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Emmanuel Macron vire le directeur de l’ARS Grand Est qui avait défendu le plan d’économies pour le CHRU de Nancy !

En pleine épidémie de coronavirus, Christophe Lannelongue a assuré que le plan de suppression de 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy allait poursuivre sa « trajectoire ».

Le Conseil des ministres devait entériner, ce mercredi matin, le remplacement de Christophe Lannelongue, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est, limogé à la demande d’Emmanuel Macron. C’est chose faite un fusible a sauté et les vrais responsables continuent de sévir !

Il avait assuré qu’un plan de suppression de lits et de postes allait se poursuivre

Christophe Lannelongue avait assuré qu’un plan de suppression de 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy allait poursuivre sa « trajectoire », suscitant une vague d’indignation.

En soutien aux équipes @CHRU_de_Nancy mobilisées contre l’épidémie #Covid19 et en réponse à certains propos parus dans la presse @LaurentHenart Président conseil de surveillance & Pr Christian Rabaud,Président commission médicale ont envoyé courrier à @EPhilippePM @olivierveran pic.twitter.com/IHPBgxoOZx

— CHRU de Nancy (@CHRU_de_Nancy) April 4, 2020

Laurent Hénart, président du conseil de surveillance et le professeur Christian Rabaud, président de la commission médicale avaient réagi à ces propos en envoyant un courrier à Edouard Philippe et Olivier Véran.

Indignation

Le directeur de l’Agence régionale de santé du Grand Est a donc annoncé, ce mercredi 8 avril, avoir été limogé quelques jours après avoir assuré que le plan de suppression de postes au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy allait poursuivre « sa trajectoire » en dépit de l’épidémie de coronavirus.

Le directeur de cabinet du ministre m’a téléphoné pour me prévenir que le gouvernement mettait fin à mes fonctions

« Ce matin, le directeur de cabinet du ministre m’a téléphoné pour me prévenir qu’au conseil des ministres de ce mercredi, le gouvernement mettait fin à mes fonctions », a-t-il déclaré à Libération. Concernant ses propos tenus sur le CHRU de Nancy, « je me suis contenté de répondre en termes de droit (…) c’est tout. »

Je ne fais pas de politique, je suis un fonctionnaire loyal

« Je ne suis pas en colère », a-t-il ajouté. « Je ne fais pas de politique, je suis un fonctionnaire loyal. Je ne dis pas que je suis indispensable. On faisait et on fait du très bon travail, avec des équipes et du personnel soignant remarquables. »
Lors du compte rendu du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a confirmé que le gouvernement avait proposé le remplacement du directeur de l’ARS Grand-Est.

On ne s’en fait pas pour lui ! Soit il a l’âge de la retraite,  soit il va se retrouver dans un placard doré ! C’est le genre de fonctionnaires « loyaux », ET IL Y EN A DES DIZAINES, qui sans état d’âme, appliquaient les politiques sous Vichy !

Une lettre adressée par le CHRU de Nancy

« Nous considérons qu’il est important que les hauts fonctionnaires (…) appliquent toutes les recommandations qui sont édictées pour la politique nationale en matière sanitaire et en l’occurrence sur la question des hôpitaux et des fermetures de lits », a-t-elle dit à la presse à l’Elysée.

« Le ministre de la Santé a indiqué le désaccord qui était le sien avec la position personnelle donnée par le directeur général de l’ARS » Grand Est, a-t-elle ajouté. « Il convient que pour une bonne conduite des politiques publiques il puisse y avoir de la fluidité entre l’échelon national et l’échelon local ».

Les déclarations de Christophe Lannelongue, estimant vendredi qu’il n’y avait « pas de raison de remettre en cause » le plan de suppression de 175 lits et de 589 emplois au CHRU de Nancy sur cinq ans, avaient soulevé une vague d’indignation en pleine épidémie de coronavirus qui met à rude épreuve les établissements hospitaliers, notamment dans cette région.

Dans la foulée, le CHRU de Nancy avait diffusé une lettre adressée au gouvernement dans lequel il estimait qu’évoquer « de tels chiffres à l’heure où les équipes vont au bout du bout de leur investissement personnel est à la fois déconcertant et indécent ». « Cela témoigne d’une absence de compréhension des réalités de terrain et d’empathie par rapport aux soignants, ce qui ne manquera pas de les blesser en plein combat », avaient-ils notamment indiqué.

Pas regretté par la CGT

Interrogé en début d’après-midi sur l’annonce du départ de Christophe Lannelongue, Julien Hézard, secrétaire général de l’union départementale de la CGT de Meurthe-et-Moselle, estime,

comme d’autres, que ce départ, qui était souhaité par le syndicat, est « logique en raison de la teneur de ses propos inacceptables et de sa volonté manifeste de poursuivre le plan d’économie du CHRU de Nancy. »

On ne regrettera pas M. Lannelongue.
– Julien Hézard, CGT 54
« Il faut que parte avec lui sa politique en direction du CHRU et de l’ensemble des hôpitaux du groupement hospitalier de territoire GHT7. » Aujourd’hui, ce que l’épidémie de coronavirus a mis en évidence, selon le syndicaliste, c’est « le besoin de ne pas supprimer de lits et de ne pas supprimer de personnels. »

Si comme de nombreux acteurs de la vie lorraine, la CGT avait été marquée par les propos du directeur de l’ARS en fin de semaine dernière, elle particulièrement mal vécu sa mise en cause directe par Christophe Lannelongue. Elle estimait qu’il avait fait du syndicat le « bouc émissaire de ses malheurs. » Elle dénonçait « des termes péjoratifs et diffamants à l’encontre de la CGT du CHRU » et des insultes envers « les responsables de la CGT qui seraient bien planqués au chaud ».

Le syndicat rappelle « que ses militants, y compris la responsable de la CGT du CHRU, font partie des soignants ou des personnels non-soignants aussi indispensable à la bonne marche des hôpitaux, mobilisés pour lutter contre le COVID-19 ou tout autre pathologie, et qu’ils travaillent dans les services de l’hôpital à raison de 12 heures par jour. »

 

Un commentaire sur “Emmanuel Macron vire le directeur de l’ARS Grand Est qui avait défendu le plan d’économies pour le CHRU de Nancy !

  1. Hans
    11 avril 2020

    Pas une larme pour ce demi lampiste. N’oublions pas son passage avec Benjamin Griveaux au cabinet de Marisol Touraine, une des pires ministres de la santé de ces trente dernières années avec, à son palmarès, la fermeture des maternités de Pithiviers, du Blanc, de Chateaudun, de la tentative de rayer de la carte l’hôpital de Vierzon et d’un sabrage du centre de périnatalogie d’Amboise. Pas mal pour une ex élue de la région Centre Val de Loire. J’espère que tous ces salauds rendront des comptes, mais depuis l’affaire du sang contaminé nous avons appris que la justice bourgeoise botte à chaque fois en touche, « responsable mais pas coupable ! »

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