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Les militants qui ont quitté l’UNEF créent un nouveau syndicat

Après avoir quitté l’Unef ce vendredi pour cause de désaccords, 86 militants issus de l’aile gauche du syndicat annoncent la création d’une nouvelle organisation: la Fédération syndicale étudiante (FSE).

Les militants de l’Unef qui viennent de quitter le syndicat étudiant pour cause de profond désaccord ont créé une nouvelle organisation, la Fédération syndicale étudiante (FSE).

Quelque 86 militants de l’Unef avaient annoncé leur départ le week-end dernier, dans une lettre au vitriol, longue de 22 pages. Ces militants sont pour beaucoup issus du courant TUAS (Tendance unité et action syndicale), qui avait remporté quelque 20% des suffrages lors du dernier congrès en avril 2017. Le nouveau syndicat assure qu’un tiers de l’équipe du bureau national (hors statutaires nationaux) a pris part à ce départ. De son côté, la présidente de l’Unef Mélanie Luce assure que ce courant ne représentait que 21% des membres lors du dernier congrès national organisé en 2017, et s’est divisé entre-temps.

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 «Pour nous, l’identité syndicale est avant tout une identité de classe»

Dans leur communiqué, les étudiants qui ont rejoint la FSE énoncent à nouveau leurs principaux griefs vis-à-vis de l’Unef: elle «n’a pas su s’adapter ou se réinventer», elle «s’est considérablement affaiblie» et «a perdu son rôle majeur qu’elle jouait auparavant dans les mobilisations étudiantes». Dans leur lettre, ils écrivaient refuser «d’avoir pour rôle d’être la ‘maison commune de la gauche’ sur les établissements d’enseignement supérieur. Pour nous, l’identité syndicale est avant tout une identité de classe». Selon Mélanie Luce, l’un des principaux points de crispation réside dans la place accordée par l’Unef aux les élections étudiantes, considérées comme le principal moyen d’action.

La présidente de l’Unef dit «regretter» ce départ, mais l’organisation compte suffisamment de membres «pour y faire face». «Nous allons continuer à avancer, même si ce n’est jamais positif de voir des gens partir. Ils font le choix de diviser le mouvement, alors que nous prenons le parti de s’adresser à l’ensemble des étudiants en encourageant les débats en interne. Ce n’est qu’en permettant les discussions qu’on pourra unir le maximum d’étudiants», a-t-elle ajouté au Figaro Etudiant.

L’Unef doit effectivement faire son introspection»

L’Unef, qui peine à retrouver le poids qui était le sien il y a dix ans, a perdu sa position de premier syndicat étudiant il y a deux ans, au profit de la Fage. Le nombre d’adhérents reste stable, selon sa présidente, mais l’organisation ne donne aucun chiffre sur ce sujet. «L’Unef doit effectivement faire son introspection autour d’une question centrale: comment redonner envie aux jeunes de s’engager dans le syndicalisme, et comment s’adresser à ceux qui pensent que l’action collective ne permet pas de faire changer les choses?» explique Mélanie Luce. Dans un communiqué publié le 17 mai, l’organisation étudiante exposait déjà quelques pistes d’évolution en faveur de «la reprise de confiance des étudiants dans l’action collective et dans leur outil syndical». Son prochain congrès est prévu en décembre prochain.

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Cette entrée a été publiée le 24 mai 2019 par dans anticapitalisme, ETUDIANTS, syndicats.