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Contamination radioactive de la Loire : « pas un niveau habituel », selon l’IRSN

Signalé mardi par des associations, le niveau de radioactivité dans la Loire « n’est pas habituel », a affirmé jeudi l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). 

Le niveau de radioactivité dans la Loire observé en janvier et signalé par des associations mardi, « n’est pas un niveau habituel et son origine doit être recherchée », a affirmé jeudi l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Dans son communiqué, l’institut évoque plusieurs « pistes d’investigation » qu’il examinera « dans les prochaines semaines », parmi lesquelles un « rejet exceptionnel/non concerté entre différentes installations d’EDF ». Cinq centrales nucléaires sont situées en amont de la zone des mesures. L’IRSN évoque également la possibilité d’un problème de mesure, rappelant les différences de méthodologie entre ses prélèvements d’eau en continu (sur une semaine) et les prélèvements ponctuels menés par l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) à l’origine de l’alerte, qui fournissent « des résultats plus variables ».

Un hydrogène radioactif présent dans le fleuve et les eaux de consommation

Enfin, l’éventualité d’une « autre source de tritium » (hydrogène radioactif) entre les sites de mesure de l’IRSN et d’EDF et ceux de l’ACRO est avancée. La présence de tritium « est quasi systématique, aussi bien dans le fleuve que dans les eaux de consommation. En janvier 2019, la concentration dans l’eau de la Loire a atteint 310 Bq/L » (becquerel par litre), avait alerté mardi le laboratoire basé à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen dans un communiqué commun avec le Réseau Sortir du nucléaire. « Les niveaux de tritium relevés par l’ACRO dans les eaux de boisson prélevées dans le cadre de son étude ne dépassent pas » la référence de qualité de 100 Bq/L et « restent très inférieurs à la valeur guide recommandée par l’OMS (10.000 Bq/L) » rappelle l’IRSN.

COMMUNIQUÉ COMMUN – ACRO, SORTIR DU NUCLÉAIRE LOIRE-VIENNE, SORTIR DU NUCLÉAIRE 49, RÉSEAU “SORTIR DU NUCLÉAIRE »

 

Communiqué du 17 juin 2019

Plusieurs associations du bassin de la Loire réunies dans le Collectif Loire Vienne Zéro Nucléaire ont mis en place en 2017, avec le laboratoire indépendant de l’ACRO, un suivi de la radioactivité dans les cours d’eau et dans l’eau de consommation. Un premier bilan est publié ce jour.

Le principal radioélément retrouvé dans les eaux de la Loire et de la Vienne est le tritium, hydrogène radioactif, rejeté en grande quantité par les centrales nucléaires. Les rejets se cumulent tout au long du fleuve et en aval, la présence de tritium est quasiment systématique. On le retrouve aussi dans les eaux de consommation.

A Châtellerault, sur la Vienne, par exemple, les eaux de la rivière et de consommation sont contaminées à chaque prélèvement mensuel depuis décembre dernier, à des niveaux qui peuvent atteindre 50 becquerels par litre (Bq/L). C’est la centrale nucléaire de Civaux qui en est à l’origine.

A Saumur, en aval des cinq centrales nucléaires sur la Loire et la Vienne, la présence de tritium est quasi systématique aussi bien dans le fleuve que dans les eaux de consommation. En janvier 2019, la concentration en tritium dans l’eau de la Loire a atteint 310 Bq/L, qui est une valeur anormalement élevée : beaucoup plus que les valeurs publiées par EDF et plus que le seuil d’alerte de 100 Bq/L dans l’eau potable qui doit déclencher des investigations. Aucune autorité compétente n’a détecté ni évoqué cette pollution anormale.

Est-ce dû à un incident ? Le Collectif Loire Vienne Zéro Nucléaire et l’ACRO alertent donc les autorités et demandent une enquête pour déterminer l’origine de cette valeur exceptionnelle.

La présence quasi systématique de tritium dans les eaux en aval des installations nucléaires nous inquiète. Les consommateurs devraient avoir droit à une eau non contaminée. En application des articles 1, 3, 4 et 5 de la Loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1 mars 2005 relative à la Charte de l’environnement, nous demandons aux autorités que tous moyens soient mis en place pour ramener les taux de tritium dans l’eau de rivières et des nappes phréatiques à une valeur proche du « bruit de fond » afin de ne pas porter atteinte à l’environnement, et d’autre part pour éliminer totalement ce radioélément dans les eaux destinées à la consommation.

Les effluents contaminants ne sont pas déversés en continu mais ponctuellement et massivement dans la Loire et la Vienne. Pour une information complète du public, nous demandons qu’EDF publie les dates et heures de ses largages d’eau contaminée déjà effectués et leur caractérisation (volume, mesures de radioactivité,…). Surtout, nous demandons qu’une coordination soit mise en place entre EDF et les organismes qui prélèvent l’eau de rivière et des nappes avoisinantes afin d’anticiper l’interruption des captages durant les périodes de rejet et de réduire ainsi la contamination de l’eau de consommation.

Ces résultats montrent tout l’intérêt de la surveillance citoyenne qui va être renforcée.

Contacts presse :

ACRO – Guillaume Rougier : 02.31.94.35.34

SDN Berry Giénois Puysaye – Catherine Fumé : 06.62.84.13.88

SDN 49 – Jean-Yves Busson : 06.18.42.73.85

En pièce jointe le rapport de l’ACRO

Rapport 05-2019-OCR_LoireetVienne-v1.1

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Cette entrée a été publiée le 21 juin 2019 par dans anticapitalisme, ANTINUCLEAIRE, écologie, ECOLOGIE, FRANCE, nucléaire.