NPA Loiret

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Les camions roulent plus que les trains !

Même s’ils polluent plus, les camions sont davantage choisis que les trains pour le transport de marchandises. De quoi irriter R. Caillaud de Bressuire.

Raymond Caillaud, de Bressuire (Deux-Sèvres), a été sidéré par un reportage sur la flotte de camions qui sillonnent les autoroutes françaises. « Prenant régulièrement l’autoroute entre Nantes et Bordeaux, je ne vois pratiquement plus de camions français, mais, des chauffeurs lituaniens, polonais, tchèques, etc., qui passent leurs week-ends dans leurs cabines, en touchant la moitié du salaire des conducteurs français ! Je les plains ! J’oublie de dire qu’ils font le plein du camion à Sarrebrück, avec des réservoirs supplémentaires, afin d’atteindre Irun ! Résultat, pas un centime pour les taxes françaises ! »
La volonté politique a laissé les améliorations d’infrastructures régionales au stade de belles intentions écologistes. « Sous la présidence de François Mitterrand, une ministre, originaire de Franche-Comté, a fait mettre au panier, afin de préserver l’environnement de sa région, le canal à grand calibre Rhin-Rhône. Depuis, de Strasbourg (ou Francfort), à Marseille, passent 3.000 camions par jour, dont l’on aurait pu éviter les consommations de gas-oil ! »
Clients exigeants

Il pourrait être fait des économies sur les voyages des semi-remorques. « J’ai été, de 1991 à 2000, responsable des approvisionnements de trois très importantes plateformes de la grande distribution. Un an après mon arrivée, je me suis posé la question de savoir pourquoi nous affrétions des camions pour livrer et qu’ils revenaient, à vide. Nous avons contacté tous nos fournisseurs, afin de savoir s’ils seraient intéressés afin que nous organisions un enlèvement chez eux, plutôt que de les charger et de trouver des camions pour nous livrer. Nous y avons énormément gagné, nos fournisseurs et nos transporteurs aussi ! Je n’avais rien inventé… Un concurrent national (Intermarché) le faisait déjà ».
Néanmoins, le ferroutage n’a pas vraiment décollé ! « En 1980, 90 % du fret de brasserie et eaux minérales était réalisé par le rail. Dix ans après, pour 80 %, nous étions repassés, malgré des coûts bien plus élevés, par route (y compris pour des transports Strasbourg-Toulouse). En 1990, notre entrepôt recevait, chaque semaine minimum, un train de 22 wagons de 60 palettes de la Brasserie strasbourgeoise. En 2001, tout venait par camion ! »
C’est le marché des grandes surfaces, notamment, qui dicte les délais et induit les conditions de transport. Sans organisation efficiente, les plateformes multimodales ne s’imposent pas. Le Grenelle de l’environnement prévoyait d’augmenter la part du fret ferroviaire de 14 à 22 %…Rien n’est fait à ce jour et rien ne se fera sans une volonté politique qui aille contre le lobby des routiers ! Macron l’élu des riches n’est pas prêt de s’y mettre !

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Cette entrée a été publiée le 28 mai 2019 par dans anticapitalisme, CLIMAT, ECOLOGIE, FRANCE, POLITICIENS/NES Capitalistes !.