NPA Comité Orléans Loiret

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Le collectif contre la fermeture de la maternité du Blanc, dans l’Indre, manifeste à Orléans, sous bonne garde policière !

Police partout, soignant-es nulle part, malades abandonné-es

Du jamais vu en région Centre-Val de Loire, un hôpital, Châteauroux, en état de siège.

C’est dans un hôpital occupé et bouclé par la police nationale, les vigiles et une compagnie de CRS que les habitant-es du Blanc, leurs élu-es pour la plupart démissionnaires de leur fonction élective en protestation, les syndicats, CGT, FO et Solidaires-Sud ont tenté de faire entendre la voix unanime de la population, celle de la raison, contre l’arbitraire des marchands de santé. Peine perdue.

Porche d’accès à la grande cour de l’hôpital bloqué par un camion, les ambulances ont été refoulées au nom de la sécurité…pas celle des malades…, celle des fossoyeurs de services publics du Conseil de surveillance.

Le  Conseil de Surveillance, Maire de Châteauroux en tête, ces sinistres sbires ont voté la fermeture de la maternité du Blanc par 10 voix pour et 4 contre.

Qu’on crève à 60 km de leurs pénates leur importe peu, jusqu’au jour où “leur” hôpital passera à son tour à la moulinette des tueurs de l’ARS. Car l’hôpital de Châteauroux est lui aussi en grande difficulté.

La fermeture imposée par l’ARS après un simulacre de consultation et d’enquête était redoutée par toutes et tous.

Les manifestations massives, la démission des élu-es, l’engagement des organisations syndicales et de certaines organisations politiques, rien n’y a fait. L’Attila de l’ARS a imposé sa loi. La seule qui vaille, la terre brûlée dans les territoires ruraux et les petites villes du Centre. Depuis l’arrivée de cette directrice à l’ARS les fermetures de maternités ont flambé. Châteaudun, Pithiviers, Amboise, Le Blanc, et de grandes menaces sur Vierzon en lutte depuis des mois.

On imagine que sa prime annuelle doit être à la hauteur de ce massacre phénoménal. Les ministres adorent la servilité de la haute fonction publique. Car comment expliquer un tel acharnement contre des territoires entiers. A moins qu’une certaine perversité …?

Dans la région Centre-Val de Loire, région de France la plus touchée par les déserts médicaux, cette obsession maniaque de fermeture des maternités en devient sinistre autant qu’effrayante. De plus quand c’est au nom de la sécurité des mamans et des bébés qu’on les jette sur les routes sans état d’âme, on se dit que le monde des marchands de santé est vraiment un monde de salauds sans scrupules. Même un des députés de la bande d’En Marche, égaré dans cette manifestation, ne trouvait plus ses mots pour tenter de justifier l’injustifiable, la rentabilité poussée à son extrême au mépris de la population.

Car c’est bien le mépris qui anime Jupiter et la haute bourgeoisie qu’il incarne avec tant de talent. Mépris des pauvres, des ploucs, des précaires, des salarié-es, des petits agriculteurs, des sans-grade, des retraité-es comme cela transpire dans chacune de ses paroles pleines de haine de classe. Son ego démesuré de roitelet de pacotille est son principal carburant. Servir la bourgeoisie qui l’a couronné, se servir et pour cela faire le sale travail. Beau programme.

Il faut sortir de cette spirale de la mort, mort des territoires, mort de la santé publique, mort de l’offre de soins, mort des services publics. L’intolérable le dispute à l’insupportable.

Partout se multiplient les luttes des hospitaliers, de la population et des élu-es contre cette politique mortifère. Mais chacune de ces luttes reste isolée. Des manifestations ont lieu partout mais jamais le même jour, ni au même endroit. Pourtant l’objectif est largement partagé par toutes et tous : défendre les services publics et le service au public, la proximité de l’offre de soins et l’accès à des soins de qualité pour tous et toutes.

Maternités, chirurgie, urgences dans les hôpitaux mais aussi médecine de ville à sortir d’urgence de l’abattage des consultations à la chaine, du paiement à l’acte et des dépassements d’honoraires, l’offre de soins mérite qu’on la défende toutes et tous ensemble dans un vaste mouvement coordonné de l’ensemble des forces vives de la population. Assez du chacun dans son coin ! Vive le toutes et tous ensemble !

LA VIE, NOTRE VIE, AVANT LEURS PROFITS !

Le collectif contre la fermeture de la maternité du Blanc, dans l’Indre, manifeste à Orléans, sous bonne garde policière !

Des habitants du Blanc, dans l’Indre, dont la maternité doit être fermée, ont manifesté ce vendredi 19 octobre devant l’ARS, à Orléans.

Une quarantaine de membres du collectif « C pas demain la veille » ont investi ce vendredi après-midi, vers 14h45, les locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) à Orléans. Ils protestent contre la fermeture annoncée de la maternité du Blanc, dans l’Indre.

Arborant des tenues faisant référence à la série « La Servante écarlate », les manifestantes gardent le silence.

Le collectif est composé d’habitants et d’habitantes qui craignent d’avoir bientôt à faire « une heure de route, la maternité la plus proche se situant à 60 kilomètres par des petites routes de campagne », pour accoucher.

Pour Claire Moreau, membre du collectif, « il va y avoir des accouchements dans les voitures, il va y avoir des accidents et on nous dit qu’il faut fermer la maternité du Blanc pour des raisons de sécurité ! »

Le collectif redoute par ailleurs que la fermeture de la maternité ne soit qu’une première étape vers la fermeture de l’hôpital, qui comprend notamment des services de chirurgie et d’urgences.

Une délégation de cinq personnes a été reçue par Christophe Lugnot, chef de cabinet adjoint et conseiller régional de prévention. À la sortie de cet entretien, Bertrand Coly, membre du collectif, a fait savoir qu’il n’avait pas obtenu satisfaction : « L’ARS se moque du monde, on ne peut pas discuter. On demande deux choses : une expertise indépendante et un rendez-vous avec la ministre. »

À 17 heures des forces de police se sont positionnées à proximité du bâtiment de l’ARS dans le quartier Coligny. La directrice départementale de la sécurité était sur place. Les manifestants ont été reçus par le directeur adjoint de l’ARS.

À 17h30, les manifestants se sont dispersés dans le calme. Selon le collectif, le directeur adjoint s’est simplement engagé à transmette leurs demandes à la directrice de l’ARS, absente ce vendredi.

 

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Cette entrée a été publiée le 20 octobre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, HÔPITAL, santé.