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Un contrat territorial de santé à Châteauroux…La contre-réforme de la santé en application !

Mercredi 12 septembre, dans l’Indre à Châteauroux, a été signée la septième convention pour la mise en place d’un réseau de professionnels de santé. Le but : avancer petit à petit vers une nouvelle organisation de la prise en charge des patients et remplacer le manque criant de patriciens dans les zones faiblement urbanisées par des subterfuges de remplacement : Evitement des hôpitaux fermés, délégation des actes d’urgence aux médécins, d’actes médicaux aux infirmières, création « d’auxiliaires » aux limites floues …..C’est la nouvelle médecine de Macron !   La réponse sociale est donnée le 16 septembre au Blanc où prés de 6.000 personnes ont manifesté pour la réouverture de la maternité : De l’argent pour la maternité pas pour les CPTS !

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Après un an de travail, les professionnels de santé de Châteauroux présentaient mercredi soir le fruit de leur réflexion et de leur labeur : la première Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de l’Indre, la septième de la région Centre-Val de Loire. Elle s’étendra autour de la préfecture sur un territoire de 612 km², 16 communes, un peu plus de 74.000 habitants, soit environ 30 % de la population départementale, et 364 professionnels de santé. Son nom : CPTS Châteauroux & Co.

“Être plus adaptés aux attentes de la société”

 

Insufflées par la loi de modernisation de la santé de janvier 2016, ces communautés se veulent des espaces de travail dans lesquels ces professionnels libéraux, pratiquant d’ordinaire de façon plutôt individuelle, pourront se retrouver, initier de nouvelles collaborations plus directes avec le soutien de la Fédération des Unions Régionales de Professionnels de Santé (URPS) de la Région Centre-Val de Loire et les CTS (Conseil Territorial de Santé). Celui de Châteauroux et ses environs était en phase de développement depuis un an par une quarantaine de professionnels assidus. La signature, mercredi 12 septembre dernier, avec l’ARS et le président de la Fédération l’a concrétisé. « On a mis du temps à le comprendre, mais on ne peut pas continuer à travailler comme aujourd’hui et on n’améliorera pas les choses juste en renflouant les effectifs. Le mal est plus profond. Il va falloir changer les habitudes de fonctionnement et être plus adapté aux attentes de la société », a reconnu le docteur Laurence Philippe, présidente de l’association du CPTS Châteauroux & Co.  C’est justement le but que ses membres cherchent à atteindre.

Libérer des créneaux pour de nouveaux patients

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 « Pour moi, les intérêts sont nombreux”, précise Anne Bouygard, directrice générale de l’Agence régionale de santé. “Tout d’abord pour le patient. Aujourd’hui, il doit se débrouiller seul dans un système compliqué et pas toujours coordonné. Là, les professionnels sont amenés à mieux communiquer entre eux, à se transmettre les informations. Ainsi, ils vont pouvoir répartir leur travail autrement, en collaborant de façon coordonnée. C’est également intéressant qu’ils puissent s’entraider. Enfin, ce travail doit nous permettre de mieux articuler le suivi entre hôpital et professionnels libéraux ». Exemple concret suggéré, une personne atteinte de diabète pourrait mener son suivi mensuel auprès d’un infirmier plutôt qu’un médecin, grâce à une communication renforcée entre les deux, et ainsi libérer des créneaux pour de nouveaux patients en mal de médecins traitants.

Objectif : d’ici trois ans que toute la région soit maillée

Pour construire leur réflexion et imaginer des pistes de développement en ce sens, les membres du tout jeune CPTS castelroussin buchent dans des groupes de travail. Cinq ont été listés pour permettre aux dix professions représentés (médecins (généralistes ou spécialistes), infirmiers, kinés, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, orthophonistes, pédicures-podologues, sages-femmes, orthoptistes et laboratoires d’analyse médicales) de trouver, chacun, comment articuler son travail avec celui des autres, collaborer et s’entendre. Accès au soin et parcours de santé, coordination pluriprofessionnelle et relations ville-hôpital, prendre soin du soignant, formation et éducation, et enfin partenariat avec les patients et usagers de la santé.

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Pour mener à bien ses premiers échanges et concrétiser les idées émergentes, un budget a été alloué au CPTS : 50.000 euros par an par l’ARS garantis durant trois ans. « C’est un choix, mais nous nous sommes engagés à soutenir la création de tout CPTS de la même manière”, maintient Anne Bouygard. “Après, il y a de fortes chances que l’État prenne le relai ». Le Conseil régional a également apporté son soutien au démarrage de la structure. Avec cette somme, l’embauche d’une coordinatrice 10 heures par semaine est prévue. Actuellement, en région Centre-Val de Loire, six communautés ont vu le jour, la première à Loches (37). Aujourd’hui, le Chinonais (37), le pays d’Amboise et Montrichard (37 et 41), l’est du Cher (18), le Giennois (45) et le pays de Chateaudun (28) ont également les leurs. Châteauroux, qui se rajoute, est la première préfecture de la région à s’organiser. « C’est vrai que pour des métropoles comme Orléans ou Tours, cela risque d’être plus compliqué car le nombre de praticiens est plus important”, reconnaît Anne Bouygard. “Pour autant, notre objectif est que d’ici trois ans, l’ensemble de la région soit maillée. Nous estimons qu’il en faudra entre 20 et 30 ».

 

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Cette entrée a été publiée le 20 septembre 2018 par dans AFFAIRES, anticapitalisme, HÔPITAL, santé, services publics.