NPA Comité Orléans Loiret

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La quasi-totalité des urgentistes sont en grève depuis le début du mois dans le Loiret !

Dans toute la France, les services d’urgence mènent une grève pour protester contre leurs conditions de travail et les sous-effectifs. Dans le Loiret, presque tous les urgentistes (aide-soignants, infirmiers, médecins) ont rejoint le mouvement depuis le début du mois de juin.

La crise a débuté il y a environ trois mois, et gagné en ampleur. Des médecins, infirmiers, aide-soignants en grève, dans les services d’urgence des hôpitaux. Dans certains établissements, des personnels optent même pour l’arrêt maladie pour ne pas être assignés au service minimal afin que fonctionnent les urgences.

 

Des services débordés

Les raisons de leur colère ? Des services débordés, d’autant plus que la désertification médicale, en privant les malades de généralistes, en amène de plus en plus vers les urgences. D’autant plus que les effectifs sont souvent insuffisants, les congés maladie « mal remplacés ».

Une prise en charge des patients affectée

Tout cela a bien sûr plusieurs conséquences. L’épuisement des soignants, une prise en charge des patients de moins bonne qualité, avec des heures d’attente avant de voir un médecin, et des journées d’attente sur des brancards, dans des couloirs. De la maltraitance, des erreurs médicales parfois. À leur corps défendant. « Ce n’est pas pour ça que nous sommes entrés dans ce métier », souligne Pauline Girard, ancienne infirmière aux urgences d’Amilly.

 

Des agressions de plus en plus nombreuses

Et puis, des patients en colère, légitimement, qui reportent malheureusement ce sentiment sur les soignants déjà débordés. En 2017, 3.486 agressions ont été relevées dans les services d’urgence, en France. Ce nombre est en nette augmentation. Au centre hospitalier régional d’Orléans, un infirmier et un aide-soignant évoquent « des agressions verbales quotidiennes », des menaces de mort, un couteau brandi à leur encontre, et cet homme muni d’une hache, en novembre 2018.

 

Des revendications

Les urgentistes portent donc trois revendications auprès de la ministre de la Santé Agnès Buzyn :

Plus d’effectifs avec la création de 10.000 postes d’infirmiers et aides-soignants dans 550 hôpitaux en France

L’ouverture de lits. « Et encore faudra-t-il trouver des médecins supplémentaires pour ces services, ce qui n’est pas le cas à Orléans », indiquent un infirmier et un aide-soignant du CHRO.

Une hausse des salaires de 300€ net par mois.

Dans le Loiret, les services d’urgence des quatre hôpitaux sont affectés :

Orléans. La majorité des personnels sont en grève illimitée depuis le 6 juin, « hormis les CDD, qui n’osent pas mais nous soutiennent ». Mais tous sont assignés pour assurer les soins, ce qui limite l’impact sur le public. Les urgences d’Orléans comptent 27 médecins (pour 44 postes) et plus de 80 infirmiers et aides-soignants.

Pithiviers. Mardi, quatre personnels des urgences se sont déplacés à Paris pour manifester devant le ministère de la Santé. Le service est en grève depuis le 6 juin et jusqu’au 30 juin, au minimum (il y a plus de 90 % de grévistes), mais tourne sans trop d’impact pour les usagers, du fait des assignations. Un aide-soignant syndiqué pointe du doigt le manque d’effectifs : « De 8 à 20 heures, on devrait avoir quatre infirmières, deux aides-soignants et deux médecins aux urgences. Actuellement, on est plutôt autour de deux infirmières, deux aides-soignants et un médecin ».

Amilly. Un préavis de grève a été déposé, du 1er au 17 juin, et sera étendu jusqu’au mardi 25 juin, où est prévue une réunion de conciliation avec la direction le mardi 25 juin. En fonction du résultat de la réunion, une action sera peut-être organisée, devant les urgences. En attendant, la situation est toujours tendue. En cause : un manque d’infirmiers et de médecins. Des recrutements sont attendus après la sortie des écoles d’infirmiers, en juin.

Gien. Tous les médecins des urgences sont en grève depuis mercredi. Soit quatre praticiens par jour. Cependant, ils sont tous assignés : il n’y a aucun impact pour les patients.

La République du Centre

 

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Cette entrée a été publiée le 16 juin 2019 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, FRANCE, HÔPITAL, santé, URGENCES.