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Le gouvernement droit dans ses bottes, les gilets jaunes gardent le Cap, à Saran et ailleurs !

mardi, 20 novembre 2018

Au 3e jour de mobilisation, les manifestants porteurs de gilets jaunes restent déterminés à faire plier le gouvernement. En bravant les intempéries, la grogne croissante des automobilistes, et le ton durci des autorités.

Pour faire plier le gouvernement, le faire revenir sur ses hausses de taxes, les manifestants mobilisés depuis le samedi 17 novembre ont réduit les points d’impacts, mais sans baisser en détermination. « Nous sommes toujours aussi nombreux, mais comme nous nous relayons sur les points stratégiques, cela se remarque moins », disent-ils, pour tenter d’expliquer les statistiques officielles qui, ce lundi 19 novembre, annonçaient environ 350 points sur le territoire national, tenus par environ 20 000 personnes.

Des lieux plus stratégiques

Dans le Loiret, les points importants étaient les mêmes que dimanche à Amilly, Bray-en-Val, Baule, Gien, et surtout Cap Saran, au nord d’Orléans, étendu cette fois au pôle 45, pour bloquer les nombreux camions qui fréquentent le site, provoquant une entrée dans la métropole régionale impossible, avec même un blocage de la tangentielle.

Dans le Loir et Cher, 6 communes étaient toujours touchées (Blois, Selles-sur-Cher, Noyers-sur-Cher, Villefranche, Epuisay et Vendôme), avec des perturbations importantes à Blois, justifiant une mise en garde de la préfecture incitant à prendre des déviations. Et celle-ci, notant qu’aucune de ces manifestations n’avait été déclarée, rappelait fermement que « les manifestants s’exposent aux sanctions prévues (jusqu’à 6 mois de prison et 7500€ d’amende) et engagent leur responsabilité”.Samedis 17 novembre, des incidents dans le département avaient entraîné 3 blessés légers.

En Indre et Loire, ce lundi soir, on ne comptait plus que six barrages filtrants, et environ 200 personnes pour les assurer, au dépôt pétrolier de St pierre des Corps, à Monnaie, à Bourgueil, Loches, Chinon, Château-Renault et Ste-Maure de Touraine.

Dans l’Indre, on notait toujours des barrages filtrant à Cap sud St-Maur, Le Blanc et Argenton sur Creuse, et, dans le Cher, à Bourges, Vierzon, Sancoins, Cours les Barres, St-Germain du Puy et La Chapelle Monlinard.

Au niveau national, la stratégie des gilets jaune devient plus pointue, souhaitant se concentrer sur les dépôts de carburants, les grands axes routiers et les centres commerciaux, pour paralyser l’économie, provoquer un mécontentement général, et obliger le gouvernement à céder.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a expliqué ce lundi matin avoir “entendu” la “souffrance” des gilets jaunes, mais affirmé que le “cap sera tenu”. Parallèlement, plusieurs organisations patronales ont alerté sur les dangers portés ainsi sur l’emploi et l’économie, les représentants des grandes surfaces, pour leur part, soulignant qu’ils étaient nombreux à avoir fermé samedi, entrainant une chute de 35% du chiffre d’affaire habituel. À Orléans, preuve en était donnée au carrefour de Cap Saran, où les rares clients de la journée étaient surtout… des gilets jaunes ayant provisoirement abandonné leur poste.

Tenir jusqu’au bout ?

Les manifestants ont prévu de tenir jusqu’au bout, ou tout au moins jusqu’au samedi 24 novembre, jour annoncé d’un grand rassemblement parisien. Sur les réseaux sociaux, outil de communication privilégié des manifestants, certains appelaient ainsi à soutenir l’action des gilets jaunes en assurant des relais ou leur apportant des provisions. Ainsi, écrivait une orléanaise, « les gilets jaunes ont besoin de soutien au rond-point de Gérondeau à Saran 45, surtout de boissons chaudes de nourriture tel que soupe, des gobelets en plastique, des couverts, des sacs plastiques, des palettes et des personnes de bonne volonté pour les relayer ». Des palettes pour faire du feu et les réchauffer, et, aussi,  éventuellement, « des artistes, des musiciens ». Un appel qui prend tout son sens quand on sait que la météo annonce encore un refroidissement, voire des chutes de neige.

Les manifestants comptent sur une paralysie du pays exaspérant une population qui se retournerait contre le gouvernement pour l’obliger à céder. Il faut pour cela que les salariEs des entreprises rejoignent le mouvement par la gréve !

 

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Cette entrée a été publiée le 21 novembre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, FRANCE, POUVOIR D'ACHAT.