NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

L’après Covid-19 se prépare…sans rien changer à l’exemple du Loir et Cher !

Alors que tous les « acteurs » depuis les grandes « sommités » de la santé jusqu’aux politiques incluant le Chef de l’Etat annonçaient que rien ne serait « comme avant » au sortir de l’épidémie l’exemple du Loir et Cher montre clairement que toutes les « autorités » veulent continuer comme avant ! Merci aux personnelLEs qui se sont dévouéEs mais maintenant il s’agit de revenir à la réalité ! Les réflexions et revendications des unEs et des autres sur les moyens à revoir (Unités de soins, affectations au plus prés des territoires comme les maternités et les urgences, réouvertures de salles, de lits, dotations en matériels, masques, tests, blouses lavables et non jetables et surtout augmentation des effectifs et des salaires du médecin à l’ASH) et la liste est longue mais tout est oublié ! Ah oui l’avis d’un tas de structures sera entendu…voir écouté !

Un pet de lapin pour chasser le prochain virus !  NPA LOIRET

« Alors que le déconfinement est annoncé pour le 11 mai prochain, la préfecture de Loir-et-Cher et le Centre hospitalier de Blois organisaient le 29 avril dernier un point d’étape sur la gestion de la crise sanitaire. Une réorganisation est en cours au sein des établissements de soin.  

Y aura-t-il une 2e crise issue du déconfinement alors même que les hôpitaux vont modifier leur organisation pour gérer les patients ordinaires ? C’est l’interrogation d’Yves Rousset, préfet de Loir-et-Cher lors de cette conférence de presse en présence du maire de Blois, Marc Gricourt, d’Eric Van Wassenhove, délégué départemental de l’Agence Régionale de Santé du Centre-Val de Loire, des directeurs des hôpitaux de Blois, Romorantin, Vendôme, de la Polyclinique de Blois et de la clinique vendômoise du Saint-Cœur (ELSAN).

Rappelons qu’au 29 avril, le Loir-et-Cher comptait 43 personnes décédées au total dont 12 au sein de l’hôpital et 31 résidents décédés en établissement médico-social. Consolation, le département connait le taux de mortalité le plus bas de la région.

« Nous avons inversé la tendance aux urgences avec désormais 2/3 des patients non COVID-19. Si le virus a redonné du sens au travail des soignants, il faut désormais revoir nos organisations pour prendre en charge les personnes souffrants de pathologies chroniques ou en décompensation », a ainsi expliqué le Dr Luc Dalmasso, président de la Commission Médicale d’Etablissement du Centre hospitalier de Blois (CHB).

Ce challenge du « désarmement des lits COVID » et du basculement vers les hospitalisations traditionnelles, l’hôpital compte le relever progressivement en s’appuyant sur ses partenaires avec qui il gère la crise en collaboration : Groupement hospitalier de territoire Santé 41, cliniques privées, Ehpad, ordre des médecins et médecins de villes, Communauté professionnelle territoriale de santé La Salamandre (CPTS) … « Les réajustements se feront en fonction des besoins », a déclaré Olivier Servaire-Lorenzet, directeur du CHB.

Au total, 170 lits de médecine (dont 100 à Blois) avaient été identifiés pour accueillir potentiellement les patients COVID-19 sur le GHT Santé 41 (ensemble des 6 établissements hospitaliers). Actuellement occupés à 50%, ces lits seront donc redéployés. En réanimation, ce sont 18 lits qui avaient été mobilisés au CHB. 6 restent dédiés.

Tirer les leçons de la crise

« On a démontré que nous pouvions nous organiser en quelques jours en attribuant un rôle précis à chacun. Je remercie tous les acteurs : Ordres des médecins, CPTS La Salamandre (qui a mis en place un centre de réorientation COVID), cliniques, médecins libéraux … et bien sûr tous les personnels en particulier en réanimation », a souligné Olivier Servaire-Lorenzet, directeur de l’établissement qui compte plus de 2 600 agents.

Un système de santé refondé. C’est le souhait d’O. Servaire-Lorenzet, par ailleurs président du Conseil de santé territorial, qui a fait passer un message jetant au passage une pierre dans le jardin de l’ARS : « Je souhaite le retour d’une démocratie sanitaire et que les acteurs de la santé en Loir-et-Cher puissent dire les choses pour enrichir l’action de l’État. »

« On s’est rendu compte que notre métier ce n’était pas de gérer des lits mais de sauver des vies. Il faudra s’en souvenir. La loi du marché ne s’applique pas à la santé », dira de son côté Nicolas Corneau, directeur de la Polyclinique de Blois.

En fin de réunion, le préfet a fait un point sur les tests COVID-19 auxquels seront soumis les personnes pouvant avoir contractés le virus. Des équipes sanitaires sont ainsi en cours de constitution pour identifier les cas contacts. « Le partenariat sera la condition de la réussite. Préfecture, ARS mais aussi GHT, privé, ordre des médecins, pompiers, associations de sécurité civile, Croix-Rouge, municipalité, CCAS … nous allons décider ensemble l’organisation de ce suivi. Nous aurons besoin d’un grand nombre de personnes » a précisé le représentant de l’État. »

Mag’Centre 01-05-2020

 

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