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L’OFFICE PUBLIC DE L’HABITAT DE VILLEJUIF VEUT FAIRE PAYER SES LOCATAIRES POUR LUTTER CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE !

L’office public de l’habitat de Villejuif fait appel à des vigiles pour tenir à l’écart les dealers de la cité Georges-Le Bigot. Il demande à ses occupants de payer 15 euros par mois.

Pour l’office public de l’habitat de Villejuif (OPH), la sécurité des riverains et des habitants de la cité Georges-Le Bigot à un coût. Le Parisien a révélé que pour éloigner les dealers de ce quartier situé à 200 mètres de la mairie, le bailleur social fait appel à des vigiles employés par une société privée. Et il demande aux occupants des 3.200 logements de payer 15 euros par mois pour bénéficier de ce service. Une consultation des locataires est en cours jusqu’au 26 décembre pour savoir si cette prestation sera maintenue.

Face à cette requête la Confédération nationale du logement (CNL) dénonce un “racket organisé” qui coûterait “576.000 euros par an”. “Au-delà de ce constat, c’est faire payer trois fois aux habitants de Villejuif leur sécurité puisque ces derniers payent la police nationale par leurs impôts, la police municipale par leurs impôts locaux et que dire des caméras de vidéosurveillance inopérantes”, ajoute l’association de consommateurs dans un communiqué de presse.

C’est encore aux habitants d’ouvrir le portefeuilles !

“C’est toujours le supermarché de la drogue à 200 m du poste de police municipale, mais les choses vont mieux au numéro 8 depuis qu’un vigile est là”, explique au quotidien un père de famille.

Les habitants ne voient pas l’intérêt ou n’ont tout simplement pas les moyens financiers de supporter cette prestation. « C’est beaucoup pour moi. J’ai une pension d’handicapé et avec ces 15 euros, je préfère faire à manger pour mes enfants. En plus, je paye déjà pour ma sécurité avec les impôts”, affirme Aïcha à France Bleu. Même constat pour Jean-Louis, un autre locataire à la retraite qui assure qu’il n’a pas les moyens lui aussi de payer cette somme. Pour protester contre cette “consultation précipitée” la CNL a organisé un rassemblement au sein du quartier. L’OPH quant à lui reste muet pour l’instant face aux questions des journalistes. Encore une fois c’est aux plus pauvres que les dirigeants demandent de payer !

 

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Cette entrée a été publiée le 23 décembre 2018 par dans anticapitalisme, DROITS HUMAINS, JUSTICE, logement, PAUVRETE, SOCIAL ?, SOCIETE.