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Regain « d’énergie » chez les grévistes

Loin des projecteurs médiatiques de la grève SNCF / RATP contre la réforme des retraites, le secteur de l’énergie n’en reste pour autant pas moins mobilisé. Si la partie « réseau » arrive à sortir les griffes par des actions coups de poing (Coupures d’électricité dans des commissariats, préfectures, centres commerciaux…), les actions de la partie production sont quant à elles réduites au silence par EDF.

Les baisses de charge opérées par les agents dans les centres de production d’électricité (centrales nucléaires, barrages hydroélectriques, centrales thermiques…) sont pourtant loin d’être anecdotiques. Encore le 15 janvier, c’est presque 6200 MW qui manquaient à la production française (l’équivalent d’environ 6 réacteurs nucléaires à l’arrêt).

Par le jeu de la mutualisation de la production d’électricité européenne, le gouvernement et EDF ont réussi à importer la production manquante afin d’invisibiliser les camarades grévistes.

Centrale puissance

Aussi doivent-ils à présent avoir recours à d’autres méthodes de lutte. Et c’est dans cette voie que se sont engagés ce week-end les camarades de la Centrale Nucléaire de Dampierre-en-Burly.

La direction du site ayant prévu un arrêt dans l’optique d’une maintenance sur un réacteur (avec rechargement), les opérateurs de conduites étaient censés arrêter ce réacteur vendredi à minuit. En protestation, ils ont fait le choix de ne pas découpler le réacteur et de continuer à produire de l’électricité.

Avec cette manœuvre étonnante, ils ont pourtant réussi le tour de force de transformer une production en handicap pour la direction.

Car cette maintenance prévue de deux mois devait mobiliser entre 1000 et 2000 prestataires qui ne pourront pas commencer les travaux ce lundi. Un blocage filtrant laissant rentrer 1 personne toutes les 15 minutes vient également parachever leur œuvre.

Résultat pour EDF ? Entre 1 et 5 millions d’euros perdus par jour de retard, et des jours de retard, il y en aura étant donné la précision et le timing nécessaires à la planification de ce genre d’arrêt…

Usine traitement

Autre secteur de l’énergie mobilisé récemment, l’incinération d’ordures ménagères a fait parler d’elle la semaine dernière.

En décidant de mettre à l’arrêt conjointement 3 sites de production d’électricité et de vapeur de la région parisienne (les ordures ménagères sont brûlées pour produire de la vapeur et de l’électricité), la CGT a frappé fort.

Cet arrêt impactant 6 fours a eu lieu jeudi soir et se poursuit encore cette semaine, avec une prolongation de l’action votée en assemblée générale ce lundi.

Pour information, l’arrêt d’un four coûte à Suez et la CPCU environ 150.000 euros par jours. Le redémarrage avec mise en chauffe de ces fours durera au moins 20h s’ils décidaient de reprendre la production…

Le mouvement contre la réforme des retraites est bien loin d’être aussi éteint que les fours de Suez ! Les secteurs de la SNCF, de la RATP et de l’énergie le prouvent encore : Ce sont les ouvriers qui sont maîtres de leurs outils de production, pas les patrons et les actionnaires.

 

 

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Cette entrée a été publiée le 30 janvier 2020 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, ERDF - GRDF, FRANCE, LOIRET, retraites.