NPA Loiret

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Abolir le patriarcat producteur de marchandises.

Cycle de lectures sur le féminisme de Roswitha Scholz 

1ère séance : Autour du texte « Remarques sur les notions de valeur et de valeur-dissociation »

Cercle WAK-Toulouse Vendredi 16 octobre 19h, Pizzéria Belfort 2 Rue Bertrand de Born, 31000 Toulouse

(possibilité de manger sur place)

   Ce vendredi nous ferons la lecture progressive du texte de Roswitha Scholz, « Remarques sur les notions de valeur et de valeur-dissociation« , en l’entrecoupant de discussions, afin d’en cerner les thèses et les articulations.

   Ce texte est paru dans R. Scholz, Le Sexe du capitalisme. Masculinité et féminité comme piliers du patriarcat producteur de marchandises (Editions Crise & Critique, 2019), ouvrage traduit de l’allemand par Sandrine Aumercier, Stéphane Besson, Heike Heinzmann, Clément Homs, Johannes Vogele et Salima Naït Ahmed.

***

   Cette année le principe du cercle est de discuter au fur et à mesure d’une lecture collective d’un texte de Roswitha Scholz sur le patriarcat producteur de marchandises afin de mieux comprendre et décortiquer ses thèses.

Avec son théorème de la « valeur-dissociation », Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les « contradictions secondaires », l’essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste. Les essais rassemblés dans ce volume mènent une discussion critique de divers courants et auteures féministes – de Judith Butler, Nancy Fraser et Maria Mies à Silvia Federici – afin d’analyser l’essence de la modernité comme totalité sociale brisée, où les deux pôles de la « valeur » et de la « dissociation » reproduisent le rapport patriarcal du masculin et du féminin jusque dans la barbarisation postmoderne et l’effondrement du patriarcat producteur de marchandises. Ce dernier, déjà entamé, n´aura aucune portée émancipatrice.

   Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit !, l’une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s’attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l’égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la « lutte des classes ». 

Dates suivantes :

13 Novembre : Autour de Roswitha Scholz, La nouvelle critique sociale et le problème des différences

18 Décembre : Autour de Roswitha Scholz, Le tabou de l’abstraction dans le féminisme

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Cette entrée a été publiée le 10 octobre 2020 par dans DEBATS, femmes.