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En Creuse, la gare de la Souterraine remplace ses agents par la technologie

La gare de la Souterraine a perdu en mars six de ses dix agents. Les voyageurs et les salariés creusois s’inquiètent pour l’avenir de ce lieu central du département.

Avec ses 160 000 voyageurs en 2017, la gare de la Souterraine est la porte d’entrée de la Creuse. En mars, la SNCF a automatisè l’aiguillage de ses trains dans la gare creusoise. L’effectif précédent n’est donc plus nécessaire. La CGT Cheminots s’inquiète du sort de certains voyageurs.

Plus d’aide pour les personnes en difficulté

Dans une gare, il y a les agents de quai et les agents de comptoir. Les premiers dirigent les trains, sifflent les départs et les arrivées et aident les personnes en difficulté à monter dans les wagons. Les agents de comptoir vendent des billets de train et accueillent les voyageurs.

En gare de la Souterraine, la SNCF a supprimé les postes d’agents de quai. C’est justement le poste qu’occupe Géraldine Toti. Elle s’inquiète de plus en plus de l’avenir de certains passagers : « Nous avons un habitué, un malvoyant. Pour travailler, il prend le train pour Limoges. Résultat, deux fois par jour, il faut l’aider à monter ou descendre. Comment il va faire ? » s’interroge cette membre de la CGT Cheminots.

Un cas loin d’être isolé. Brigitte voyage régulièrement avec son compagnon handicapé. Il est impossible pour lui de monter les marches des trains. « Quand il veut voyager, les agents font venir une plateforme pour l’aider à monter. Il va faire comment sans aide ? » s’inquiète cette habitante de Bonnat.

D’après Géraldine Toti, il existe une solution qu’elle juge inefficace : « L’agent de comptoir va devoir fermer l’accueil, et laisser les clients pour aider une personne en difficulté. Tout ça pendant le départ du train, là où les gens veulent vite acheter leurs tickets » explique la jeune femme.

Une gare à l’abandon

Dans le bar d’en face, Patrice voit le nombre de ses clients diminuer au rythme des lignes supprimées. «  J’ai vu ma clientèle baisser. Il y a peut être d’autres raisons. Mais on voit de moins en moins de monde. «  explique le propriétaire de l’établissement.

Pourtant dans la gare, il y a encore quelques voyageurs. Notamment en début d’après-midi, pour le train à destination de Paris. Mais pour le train de 14h29 les passagers doivent obligatoirement acheter le billet sur internet. Une situation qui « enquiquine » pas mal Jeanne, une retraitée : « Je n’ai pas internet. Alors pour voyager, je dois attendre que mes enfants s’occupent des réservations ».

Les voyageurs peuvent se rabattre sur le train suivant à 15h38 disponible en gare. En revanche le prix n’est pas le même. Le billet passe de 24 euros à 51 euros. 

Gare de Saint-Sébastien: ni chèques bancaires ni chèques vacances dit la SNCF

 

Deux jours seulement après le discours du Président de la République dans lequel il annonçait vouloir remettre la ruralité, le social et les services publics au cœur des préoccupations gouvernementales, la SNCF, pourtant sous sa tutelle, diffusait une annonce qui va plutôt dans le sens contraire.

En effet, à la gare de Saint-Sébastien dans la Creuse, une affiche indique qu’à partir du 20 mai, il ne sera plus possible de payer par chèque bancaire ou chèque-Vacances.

De nombreux usagers les utilisent pourtant, certains d’entre eux n’ayant pas de carte bancaire, et ne pouvant pas se déplacer avec de grosses sommes en liquide.

Le chèque-Vacances, proposé par le ministère chargé de la Fonction Publique au titre de son action sociale interministérielle, fait partie des prestations d’aide aux loisirs et aux vacances, notamment pour de nombreux salariés.

L’affiche précise que ceux qui voudront continuer à utiliser ces moyens de paiements devront se rendre à La Souterraine.

«Doit-on voir dans cette action une nouvelle attaque de la direction SNCF contre notre gare ? Comme elle n’a pas réussi à fermer le guichet, elle cherche à en réduire le chiffre d’affaire» pour justifier une nouvelle tentative ?» questionne le Comité de défense de la gare de Saint-Sébastien et autres services publics.

«De surcroît, poursuit le CODEGASS, cette annonce, faite une nouvelle fois sans concertation, tombe deux semaines avant le comité de lignes qui aura lieu le 13 mai à La Souterraine, et qui est théoriquement une instance de dialogue et d’échange.»

«Est-ce une fois de plus une façon de mettre la Région Nouvelle-Aquitaine, qui est autorité organisatrice, au pied du mur, comme pour les guichets en 2016 ? Ou de montrer que les comités de Lignes ne servent à rien puisque les décisions sont prises à l’avance?» abonde le comité.

«Notre association a bien évidemment protesté contre cette mesure, sachant que l’ordinateur du guichet permet depuis très longtemps d’accepter les chèques. Il n’y a donc aucune raison pour que ce procédé aussi discriminatoire que péremptoire soit appliqué.» Le comité interpellera également la Région lors du comité de lignes du 13 mai «en demandant des explications, tant sur le fond que sur la forme.»

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Cette entrée a été publiée le 5 mai 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, FRANCE, services publics, SNCF.