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Train Perpignan-Rungis : la SNCF revient sur ses promesses et envoie les wagons au garage !

Casse du fret ferroviaire

Alors que le 17 juillet un accord avait été annoncé afin de relancer provisoirement la ligne à partir de novembre en attendant de trouver une solution pérenne, la CGT a alerté sur le fait que la SNCF était en train de chercher à liquider les wagons frigorifiques, revenant de fait sur le plan annoncé. Une politique irrationnelle qui s’explique par la volonté de privilégier les filiales.

Pablo Morao

 

Le 17 juillet dernier, le comité de pilotage national qui s’était tenu à Perpignan semblait avoir acté une solution provisoire, celle de continuer à faire rouler pendant un an les wagons frigorifiques à partir du 1er novembre en attendant de trouver une solution pérenne.

Or, depuis la semaine dernière les cheminots travaillant sur le train Perpignan-Rungis se sont rendu compte que la SNCF n’entendait pas appliquer cet engagement. Ainsi, dès lundi dernier, la petite maintenance sur les rames du train avait été annulée par la SNCF. Par la suite, les cheminots ont appris que les wagons seraient envoyés au triage à Nîmes.

Interrogée notamment par la CGT, la SNCF a répondu qu’elle souhaitait bien mettre fin au train conventionnel sur la ligne Perpignan-Rungis, au profit du transport combiné et de l’autoroute ferroviaire. Alors que certains wagons sont encore bons jusqu’à 2021, et que des investissements permettraient de remettre en marche les autres, la SNCF entend liquider son activité de FRET pour privilégier ses filiales.

Dans un communiqué, la CGT a dénoncé l’opération : « La SNCF organise la disparition pure et simple du train des primeurs et ainsi favoriser sa filiale d’autoroute ferroviaire VIIA. La CGT n’en restera pas là, nous suivons attentivement les déplacements des wagons. »

Derrière le choix de privilégier les filiales, c’est la privatisation rampante de l’entreprise qui se dessine, et avec elle l’imposition d’une logique entièrement marchande qui pourrait, à terme, conduire à la disparition de l’activité de transport ferroviaire au profit de la route… celui-là même que la SNCF prétend éviter en proposant la mise en œuvre d’une alternative ferroviaire dans une de ses filiales.

C’est contre cette perspective et la disparition du service public ferroviaire que les cheminots sont déterminés à lutter pour la défense du train conventionnel.

Crédits photos : LP/ Bartolomé Simon

 

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Cette entrée a été publiée le 31 juillet 2019 par dans anticapitalisme, AUSTERITE, CHEMINOTS, ECOLOGIE, FRANCE, SNCF, SOCIETE.