et obtenir le départ immédiat du régime Ortega-Murillo.

Managua, Nicaragua, 9 juillet 2018 (Traduction A l’Encontre)

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Une nuit de terreur

Dans la soirée puis la nuit du vendredi 13 au samedi 14 juillet – après la grève générale du 13 qui fut très suivie – des groupes paramilitaires, dirigés par Ortega, ont attaqué l’Université Nationale Autonome (UNAN) occupée par les étudiant·e·s. Le but: terroriser et assassiner, exercer un terrorisme d’Etat. L’attaque a été conduite au moyen de fusils d’assaut. Les tirs nourris ont fait de nombreux blessé·e·s graves et des morts.

Des étudiants ont cherché refuge dans l’église de la Divine Miséricorde. L’armée irrégulière d’Ortega-Murillo encercle aussi bien l’UNAN que l’église, empêchant l’arrivée d’ambulances, de médecins, d’infirmiers. Les étudiants lancent des appels à la population de Managua et à divers organismes religieux et des droits humains de leur apporter leur aide afin qu’ils puissent sortir. Ce qu’empêchent de manière déterminée les paramilitaires. Le courage et le désespoir des étudiants ressortent de cette vidéo diffusée sur Facebook (voir ci-dessous).

Le vendredi, dans leur voiture blindée, avec un appui massif de la police, Ortega-Murillo se sont rendus à Masaya. Simultanément, les paramilitaires ont conduit des offensives contre les quartiers de cette ville dans laquelle existe une résistance organisée. (Réd. A l’Encontre)

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Cette entrée a été publiée le 16 juillet 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, NICARAGUA, REPRESSION.